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 Quand la peur fait perdre la raison [PV Nath] [terminé]

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Lazulie Ybault

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Date d'inscription : 17/08/2011
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MessageSujet: Quand la peur fait perdre la raison [PV Nath] [terminé]   Mer 22 Fév - 15:37

Le soleil avait entamé sa course vers l'horizon lorsque Lazulie décida qu'il était temps de retourner à l'auberge. Elle avait déambulé dans la capitale pendant toute la journée et en avait profité pour renouveler son stock de plantes médicinales. En quelques jours elle s'était habituée à la ville et même si son petit village lui manquait, elle commençait à apprécier ces grands bâtiments en pierre de taille, ces larges rues et ces magnifiques places qui faisaient le charme de Caerwyn. Dommage qu'elle doivent s'en aller le lendemain. Cette perspective fit frissonner la jeune fille. Elle allait encore vers l'inconnu, mais ce qui l'excitait le plus c'était l'idée de traverser l'Océan. La dernière fois qu'elle avait parcouru cette étendue d'eau salée, elle avait environ cinq ans et elle ne se souvenait d'aucun détail de cette traversée. Cette fois elle espérait que cette expérience resterai gravée dans sa mémoire !
Comme pour la ramener vers la réalité, une goutte d'eau tomba sur sa joue puis une autre sur sa main droite. Le sourire qui illuminait le visage de la jeune fille se tordit en une grimace. Il était en effet plus que temps pour elle de quitter cet endroit.

Lazulie finit son trajet en courant pour éviter d'être trempée, chose vaine compte tenu de la masse d'eau qui s'abattait sur la capitale. En quelques minutes les nuages noirs qui obscurcissaient le ciel s'étaient mit à déverser des trombes d'eau sur la ville. Elle espérait que cette grosse et violente averse n'allait pas dégénérer. Lorsqu'elle pénétra dans l'auberge, elle secoua ses cheveux vert émeraude qui avaient absorbé une bonne partie de l'eau pluvieuse. Elle s'avança vers le comptoir qui faisait office de réception. M. Duntj, l'aubergiste n'était manifestement pas là et l'accueil était désert. La jeune fille secoua la petite cloche qui se trouvait sur le bord du bar en bois. En attendant que le gérant apparaisse, elle attrapa sa longue chevelure  et entreprit de l'essorer. Une flaque d'eau commençait à se former aux pieds de la sorcière lorsqu'elle entendit la porte d'entrée grincer. Elle se retourna vivement, un homme venait d'entrer dans l'auberge, lui aussi semblait avoir subit les désagrément de la météo. Il paraissait avoir la même taille que la jeune fille, celle-ci soupçonna immédiatement qu'il n'était pas humain à la couleur de ses cheveux et de ses yeux. Mais depuis sa déconvenue avec Métis Adbreith elle avait du mal à faire confiance à ses intuitions. Elle s'aperçut alors que le jeune homme la dévisageait lui aussi, elle lui sourit amicalement avant de lui tourner le dos. M. Duntj arrivait enfin, il s'excusa auprès de la jeune fille pour l'attente et alla chercher la clé de sa chambre. Comme Lazulie comptait partir tot le lendemain, elle en profita pour régler sa note. Une fois que ce fut fait, elle se dirigea vers les escaliers qui menaient aux chambres. Elle entendit l'homme mystérieux faire une reservation pour la nuit et des bruits de clés. Elle arriva alors devant le porte de sa chambre et entra. Elle jeta sa besace sur le lit et commença à enlever sa robe mouillée, elle lui collait à la peau ce qui était extrêmement désagréable. Elle mit le vêtement à sécher sur une chaise et enfila un long pull qui lui arrivait mi-cuisse. Elle s'allongea alors sur son lit la tête tournée vers la fenêtre. Il pleuvait toujours et le soleil avait maintenant presque disparu. Elle resta étendue sur son lit pendant plus d'une demi-heure à regarder les gouttes d'eau dégouliner le long de la vitre. La nuit avait pris possessions de lieu et la jeune fille finit par se lever pour allumer une bougie. Elle attrapa son carnet de cuir noir qui traînait au fond sa sacoche et le feuilleta. Elle aimait bien relire tout ces noms de plantes médicinales, toutes les informations qu'elle avait recuilli sur tout et n'importe quoi. Malheureusement ce moment de paix allait être fortement perturbé...

A quelques lieux de Caerwyn, deux masses nuageuses entrent en collision, un éclair fend le ciel accompagné d'un puissant grondement. Dans une des chambres de l'auberge du Lapin d'or, Lazulie lève la tête et jette un regard effrayé vers la fenêtre. Son carnet lui tombe des mains alors qu'un gémissement monte dans sa gorge...

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Nathanaël Doe

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MessageSujet: Re: Quand la peur fait perdre la raison [PV Nath] [terminé]   Lun 12 Mar - 0:30

Après sa journée… mouvementée Nathanaël se mit en quête d’un endroit où dormir. Passer la nuit dehors donnerait sûrement aux gardes l’envie de lui offrir l’hospitalité… dans les geôles… Nathanaël avait beau être curieux, la visite des cachots ne l’attirait pas du tout. Il préféra donc ne pas tenter une nuit à la belle étoile d’autant plus qu’il avait déjà évité deux arrestations aujourd’hui. L’affection de Nathanaël pour dormir en extérieur s’arrêtait là où la potentielle privation de liberté commençait.

Le ténébreux marchait depuis une heure quand la pluie décida qu’il était grand temps de tomber. Evidemment il n’avait plus de capuche et fut rapidement trempé.

*Quelle journée !*

En fait la susmentionnée capuche était encore présente au commencement du jour. Des premières lueurs du jour au milieu de la matinée, elle remplit sa digne fonction de capuche sur la tête de son propriétaire afin de contrer une bruinasse persistante. Ensuite cette protection anti-pluie, neige, grêle et autres caprices météorologiques fut rabaissée et reposa sur les épaules et le dos de Nathanaël. C’est dans l’après-midi que la capuche connut son réel moment de gloire. En effet le ténébreux se trouvait dans une ruelle quand une boutique s’écroula purement et simplement. Nathanaël s’était brusquement décalé mais dans son mouvement sa capuche fut prise entre une poutre et toutes sortes d’autres débris. Le ténébreux dut alors couper sa capuche à l’aide d’un de ses poignards dans un mouvement de torsion assez mémorable pour se libérer, d’autant plus que son manteau avait été tiré et que l’étranglement semblait proche. La capuche finit donc par être sacrifiée dans la grande et juste cause de la survie du jeune ténébreux. Bref, Nathanaël n’avait plus de capuche.

Par chance, il repéra enfin une auberge. Enfin « par chance », tout est relatif puisque cela faisait à présent une demi-heure que le ténébreux marchait sous la forte pluie. Comme l’auberge avait l’air correct il décida d’y loger pour la nuit et plus généralement pendant le temps où il resterait à Caerwyn.

Il entra et prit bien soin de refermer la porte grinçante derrière lui. Il n’y avait qu’une seule autre personne dans la pièce. Une jeune fille, certainement en fin d’adolescence, semblait attendre. Ce qui attirait l’attention était sans conteste ses cheveux de couleur émeraude. Une sorcière. Ce n’était pas la première que Nathanaël rencontrait, il y en avait quelques-unes mariées à ses congénères. Elle avait également des yeux bleus. Des yeux bleus qui le regardaient. Elle ne semblait pas méfiante ou apeurée, juste curieuse. D’ailleurs elle lui sourit amicalement avant de se tourner vers l’aubergiste qui venait d’arriver. Ce dernier lui tendit une clé et la jeune fille lui donna de l’argent.

*Est-ce sa première nuit ici ? Non l’aubergiste semble savoir quelle est la clé de sa chambre et qui elle est. Peut-être faut-il payer pour chaque nuit ? Ou alors c’est son dernier soir et elle paye son dû. Oui soit on doit s’acquitter de chaque nuit quotidiennement soit à la fin du séjour*

Après ces réflexions il se dirigea vers l’aubergiste et demanda une chambre pour la nuit. L’homme un brin rondouillard lui donna une clé. Quand Nathanaël l’interrogea sur les modalités de paiement, il lui répondit qu’il préférait le tout en une fois donc avant son départ. La sorcière partait donc le lendemain. Il prit sa clé et monta les escaliers pour accéder aux chambres. Dans la sienne se trouvait un lit, juste assez large pour deux personnes et encore pas des fortes carrures, sur celui-ci deux oreillers faits de plumes, un drap ainsi qu’une couverture. La pièce se composait également d’une chaise, une petite table sur laquelle étaient placés un broc et une bassine tous deux de métal émaillé. Devant la fenêtre était accroché un tissu qui faisait office de rideau.

Le ténébreux enleva ses vêtements plus que trempés et les essora dans la bassine ainsi que ses cheveux. Ensuite il les mit sur la chaise pour qu’ils sèchent (ses vêtements bien sûr, pas ses cheveux). Il prit son sac et disposa son contenu sur la table. Par une chance inouïe son carnet n’avait pas subi de dommages dus à la pluie. Nathanaël s’assit sur son lit et ouvrit sa plus ancienne possession aux pages du jour. Il observait ce qu’il avait recopié, à savoir des symboles provenant de parchemins très convoités par une albinos, compagne de ses aventures de l’après-midi. Après un certain temps il referma son carnet qu’il reposa sur la table.

*Cette grosse averse a vraiment viré à l’orage*

Cela ne l’inquiétait pas car dans les montagnes la météo pouvait se montrer bien plus effrayante et grandiloquente comme lors de tempêtes de neige ou d’avalanches. Soudain il entendit un cri provenant de la chambre d’à côté. Plusieurs autres cris s’ensuivirent. Des cris féminins à n’en pas douter. Une femme se faisait-elle agresser ? Il n’y avait qu’un moyen de le savoir.

Alors qu’il s’apprêtait à passer le pas de la porte, Nathanaël se souvint à temps qu’il n’était vraiment pas dans une tenue convenable. C’était même l’inverse. Il enfila rapidement une chemise et un pantalon, miraculeusement rescapés et donc juste humides, et ses bottes. Ensuite il frappa à la porte voisine. Personne ne lui répondit mais à présent il pouvait distinguer des gémissements continus entre les hurlements. Il refrappa et appela mais toujours rien. Il se rendit compte que les cris venaient juste après un coup de tonnerre et possiblement l’apparition d’un éclair. Rien qu’à l’ouïe et sans être ténébreux, n’importe qui pouvait affirmer que la personne dans cette pièce était terrorisée. Mais Nathanaël était un ténébreux donc en plus il sentait la peur de cette femme. Une peur panique, incontrôlable voire même phobique.

Après un énième cri, le ténébreux pensa qu’il était temps de rentrer dans cette chambre. Il le fit doucement, en s’annonçant, pour ne pas effrayer encore plus la femme. La première chose qu’il vit fut une forme humaine, tremblante sous la couverture. Cela lui évoqua un lapin apeuré, pris au piège avec un prédateur devant son terrier, ne voulant pas sortir. Il s’approcha du lit et se présenta avec douceur. La personne ne le remarquait pas, trop en proie avec sa crise d’angoisse, resserrant inexorablement la couverture autour d’elle.

*Si elle continue comme ça, elle va s’étouffer !*

Le ténébreux entreprit d’enlever la couverture, assez fermement pour atteindre son but mais pas trop pour ne pas blesser la femme. Il attrapa la couverture en plusieurs bouts et commença à tirer. Après quelques minutes de lutte, il parvint enfin à réaliser son objectif mais, emporté dans son élan, il tomba sur les fesses, la couverture dans les mains et sur ses jambes. Problème : la femme, une jeune fille en fait, la jeune fille de tout à l’heure pour être tout à fait exact, avait toujours ce qui avait constitué son terrier dans les mains et elle aussi avait été emportée par l’élan de Nathanaël. Le ténébreux se retrouvait donc allongé sur le sol, une couverture le recouvrant partiellement, une jeune fille à moitié sur lui et qui tenait toujours ladite couverture entre ses mains crispées.

*Heureusement que j’ai mis quelque chose de correct finalement parce que sinon…*


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Lazulie Ybault

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MessageSujet: Re: Quand la peur fait perdre la raison [PV Nath] [terminé]   Sam 17 Mar - 21:25

Au premier coup de tonnerre Lazulie s'était recroquevillée sur son lit, tremblante de peur. Tonnerre, éclair, horreur, angoisse. Elle n'était plus qu'un concentré de terreur, totalement tétanisée et coupée de la réalité. La crise s'annonçait violente, très violente... Sa mère n'était pas là pour lui permettre de ne pas oublier, ne pas oublier qu'il existait autre chose en dehors de ce moment cauchemardesque... Un nouvelle éclair zébra le ciel, un cri aigu s'échappa de la gorge de la jeune fille, elle voulait que ça s'arrête !!! Elle ne voulait plus entendre, elle ne voulait plus voir !! Un grand bruit retentit tirant à nouveau un cri angoissé à Lazulie. Elle voulait que ça s'arrête !!! Elle voulait que ça s'arrête !! Elle se recroquevilla sur son lit. Alors qu'un nouveau flash illuminait la nuit, elle poussa un hurlement et rabattit sa couverture sur sa tête. Elle voulait que ça s'arrête !!! Il fallait que ça s'arrête !!! Elle serrait la couverte sur sa tête à chaque manifestation de l'orage, et elle hurlait encore et encore. Elle commençait à manquer d'air, mais elle ne s'en rendait pas compte. Une seule pensée accaparait tout son esprit : ce cauchemar devait cesser ! Elle préférait mourir plutôt que vivre un instant de plus dans cet enfer. Quitter ce monde, c'est probablement ce qui attendait la jeune fille...

Mais le sort en avait décidé autrement : quelque chose tira vivement sur la protection de tissu et s'accrochant comme une moule à son rocher elle garda sa couverture dans les mains !! Elle en avait besoin !!! Malheureusement la force qui tentait d'arracher le duvet était trop puissante pour la pauvre Lazulie qui fut emportée par le mouvement et... se trouva à moitié affalé sur un jeune homme. Attiré par les cris de la pauvre sorcière, il venait sans doute de lui sauver la vie, enfin pour le moment. Il est d'ailleurs étrange qu'une seule personne soit intervenue ce soir là, la jeune fille avait poussé de tels hurlements que tous les clients de l'auberge avait dû l'entendre.

Si en temps normal cette situation des plus embarrassante aurait coloré le visage de la jeune fille en rouge vermillon, sa réaction fut tout autre. Elle se mit à marteler la poitrine du jeune homme en hurlant !! Elle voulait que ça s'arrête !!! Il fallait que cet orage s'arrête !! Il fallait que ça s'arrête !!! L'homme d'abord surpris par la réaction de la jeune fille ne réagit pas. Un nouveau coup de tonnerre retentit et Lazulie arrêta de frapper pour se boucher les oreilles tout en poussant un cri aigu. L'orage ne semblait pas vouloir s'arrêter et la crise que traversait la jeune sorcière l'épuisait. Elle commença à manquer d'air à nouveau, sa respiration s'accéléra. Elle se mit à secouer la tête violemment comme si elle refusait ce qu'elle vivait. Ses cheveux désordonnés et encore humides fouettaient le corps de son sauveur. Elle n'en pouvait plus !!! Il fallait que ça s'arrête !! Cela devait absolument cesser !!Comprenant probablement que la situation devenait critique, l'homme aux cheveux d'argent attrapa chacun des poignets de Lazulie. Celle-ci ne se rendit compte de rien, toujours tétanisée par la peur. Sans même s'en apercevoir elle se trouva allongée sur le lit, l'homme lui tenait toujours un poignet et était assis sur le bord de la couche. Elle ne remarqua pas non plus son air concentré, presque absent.

La peur s'éloigne peu à peu, au bout du tunnel comme une petite lumière. Cette lueur s'appelle sérénité. Qu'est-ce donc ? De la magie ? Lentement le rythme cardiaque redevient normal. La respiration se fait plus fluide. Les tremblements cessent. C'est ce qu'on appelle le calme après la tempête... même si ici le calme après l'orage conviendrait mieux...

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Nathanaël Doe

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MessageSujet: Re: Quand la peur fait perdre la raison [PV Nath] [terminé]   Dim 8 Avr - 0:21

Quand la jeune fille se retrouva sur lui, elle commença à marteler la poitrine du ténébreux avec ses poings tout en hurlant. Il en resta un moment interdit d’ailleurs. Il s’attendait à ce que le contact physique entre leurs peaux annihile toute peur chez la demoiselle. Puis il se traita d’idiot lorsqu’il se rendit compte que leurs épidermes respectifs n’étaient pas directement en contact à cause de leurs vêtements. Donc son action n’avait absolument aucun effet.

Un nouveau coup de tonnerre retentit. La jeune fille se boucha brusquement les oreilles et un cri aigu sortit de sa gorge. Au bout d’une minute, elle commença à haleter, elle semblait clairement manquer d’air. Puis elle secoua la tête de gauche à droite en signe de déni signe que ce qu’elle vivait atteignait les limites du supportable pour elle. La chevelure émeraude et humide lui fouettait le corps sans toutefois lui faire mal. Si au moment où la jeune fille lui était tombée dessus la situation était embarrassante, elle devenait à présent très critique. Oui critique, c’était le mot.

Le ténébreux tenta de l’interpeller en lui parlant doucement pour qu’elle se calme suffisamment et qu’il puisse agir dans de bonnes conditions. Malheureusement cette technique s’avéra être un échec total. La jeune femme ne l’écoutait pas. Elle n’entendait que l’orage. En réalité elle était totalement enfermée dans sa bulle emplie de peur. Tout son corps exprimait et semblait vouloir diffuser sa terreur aux alentours. Nathanaël avait beau ne pas être en contact épidermique avec la locataire de la chambre, il était presque sûr que cela relevait de la phobie. D’ailleurs en parlant de contact épidermique il était urgent d’en créer un.

Il esquissa un mouvement pour attraper la jeune phobique par les épaules mais son mouvement de déni de la situation ne partait plus seulement de la tête et avait gagné tout le haut de son corps. Pour cette raison le ténébreux décida de se rabattre sur les poignets, plus facile d’accès. Quand les peaux des deux protagonistes furent en contact, la peur de la demoiselle frappa Nathanaël comme l’aurait fait un coup reçu dans l’abdomen, lui coupant le souffle pendant quelques secondes. C’était bien de la phobie. Cependant le ténébreux avait déjà commencé à rassembler son énergie avant cette action. Son énergie était concentrée dans ses paumes et des doigts. Elle travaillait avec la peur comme un tissu qui absorberait de l’eau. En conséquence, la jeune fille ralentit ses mouvements, suffisamment afin qu’il puisse passer un bras dans son dos, la retourner sur le dit dos, la relever en position assise, passer son autre bras sous ses genoux, la soulever et la poser sur le lit. Le tout ne dura que quelques minutes. La demoiselle n’avait rien remarqué car toujours enfermée dans sa bulle de peur. Nathanaël non plus ne percevait plus son environnement, totalement concentré sur la tâche qui l’occupait ce qui lui donnait un air absent.

Il s’assit sur le bord du lit et reprit un poignet de la phobique en l’entourant entre ses deux mains. Il avait commencé par cet endroit, le contact était déjà établi. En fait la relation entre les deux peaux créait une sorte d’ouverture par laquelle les ténébreux pouvaient comme aspirer la peur.

* « Les personnes phobiques sont les plus dures à gérer car lorsque la situation perturbatrice arrive, à moins d’éradiquer cette situation ce qui peut s’avérer totalement hors de notre portée, il devient plutôt difficile d’effacer toute peur. En effet chez les personnes phobiques l’angoisse suprême est ancrée dans l’être même de manière totalement irrationnelle ce qui rend toute tentative de raisonnement impossible. D’autre part, la disparition n‘est que temporaire car on ne peut enlever les traumatismes lié à un contexte bien qu’il soit possible de les atténuer… parfois… au bout d’un certain temps…» Notre professeur de cette époque avait raison sur toute la ligne ! Je n’aurais jamais pensé qu’un cours si théorique me servirait un jour*

Le ténébreux s’appliquait donc à annihiler toute terreur résultant de l’orage de cette soirée. Il avait créé l’ouverture. Il commençait à aspirer la peur. Néanmoins il devait dans le même temps mêler cette peur à son organisme. Un peu comme quand on fait la cuisine. Au départ, quand on mélange du chocolat en poudre dans du lait. Au départ la dissolution, quand il y a peu de poudre, se fait facilement puis au bout du moment on doit remuer le tout. C’était un peu le même mécanisme chez les ténébreux. Nathanaël préparait donc son corps à recevoir le surplus, il ouvrait certains circuits et petit à petit certaines valves afin de mêler en douceur la peur à son organisme, en la déconcentrant en quelque sorte. La peur était tel un énorme nuage de fumée dont on est entouré et on agite les bras afin de le dissiper dans l’air, qu’il soit moins concentré autour de nous dans le but de pouvoir respirer plus aisément voire ne pas finir intoxiqué.

En parlant de respiration d’ailleurs, celle de la jeune fille se faisait plus fluide, profonde et le ténébreux sentait au pouls que son rythme cardiaque redevenait normal. Son corps avait aussi cessé de trembler. Son air s’était fait tranquille, serein. À tel point que combiné à la vitesse des rythmes respiratoire et cardiaque, Nathanaël se demanda si elle ne s’était pas endormie.

Le ténébreux, quant à lui, reprenait conscience de son environnement. Il sourit, fier d’avoir réussi. Il se sentait vidé et avait besoin de quelques minutes pour récupérer assez de forces avant de regagner sa couche et dormir, dormir, dormir. Seulement voilà, l’environnement en décida autrement, comme le témoignait les forts coups donnés sur la porte et les cris demandant « ce qu’est ce bordel ».
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Lazulie Ybault

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MessageSujet: Re: Quand la peur fait perdre la raison [PV Nath] [terminé]   Dim 15 Avr - 19:12

« C’est quoi tout c’bouquant !!! Y en a qui veulent dormir tranquille !!!
- Ouais !! C’est quoi tout c’bordel On a pas payé la chamb’ pour supporter les cris d’une hystérique !! »

D’un bond Lazulie se redressa dans son lit. Que se passait-il ? Elle s’était endormie ? Pourquoi tous ces gens faisaient-ils autant de bruits ? La jeune fille essayait de se remémorer les derniers évenements, elle était arrivée à l’auberge, elle était montée dans sa chambre, s’était changée, et elle avait fini par prendre son carnet pour le feuilleter tranquillement sur son lit… mais après ? Quelques images se bousculèrent dans sa tête, des éclairs, du bruit, de la peur,… En quelques secondes les pièces du puzzle se mirent en place. Elle avait donc fait une nouvelle crise… et apparemment une grosse crise… Il y avait pourtant quelque chose de bizarre… d’habitude elle mettait des heures à se calmer après une telle crise, même quand l’orage s’était éloigné… Mais elle n’avait pas le temps d’y réfléchir, les coups contre la porte qui s’étaient momentanément calmés reprenaient de plus belle !! Se levant brusquement de son lit, elle courut jusqu’à la porte. Elle l’ouvrit à moitié, son corps cachant le reste de la chambre. Elle se trouva alors face à cinq hommes de taille, de corpulence et d’âge totalement différents qui la fixaient avec fureur :
« - Je suis vraiment vraiment désolée, j’ai une peur atroce des orages et je peux rarement me contrôler quand je fais une crise de panique…
- Mais on s’en fout complétement de ça !!! On a payé pour avoir une nuit peinarde, et toi tu nous les brises avec tes cris d’hystériques
- Ouais moi je dis que tu devrais nous rembourses not’ nuit !!!
- Je, je, je suis vraiment désolée, mais c’est pas ma faute, je voulais vraiment pas vous déranger… »
Lazulie était totalement décontenancée par les paroles agressives des deux hommes. Certains des individus qui étaient dans le couloir avaient rejoint leur chambre en haussant des épaules après avoir entendu les excuses de la jeune fille, mais les deux brutes qui lui avaient répondu ne semblaient pas pressées de s’en aller. Ils la regardaient même avec un regard mauvais, peu rassurant.

La porte que Lazulie avait seulement entrebaillée, s’ouvrit dans un grincement sinistre. Une silhouette masculine se dessina alors juste à côté de la jeune sorcière. D’une voix monocorde, le jeune homme s’adressa aux deux importuns :

« Il y a un problème ? »
Lazulie ne sut jamais comment l’homme aux cheveux argentés s’y étaient pris, mais les deux autres personnages se mirent à blémirent avant de partirent en s’excusant pour le dérangement.

La jeune fille resta un instant figée, son regard détaillant avec surprise l’homme aux yeux turquoises. Que faisait cet homme dans sa chambre !!!??? Comment ne l’avait-elle pas remarqué avant ?!!!
*Okay… pas de panique ma vieille, ce monsieur a l’air tout à fait normal… MAIS COMMENT T’AS PU LAISSER ENTRER UN INCONNU DANS TA CHAMBRE ESPECE DE TRIPLE MOLLUSQUES !!!!!! Zeeeeeeeeen… Euh si je peux me permettre j’ai des circonstances atténuantes… Ah ouais… J’ai hâte d’entendre ça… J’étais en crise de panique ? Ça va comme excuse ? Oui bon d’accord… D’ailleurs je me demande s’il ma pas un peu aidé, il a peu-être un pouvoir qui enlève la peur… Ouais ben en tout cas maintenant t’as interet à clarifier les choses… et peut-être aussi enfiler un pull un peu plus long…*
Se ressaisissant brusquement, Lazulie ferma la porte et se tourna vers son « invité » :
« Merci pour votre aide, je m’appelle Lazulie. Mais… qui êtes vous et comment avez-vous atterri dans ma chambre ? »

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Nathanaël Doe

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MessageSujet: Re: Quand la peur fait perdre la raison [PV Nath] [terminé]   Lun 14 Mai - 21:44

Les coups frappés à la porte s’intensifiaient. La jeune fille s’était redressée sur son lit et courut jusqu’à la porte. Elle n’ouvrit cette dernière qu’à moitié, dans un grincement d’ailleurs. De l’endroit où il se trouvait, Nathanaël pouvait voir les personnes de l’autre côté de la porte mais la réciproque n’était pas valable. Il y avait cinq hommes furieux extrêmement différents les uns des autres. La jeune fille s’excusait tout en expliquant la raison de ses cris et trois des hommes s’en allèrent en haussant les épaules. Par contre deux autres personnes restèrent. Leurs paroles, leurs tons, leurs regards et leurs attitudes corporelles reflétaient clairement leur agressivité. Le jeune ténébreux poussa plus loin l’analyse et comprit que l’unique raison de la présence des deux hommes était la volonté d’en découdre.

Ce temps d’inaction de Nathanaël, pourtant court, lui avait permis de se remettre du contrecoup phobiesque. À présent il était au contraire plein d’énergie avec toute cette peur accumulée. Il décida d’intervenir, d’autant plus que la jeune fille ne semblait pas savoir quoi faire. Silencieusement il s’avança jusqu’à la porte qu’il ouvrit totalement en prenant soin de la faire grincer de manière sinistre.

*Un petit effet théâtral de temps en temps ça ne peut pas faire de mal.*

Debout à côté de la locataire de la chambre, il demanda d’une voix monocorde s’il y avait un problème. Enfin ça ce n’était que la face visible de l’iceberg.

En effet, la peur, de surcroît la phobie, est comme une baguette de pain. La mie de pain est le cœur de la peur, celle qui est facilement convertible en énergie et qui en donne le plus. La croûte est l’enveloppe de la peur. Elle reflète la liaison entre le terrifiant et le terrifié. Plus la peur est intense et plus la croûte est épaisse donc difficilement convertible en énergie. Or c’est ce sur quoi le ténébreux travaille en premier lieu. Mais il ne faut pas oublier le quignon de la baguette. Le quignon, quant à lui, représente les pertes. Dans la peur tout n’est pas bon à prendre pour le métabolisme du ténébreux. Il y a donc une partie de la peur que le ténébreux aspire hors du terrifié mais ne convertit pas en énergie. Ce sont des pertes. Ces pertes ont alors deux avenirs possibles. Soit elles sont envoyées dans l’atmosphère environnant le ténébreux ce qui lui confère une aura quelque peu sombre voire carrément terrifiante selon les types de peur. Soit elles sont redistribuées à autrui ce qui permet au ténébreux d’effrayer quelqu’un sans perdre de son énergie.

Nathanaël choisit en l’occurrence la troisième solution consistant à sa constituer une aura effrayante grâce aux pertes et à en même temps les redistribuer aux gêneurs. Les dits gêneurs blêmirent puis s’excusèrent avant de partir. Le ténébreux retint un sourire mi-satisfait mi-ironique devant l’écrasement pur et simple des deux hommes (transformés pour l’occasion en vraies lopettes). Cependant cette action eut une autre conséquence : il n’y avait à présent plus aucune perte dans l’atmosphère ce qui compléterait la sérénité intérieure de la jeune femme et Nathanaël avait retrouvé une aura normale. Enfin normale pour un ténébreux et pour un ténébreux se nommant Nathanaël.

La demoiselle était restée figée durant toute la scène avant de se tourner vers lui et de le détailler avec… surprise ? Elle referma la porte, le remercia pour son aide, se présenta et enfin lui demanda qui il était et ce qu’il faisait dans sa chambre.

Apparemment sa crise l’avait vraiment coupé du monde extérieur. Mais ce qui le frappa le plus était que Lazulie ne lui avait donné aucun nom de famille.

*Peut-être qu’elle n’en a pas. Ou alors qu’elle ne veut pas me le révéler. Serait-elle quelqu’un d’importance ne voulant pas être reconnue ? Enfin je ne ferais sûrement pas plus important que la princesse Metis Adhbreith. Et si elle était amnésique ? Ou encore elle pourrait avoir renié son nom de famille. Sachant qu’il y a aussi la possibilité que…*

Ces réflexions ne prirent que quelques secondes au ténébreux qui répondit :

- Je m’appelle Nathanaël Doe. Je vous ai entendue crier alors je suis venu voir si vous n’aviez pas de problèmes. En fait je suis un ténébreux donc j’ai aussi senti votre peur. Alors je suis entré dans votre chambre et j’ai… (là arrivait le moment critique où Nathanaël ne savait comment décrire ses capacités à une personne non membre de son espèce) j’ai en quelque sorte… aspiré votre peur, enfin votre phobie. Disons que je vous l’ai temporairement enlevée. Je ne sais pas trop pour combien de temps par contre. Au moins jusqu’à demain soir, ça c’est une certitude. Vous devriez en profiter. Si je puis me permettre une suggestion, peut-être pourriez-vous aller sous la pluie. Pourquoi ne pas aller danser sous la pluie ? En parlant de pluie votre fenêtre n’est pas étanche et une flaque en forme de poêle commence à se former sur le sol.
Veuillez m’excuser mais il ne me semble pas que vous m’ayez dit votre nom de famille ou bien je ne l’ai pas entendu. Puis-je également vous demander si votre couleur de cheveux est naturelle.


Durant sa tirade, Nathanaël avait été tantôt hésitant (au moment de parler de ses capacités notamment) tantôt rapide (l’accélération s’étant produite juste après la prononciation du mot « profiter ») dans son débit le tout formant quelque chose de plutôt décousu.
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Lazulie Ybault

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MessageSujet: Re: Quand la peur fait perdre la raison [PV Nath] [terminé]   Lun 28 Mai - 15:27

Alors que l’inconnu lui répondait, la jeune fille écoutait attentivement. Nathanaël Doe, c’était le nom de cet homme, l’avait donc bien aidé. Elle comprenait mieux comment elle avait réussi à se remettre si vite d’une crise qui avait certainement était très violente. Elle apprit également que son hôte appartenait à l’espèce des ténébreux, elle en avait déjà vaguement entendu parler par sa mère. Apparemment quand celle-ci était enfant, une des femmes du village s’était mariée avec un membre de cette espèce. Elle ne savait pas grand-chose d’autre sur eux à part qu’ils étaient souvent repoussés par les autres espèces (et surtout les humains) car différents. Si elle avait bien compris les paroles de Nathanaël, l’un des pouvoirs des ténébreux consistait à aspirer la peur des gens. Il était vraiment stupide de rejeter des personnes avec un tel pouvoir ! Cet homme était une véritable bénédiction pour les phobiques comme elle. D’ailleurs, elle n’avait plus peur pourtant l’orage était toujours là, certes il s’était éloigné mais on voyait toujours quelques éclairs au loin. Nathanael avait raison de lui dire d’en profiter, elle n’était pas sure de pouvoir un jour revivre une telle expérience. Elle faillit rire quand il lui suggéra d’aller danser sous la pluie. S’il avait fait moins froid et qu’elle avait été dans son village elle l’aurait probablement fait. Elle préféra s’avancer vers la fenêtre, elle put d’ailleurs constater que le ténébreux disait vrai, de l’eau avait commencé à former une flaque juste sous celle-ci. Peu importe, elle voulait contempler l’orage, assister pour la première à ce spectacle de la nature sereinement.

L’homme avait fini de parler. Lazulie était maintenant au bord de la fenêtre, les pieds dans la flaque d’eau. Ce qu’elle voyait était tout simplement magnifique : un éclair zébra le ciel, la lumière éclairant les masses nuageuses qui surplombaient la ville, puis quelques instants plus tard un autre rayon de lumière illumina la nuit noir qui enveloppait Caerwyn. Entre chaque éclair, comme un tambour, le tonnerre rythmait ce déchainement de la nature. La jeune sorcière assistait à ce spectacle le cœur battant, elle frissonnait en voyant les éclairs, mais cette fois ce n’était pas de peur mais de plaisir. C’était tellement beau, presque magique. Elle savourait ce moment qu’elle savait unique, à moins de croiser à nouveau la route d’un ténébreux un soir d’orage… Ses yeux toujours rivés sur le ciel, elle répondit au ténébreux :

« Je m’appelle Lazulie Ybault, mon nom n’est pas vraiment mon nom, j’oublie donc parfois de le donner, je suis une enfant adoptée. Je suis une sorcière, ma couleur de cheveux vous aura surement mis sur la voie. Cette couleur est bien naturelle, même si elle a la particularité d’être changeante, il parait que c’est parce que je n’utilise pas assez souvent mes capacités. Merci beaucoup pour ce que vous avez fait. Vous ne pouvez pas vous imaginer quel cadeau vous m’avez offert. Grace à vous j’aurai pu admirer au moins une fois dans ma vie un orage, c’est un spectacle magnifique en plus, vous ne trouvez pas ? »

Elle se retourna alors vers son interlocuteur, un grand sourire illuminait son visage, visage sur lequel on pouvait voir quelques larmes briller. D’un geste de la main, Lazulie les essuya avant de reprendre en riant :

« Comme vous voyez je suis une vrai fontaine dès que je suis un peu émue, je pleure,… enfin bref je ne sais pas pourquoi je vous raconte ça… Qu’est-ce que je peux faire pour vous remercier ? »

Isaya Ybault aurait été bien surprise de voir sa fille riant devant un inconnu dans une chambre d’hôtel un soir d’orage… Il est même peu probable qu’elle ait cru quiconque lui racontant une telle histoire : sa fille ne riait jamais les soirs d’orage, voilà pourquoi cette histoire était impossible.

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MessageSujet: Re: Quand la peur fait perdre la raison [PV Nath] [terminé]   Dim 17 Juin - 19:36

Pendant que Nathanaël parlait, Lazulie s’approchait de la fenêtre. Elle contemplait l’orage. Le ténébreux se fit la réflexion que cela devait être la première fois qu’elle en voyait un. Les éclairs illuminaient le ciel, les nuages et la jeune femme. Entre chaque éclair, le tonnerre éclatait. L’un semblait répondre à l’autre. Un déchaînement des éléments tel une conversation (ou une dispute) passionnée entre deux amants. Les deux êtres, dans la chambre, réagissaient différemment à ce spectacle. Lazulie frissonnait et Nathanaël pouvait certifier que la peur n’était pas à l’origine de ces frissons. Quant à ce dernier il souriait. Il ne craignait pas la nature. Il savait s’en méfier, se montrer prudent face à elle mais il n’en avait pas peur. Les ténébreux, dans leurs montagnes, avait l’habitude des violentes manifestations de la nature. Nathanaël aimait la nature. Souvent elle avait été sa seule camarade de jeu, son seul refuge. Il éprouvait toujours la même fascination face à celle qui regorgeait de vie mais qui pouvait aussi tout détruire, tantôt très calme tantôt d’une action démesurée et incontrôlable. Nathanaël observait l’orage. Le dit orage s’éloignait peu à peu mais restait tout de même bien présent, visible, audible.

Regardant toujours le ciel, Lazulie lui répondit. Son nom de famille était Ybault. Elle avait été adoptée. Voilà qui leur faisait un point commun : ne pas avoir connu leurs parents et avoir été élevés par d’autres. Quant à sa couleur de cheveux, elle était naturelle mais changeante a priori à cause de capacités non exploitées. Nathanaël trouvait cela peu commun d’avoir une pigmentation capillaire aléatoire en fonction de la non utilisation de capacités naturelles. La sorcière continua sa tirade en le remerciant, lui demandant s’il lui aussi il ne trouvait pas les orages magnifiques. Elle se retourna et Nathanaël ne put qu’acquiescer avec vigueur en réponse à sa question. Sur le visage de son interlocutrice se trouvait un énorme sourire ainsi que quelques larmes. La jeune femme justifia d’ailleurs la présence de ces dernières.

Puis vint la fin de sa réplique. Une fin en question : « Qu’est-ce que je peux faire pour vous remercier ? »
C’était là une bonne question et Nathanaël s’immobilisa en l’entendant car d’une part cela l’avait surpris : il avait usé de ses capacités de ténébreux de manière totalement désintéressée et d’autre part il n’eut sur le moment aucune réponse à donner.

Mais il réfléchit. Il pensa à sa contribution à l’actuelle joie de Lazulie Ybault. De là il songea à ses capacités de ténébreux. Puis à son statut de ténébreux en général. Nathanaël commença alors à plonger dans un de ses grands questionnements identitaires dont lui seul avait le secret. Sauf qu’une partie de son esprit pensait toujours à la réponse à donner à Lazulie sans même que le jeune ténébreux s’en rende compte. Et des paroles prononcées lors de sa cérémonie de la Persévérance lui revinrent en mémoire : « N’oubliez pas que le but de votre quête est de trouver une femme, que vous épouserez, afin que l’espèce ténébreuse puisse se perpétuer. ».

*La demander en mariage… C’est trop osé ! Je ne peux pas ! En plus je la connais depuis moins d’une soirée. Mais en même temps elle ne s’est pas enfuit (pas encore lui souffla sa petite voix perfide intérieure). Elle n’a même pas crié, enfin pas à cause de moi, et elle ne semble pas vraiment effrayée et encore moins dégoûtée (il pensa au regard de l’héritière des Adhbreith). C’est un bon début. Elle a l’air gentil aussi. Et puis… qu’est-ce que j’ai à perdre ? (ta crédibilité, un bon morceau de ton égo, un potentiel « oui » si tu laisses les choses se développer tranquillement… commença sa petite voix très perfide intérieure mais Nathanaël secoua la tête pour la faire taire) Un refus ne va pas me tuer. (Toi non mais ton ego si, persifla sa petite voix intérieure décidément autant enquiquinante que perfide) Je lui demande ou je ne lui demande pas ? Parce que ça va m’engager toute ma vie quand même. C’est long toute ma vie. D’ailleurs la Vie… Ah non je dévie totalement du sujet là ! AAAAaaaaaaaaahhh ! C’est trop dur !! Je déteste les mariages et encore plus les demandes en mariages et encore encore plus me décider sur si je dois ou pas demander quelqu’un en mariage. Arg mais ça ne répond pas à ma question ça ! Dois-je ou non demander Lazulie Ybault en mariage ?*

Son cerveau ne résolut pas la question mais sa bouche s’en chargea. Les mots franchirent ses lèvres avant même qu’il prît conscience qu’ils s’étaient formés.

- Euh… Et bien… Hum… Voulez-vous m’épouser ? L’hésitation provenait d’une crainte apparemment inconsciente quant à un possible non-respect des convenances dans sa demande pouvant être choquant voire entraîner un refus immédiat de sa requête.

Un ange passa. Ou plutôt quelques bourrasques soufflèrent. L’une d’elles s’infiltra par la fenêtre mal isolée, poursuivit son chemin dans la chambre et éteignit les bougies.

Le ténébreux regardait la sorcière de la tête aux pieds. Ses pieds violacés… violacés ?! La lumière des éclairs ne rendait pas les gens violets pourtant… En faisant plus attention le ténébreux remarqua que Lazulie tremblait de tout son corps. Les pieds dans la flaque d’eau, les cheveux encore humides, face à une fenêtre mal isolée, la jeune fille rassemblait tous les éléments pour finir totalement frigorifiée. Il s’approcha d’elle, la prit doucement par les épaules pour ne pas l’effrayer. Nathanaël pensait peut-être à juste titre que se trouver dans une pièce, une pièce seulement éclairée par les éclairs, avec un ténébreux, un ténébreux qui de surcroît venait à peine de la demander en mariage pouvait être le genre de situation propice à la frayeur. Il l’éloigna lentement de la flaque, la lenteur servant tout autant à ne pas apeurer la jeune fille qu’à éviter de se cogner fort contre un objet ou un meuble ou encore de tomber.
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Lazulie Ybault

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MessageSujet: Re: Quand la peur fait perdre la raison [PV Nath] [terminé]   Mer 27 Juin - 21:09

Le Ténébreux resta pensif un long moment avant de répondre à la jeune sorcière. Il avait d'abord paru surpris par cette question puis il se plongea dans une intense réflexion comme s'il devait répondre à une question existentielle. Au bout de ce qui sembla durer une éternité, Nathanaël se lança d’une voix hésitante :

-Euh... Et bien... Hum... Voulez-vous m'épouser ?

Lazulie écarquilla les yeux en entendant cette proposition des plus déstabilisante. Avait-elle bien entendu ? Ce presque inconnu venait de la demander en mariage !! Elle voulut parler, demander si elle avait bien compris mais aucun son ne réussit à sortir de sa bouche.

*De mieux en mieux… l’homme qui vient de te « sauver la vie » est probablement un malade mentale…ou alors il ne connait pas les convenances… il avait l’air gentil pourtant ! Oui enfin tu as confondu Métis Adbreith avec une sorcière alors toi et l’analyse des apparences ! Tu le trouveras certainement moins gentil quand il t’aura enlevée pour t’enfermer en haut d’une tour pour le restant de tes jours !!! Nan mais après tout tu as raison tout va bien, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, tu es toute seule dans une chambre d’hôtel avec un inconnu et tu ne portes qu’un « long » pull, c’est vrai que ça ne porte pas du touuuut à confusion… Si c’est un obsédé ou un psychopathe ou un obsédé psychopathe je pense que tu ne vas pas faire long feu ma vieille… PITIIEE FAITES QU’IL NE SOIT PAS UN MALADE MENTAL !!! Au fait je ne voudrais pas t’inquiéter mais tu sais pourquoi les Ténébreux quittent leur contrée… POUR TROUVER UNE FEMME ANDOUILLE !!! *

Lazulie ne savait pas comment réagir, son cerveau était resté bloqué, elle ne parvenait pas à réfléchir correctement, et puis elle commençait à avoir froid… Mais ce n’était pas la priorité, elle n’avait plus que cette question qui tournait en boucle dans sa tête. Elle tremblait de tout son corps mais pétrifiée par la proposition du Ténébreux elle était incapable de prendre la moindre décision, comme s’éloigner de la fenêtre, ou ne pas rester les pieds dans cette flaque d’eau glaciale… Un courant d’air souffla les bougies qui illuminaient la petite pièce, la chambre s’assombrit brusquement rendant l’endroit étrangement sinistre. Nathanaël choisit ce moment pour s’approcher doucement de la jeune fille, elle ne comprit pas immédiatement ce qu’il faisait, il l’attrapa gentiment par les épaules et d’un mouvement qui se voulait le plus lent possible il l’a guida à l’écart de la fenêtre et de la flaque.

*Qu’est ce que je t’avais dit… il va t’enlever c’est sur… surtout si tu continues à rester aussi inactive… Il va t’enlever,… c’est bête si tu te bougeais un peu de pourrais peut-être éviter ça… MAIS BOUGE FAIS QUELQUE CHOSE !!! On dirait un mollusque !!! Hello ?! Y a quelqu’un ? Va falloir songer à se réveiller là !!! Nan ça suffit ! Si cet homme avait voulu m’enlever il m’aurait assommée pendant ma crise et je serais déjà enfermée dans ma tour à l’heure qu’il est !! Espèce de paranoïaque à la gomme !! Cet homme ne connait certainement pas nos coutumes et pour lui c’est totalement normal de faire une demande en mariage aussi rapidement… Oui voilà ça doit être ça…*

Alors que Nathanaël venait de faire asseoir la jeune sorcière sur le lit, l’observant d’un air mi-inquiet et mi-interrogateur, Lazulie, encore grelotante, finit par se lancer d’une voix hésitante :

« Je… euh… je crois que je vais devoir vous dire non enfin vous comprenez il n’est pas d’usage de demander en mariage une personne qu’on connait depuis moins d’une heure, c’est très gentil à vous de me montrer autant d’intérêt mais c’est un peu rapide quand même vous ne croyez pas ? Vous ne me connaissez même pas… et moi non plus je ne vous connais pas très bien… Ne le prenez pas mal, vous avez l’air de quelqu’un de très gentil donc je ne voudrai pas vous blesser… Par contre je ne vois rien contre le fait que nous essayons de devenir amis, oui c’est ça ! Je serai ravie de devenir votre amie ! Qu’en pensez-vous ? »

La jeune fille acheva son petit discours avec un grand sourire, elle était persuadée que dans le fond cet homme n’était pas méchant et elle était redevenue calme. Réalisant enfin qu’elle était morte de froid, elle se leva d’un bond et tout en écoutant Nathanaël elle entreprit de faire les cent pas dans la chambre tout en se frictionnant vigoureusement. Lorsque le Ténébreux eut fini de répondre, les pieds de Lazulie avait repris une couleur normale et elle ne tremblait presque plus.

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MessageSujet: Re: Quand la peur fait perdre la raison [PV Nath] [terminé]   Dim 15 Juil - 18:49

Nathanaël venait de faire asseoir Lazulie sur le lit. Elle l’avait laissé faire sans opposer la moindre résistance. Un bon présage ? Elle grelottait toujours. Il le sentait au drap qui bougeait. Il décida qu’avant de poursuivre quoi que ce soit, la lumière devait revenir dans la chambre. Il se dirigea de mémoire et à tâtons vers la table, ce qui n’était pas bien compliqué vu la taille de la chambre. Il retint un juron quand néanmoins il se cogna le pied contre un pied de la table. Toujours en tâtonnant il cherchait le bougeoir et la bougie. Après avoir palpé à peu près tout ce qui se trouvait sur le meuble il trouva enfin l’objet cherché. Puis il prit un briquet dans la poche de son pantalon. Après plusieurs tentatives infructueuses – dont une impliquant un doigt un peu trop proche de la flamme – il réussit à allumer la bougie. De là il put voir où se trouvait les deux autres bougeoirs. Prenant la lumière avec lui, protégeant la fragile flamme des courants d’air avec sa main gauche, il entreprit d’apporter plus de lumière à la pièce. Nathanaël eut grand soin de protéger les flammes vacillantes d’autres courants d’air. Satisfait, il remit ensuite le premier bougeoir à sa place. La jeune sorcière choisit cet instant pour reprendre la parole d’une voix hésitante :

« Je… euh… je crois que je vais devoir vous dire non enfin vous comprenez il n’est pas d’usage de demander en mariage une personne qu’on connait depuis moins d’une heure, c’est très gentil à vous de me montrer autant d’intérêt mais c’est un peu rapide quand même vous ne croyez pas ? Vous ne me connaissez même pas… et moi non plus je ne vous connais pas très bien… Ne le prenez pas mal, vous avez l’air de quelqu’un de très gentil donc je ne voudrai pas vous blesser… Par contre je ne vois rien contre le fait que nous essayons de devenir amis, oui c’est ça ! Je serai ravie de devenir votre amie ! Qu’en pensez-vous ? »

La première pensée du ténébreux en cet instant fut une des plus constructives de toute sa vie. Elle consistait en « … ». Puis ce fut le déchaînement.

*Idiot ! Voilà ce que je suis ! Un idiot ! Le pire des idiots ! Je suis le ténébreux le plus idiot qui soit. Non en fait Sirth est le ténébreux le plus idiot et il est indétrônable. Mais ça ne change rien au fait que je suis un imbécile ! Stupide ! Stupide ! Stupide !*

Il est bon de préciser que si Nathanaël s’était trouvé face à un mur et s’il n’avait pas peur de passer pour un fou, il se serait très certainement taper la tête dessus. Pas trop fort non plus, préserver un cerveau à peu près intact peut être utile. En réalité et réflexion faite, il se fichait de passer pour un fou à présent qu’il était sûr d’être un abruti.

*Non mais vraiment ! Demander une femme en mariage que tu connais depuis moins d’une heure ! Félicitations Nathanaël ! Oui bravo vraiment ! Tu passes pour un goujat en passant outre les convenances de ce pays ! Si Eïlven te voyait ! Elle te passerait un sacré savon ça c’est sûr !*

Eïlven… À cette pensée son cœur se serra. Il eut honte de n’avoir pas su mettre à profit son enseignement sur le respect des femmes et des coutumes d’autrui. Vraiment honte. Elle lui manquait. Beaucoup.

Il restait cependant un point positif dans cette histoire. Lazulie lui avait souri, elle le trouvait gentil selon ses propres mots et elle voulait bien devenir son amie. Elle voulait devenir son amie… Elle voulait devenir son amie ! ELLE VOULAIT DEVENIR SON AMIE ! Retournement de situation extraordinaire pour Nathanaël car premièrement il s’attendait à ce qu’elle le déteste à présent. Visiblement ce n’était pas le cas. Deuxièmement tout au long de sa vie les personnes ayant voulu être amis avec lui se comptaient sur les doigts d’une main. En fait il n’avait que des amis pas aucune amie. Elle serait sa première amie. Une amie. Il pensa fort aux mots, les laissa couler en lui, s’imprégna d’eux, ses lèvres les formèrent, les murmurèrent presque. Un sentiment de légèreté étreignit son cœur et son visage s’illumina. Il s’empressa de répondre :

« - Eh bien en réalité je ne connais pas les convenances de ce pays en la matière. Ni celles d’aucun autre pays d’ailleurs, ajouta-t-il avec un petit rire gêné. Si jamais l’envie vous prend de me les apprendre, j’en serais ravi. C’est aussi avec grand plaisir que je deviendrai votre ami Lazulie. »

On en revenait toujours aux convenances. Les convenances… Qu’étaient-ce réellement ? Un ensemble de règles pour sûr. Un ensemble de règles pas vraiment écrites auxquelles un ensemble de personnes doit se conformer sous peine de se voir exclues du groupe. Ou simplement mal vues. Les convenances structuraient une société. Elles permettaient d’organiser les rapports sociaux, d’apporter ce que certains nomment de la civilisation. Voilà à quoi servaient les convenances. Ces dernières différaient d’une société à l’autre ou bien évoluaient au sein d’une même société. À un certain point pouvait-on dire que c’étaient les personnes qui faisaient bouger les personnes ou les personnes qui changeaient les convenances ? À moins que les deux ne soient intrinsèquement liés. Car qui peut dire comment apparurent les premières convenances ? Personne. Un monde sans convenances pourrait-il perdurer ? Peut-être. Serait-ce un monde rempli de personnes solitaires et où les rapports sociaux seraient réduits au strict minimum ? Ou bien une société foisonnante de relations ? Pour l’instant ce monde n’existait pas.

Nathanaël remarqua que pendant qu’il répondait à la proposition de Lazulie cette dernière marchait dans la chambre tout en se frictionnant vigoureusement. Certainement pour se réchauffer. Cela permettait une meilleure circulation du sang. Est-ce que cela le réchauffait-il également ? Le sang froid, le sang chaud. Grande distinction parmi les animaux. Les animaux aussi avaient leurs règles à respecter, leur sorte de convenances. Sauf qu’entre les différentes espèces on appelait ça la chaîne de l’alimentation. Comme si le fait que les animaux pouvaient avoir des points communs avec les hommes dérangeait. En fait les hommes n’étaient pas si différents des animaux. Eux aussi régissaient leurs rapports selon la force sous diverses formes. Comme les animaux, les hommes qui n’étaient pas forcément considérés comme forts survivaient quand même. Par des capacités de camouflage par exemple. Pour Nathanaël Lazulie serait un Lypchou. Un animal curieux pouvant guérir de nombreuses blessures et vivre très longtemps. À présent le ténébreux se demandait quelle serait la réaction de Lazulie car comme pour un Lypchou il n’avait pas trop d’idées de ce que cela pourrait être.

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MessageSujet: Re: Quand la peur fait perdre la raison [PV Nath] [terminé]   Lun 23 Juil - 16:45

« - Eh bien en réalité je ne connais pas les convenances de ce pays en la matière. Ni celles d’aucun autre pays d’ailleurs, ajouta-t-il avec un petit rire gêné. Si jamais l’envie vous prend de me les apprendre, j’en serais ravi. C’est aussi avec grand plaisir que je deviendrai votre ami Lazulie. »

Evidemment les Ténébreux vivaient dans une sorte de communauté à l’écart du reste du monde, il était donc normal que Nathanaël ait quelques lacunes en ce qui concerne les us et coutumes de cette société. D’ailleurs la jeune Lazulie ignorait beaucoup de chose sur l’espèce des Ténébreux, elle n’en connaissait ni l’histoire, ni les traditions alors pourquoi reprocher à cet homme qui semblait un peu perdu de ne pas connaitre sur le bout des doigts tous les usages d’une société qu’il connaissait mal.

« Ecoutez Nathanaël, c’est avec plaisir que je vous aiderai à comprendre et à maitriser les us et coutumes de notre pays, enfin du moins ce que je connais ! J’aimerai aussi en apprendre plus sur les Ténébreux, c’est une espèce que je ne connais pas du tout !! Je suis très curieuse d’en savoir plus sur l’espèce à laquelle appartient mon nouvel ami !! »

La jeune sorcière avait parlé avec bonne humeur, ses mains s’animant alors qu’elle s’adressait au jeune homme. Elle lui sourit avant de poursuivre.

« Je suis vraiment ravie d’avoir fait votre connaissance, en plus grâce à vous j’ai pu assister à un orage, le premier depuis très très longtemps !! Pour ce qui est du mariage j’espère que je ne vous ai pas offensé, au moins c’est un épisode dont je me souviendrai encore pendant longtemps !! Quoi de mieux pour démarrer une longue amitié qu’un refus à une demande en mariage ! C'est peu commun n'est-ce pas !! »
A ces mots Lazulie se mit à rire doucement, c’était vraiment original comme manière de se faire des amis ! Sa journée se terminait vraiment de façon très spéciale, ou plutôt une nouvelle journée s’amorçait de façon très spéciale ! Effectivement une horloge sonna indiquant qu’il était une heure du matin… En entendant le gong, les deux nouveaux "amis" avaient regardé par la fenêtre comme pour identifier d’où venait le bruit.

« Je crois que je ne vais pas vous retenir plus longtemps ! Je dois partir tôt ce matin, et j’avoue que je ne cracherai pas sur quelques heures de repos… Je ne sais pas quand nos chemins se croiseront mais je vous promets que je vous enseignerai tout ce que vous voudrez savoir sur notre monde !! Je vous remercie encore de m’avoir aidée !! »

Elle salua le jeune homme qui lui répondit avant de s’éclipser. Lazulie ferma le verrou de sa chambre et se jeta sur son lit. Elle s’endormit presque instantanément.

Lorsque la jeune fille se réveilla le soleil avait déjà bien entamé sa course à travers le ciel… Elle se leva d’un bond en pestant contre elle !! Elle avait pris du retard !! Elle devait absolument se dépêcher de rejoindre Achalladh ! Lazulie enfila sa robe et rangea ses affaires à toute vitesse, elle descendit les escaliers de l’auberge en trombe, déposa les clés de sa chambre sur le comptoir et sortit au plus vite de l’auberge. Il faisait beau !! C’était un temps parfait pour voyager !



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