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 Grand bal au palais impérial [event] - Fermé

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La Fortune

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Date d'inscription : 25/10/2011
Messages : 5

MessageSujet: Grand bal au palais impérial [event] - Fermé   Mar 15 Mai - 18:42



De nombreuses invitations ont été écrites à l'occasion du grand bal organisé pour le cinq-centième anniversaire de la fin de Grande Guerre, disséminées un peu partout à travers le vaste monde... Bien entendu, les membres des familles nobles ont été invités, quelques invitations de plus leur ont été fournies, pour leurs proches qui auraient pu être oubliés. De nombreuses loteries furent organisées à travers le pays, avec une invitaton pour le bal à la clef.
Naturellement, dès que l'on annonce un événement de cette ampleur, le marché noir s'agite lui aussi, et il n'est pas impossible de se procurer une invitation... plus ou moins légale. Certaines invitations, enfin, ont été égarées çà et là... Les invités présents risquent d'être peu communs, et le bal inoubliable...
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Metis Adhbreith
Modératrice HRP/Fondatrice
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Date d'inscription : 11/07/2011
Messages : 834

MessageSujet: Re: Grand bal au palais impérial [event] - Fermé   Mar 15 Mai - 18:44

Les bals. Un moyen utile pour la classe dominante de montrer qu'elle était la classe dominante. Les bals ont toujours été symbole de richesse, de luxe et de frivolité. Ils sont un moyens d'exhiber sa fortune et son pouvoir aux yeux du monde pour asseoir son importance sur les autres. Pour ces raisons, Metis aimait les bals. A l'aise en milieu politique elle aimait mélanger le luxe des tenues avec la finesse des conversations. Les bals sont des instants particuliers où de nombreuses affaires se jouent, que ce soit des affaires d'argent ou de coeurs. Ces dernières intéressaient bien peu la jeune femme qui de par sa peur de la gente masculine, tentait le plus possible de les éviter. Ne dansant qu'en dernier recours, la jeune femme préférait les conversations qui se tenaient dans les coins isolés, c'était là que l'on apprenait le plus de chose, des informations parfois très utiles par la suite lors de négociations. Car c'est parfois grâce à quelques ragots que l'on peut faire pencher la balance durant certaines négociations.

Pour le moment la princesse attendant bien sagement avec le reste de sa famille que les invités arrivent. Leur grande entrée ne devant se faire qu'une fois la plus part des invités arrivés. Ainsi Metis se tenait dans un coin, seule observant de loin sa famille. Son frère l'empereur était accompagné de sa femme, tout deux vêtus somptueusement incarnait la force et le rayonnement de l'empire. Puis venait son deuxième frère, vêtu d'une tenue militaire d'apparat comme le voulait sa position de chef des armées. Sa femme l'accompagnait également. Suivait sa soeur, lisant tranquillement, toujours très calme elle ne semblait pas redouter son entrée pendant le bal. Enfin venait son petit frère, agité comme une puce et que sa mère tentait de calmer.

De son côté Metis se tenait droite, fièrement parée dans sa robe d'un bleu étincelant qui rehaussait son buste et sa poitrine tout en couvrant ses jambes. Ses cheveux, teint en blond presque blanc pour l'occasion, étaient lâchés et parcourut de nombreuses tresses et perles. Elle était tout simplement magnifique avec son diadème en or blanc surmonté d'un saphir qui faisait ressortir ses yeux bleus également, et dont la pupille était fendu comme celle des chats. Il s'agissait là d'une de ses dernières fantaisies et que la sorcière du palais, Lavinia, avait bien eu du mal à réaliser.

Ainsi parée Metis contait bien attirer quelques regards d'admiration devant sa beauté épurée et douce qu'elle avait choisit pour l'occasion. Cependant cette coquetterie de sa part était à double tranchant, car elle savait qu'ainsi elle allait aussi attirer le regard des hommes, et cela la dégoutait rien que d'y penser. Néanmoins son incroyable beauté serait un moyen comme un autre de les contrôler, de leur faire comprendre qu'aucun d'entre eux n'étaient assez bien pour elle. Malheureusement la princesse savait qu'elle risquait de passer la soirée à éconduire les prétendants que sa mère et ses frères avaient choisis pour elle.

Chacun avaient ses idées quand au mari idéal qu'il lui fallait. Pour sa mère il fallait un gentleman affirmé au solide caractère, qui pourrait peut être la dompter un peu et surtout réduire ses folies dépensières. Son idée était que sa fille trouve un homme qui lui serait supérieur, et de par le respect qu'elle aurait pour lui, se calme un peu et s'adoucisse. Son frère l'empereur voyait les choses tout autrement, il se fichait bien de savoir si sa soeur respecterait son époux, son seul but était que ce dernier soi riche et puissant, avec un poids politique important, permettant ainsi de renforcer encore plus son pouvoir. Son dernier frère quand à lui avait dans l'idée de lui présenter des amis militaires et recherchait avant tout un beau-frère avec qui parler de stratégie et partir chasser.

Bien évidemment Metis comptait rejeter toutes ses propositions, elle n'était pas prête à se marier, et surtout, elle ne le voulait pas. Les hommes l'effrayaient trop pour cela, ils n'étaient que des êtres bestiales recherchant à assouvir leur fantasmes sans considération pour les femmes. Ils n'étaient pas mieux que des porcs aux yeux de la jeune femme. Agacée par ces pensées, la jeune princesse décida de se reconcenter sur le moment présent. Il lui fallait se préparer pour son entrée dans la salle du bal. Elle allait devoir, encore plus qu'à son habitude, être impériale. Surtout que parmi les invités ne se trouvaient pas uniquement que des hommes et femmes issus de la noblesse, il y aurait aussi des représentants du peuple, exceptionnellement admis au palais. C'est surtout à ces derniers qu'il allait falloir montrer sa prestance et son pouvoir.

Les bruits des trompettes annonçant l'arrivée de la famille impériale la ramena au moment présent. Voilà, c'était à son tour d'entrer en scène. Suivant donc son frère et sa femme, Metis apparut en troisième, comme le voulait l'ordre de naissance. La tête haute elle balaya rapidement la salle de bal, déjà presque totalement pleine. La soirée était déjà entamée mais les danses n'avaient pas commencées. Ce fut, comme le protocole l'exigeait, l'empereur et son épouse qui ouvrirent le bal, suivit par diverses couples, et bientôt la piste de danse fut totalement occupée. Restant un moment assisse sur son trône à observer les danseurs, Metis finit par décider à explorer un peu les environs et voir si elle ne pouvait pas se mêler à quelques conversations intéressantes. Quittant donc l'estrade des trônes, elle partie se mêler à la foule.

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Dernière édition par Metis Adhbreith le Mer 18 Juil - 21:13, édité 1 fois
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Hunan Alhënue

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Date d'inscription : 04/02/2012
Messages : 39

MessageSujet: Re: Grand bal au palais impérial [event] - Fermé   Mer 16 Mai - 18:54

Hunan venait de rentrer chez elle après son service comme à son habitude quand elle tomba nez à nez avec une enveloppe posée sur la table. Elle la prit entre ses doigts, celle-ci avait déjà été ouverte, surement par sa mère qui était rentrée un peu plus tôt. Elle sortit un petit carton richement décoré de l’enveloppe blanche et le fixa avec une surprise grandissante.

*Une invitation de la famille impériale ! Non, je ne peux pas y aller ! Caerwyn est bien trop loin d’ici ! Mais ne pas venir serait bien impoli ! C’est la famille impériale de l’empire quand même ! * Pensa la jeune garde.

Après maintes réflexions tourmentées, Hunan se décida à faire ses bagages et à partir. Enfin… Sa mère l’avait presque poussé dehors mais maintenant, cela y est, elle était partie. La jeune femme avait pris un transport terrestre pour traverser le royaume de Marath, ce qui avait pris quelques temps déjà. Elle avait pris ensuite un bateau qui la mènerait jusqu'à Achaladh, le port de l’empire. Alors que le capitaine du vaisseau lui avait annoncé la durée du voyage, elle avait soupirée en pensant que l’invitation avait bien fait d’arriver plusieurs jours à l’avance, elle n’y aurait été, sinon, jamais à temps. Pendant ce long voyage, elle avait admiré le paysage, à vrai dire, elle ne sortait pas vraiment du désert de feu.

Elle était enfin arrivée à Caerwyn, la veille du bal. La jeune femme avait fait un long voyage et elle n’avait plus qu’une chose en tête aller dormir. Elle sillonna donc les rues à la recherche d’une auberge où dormir, ce qu’elle trouva rapidement. Elle prit une petite chambre où elle posa ses valises puis s’écroula sur le lit, simple mais confortable. Sous le lourd poids de la fatigue et du voyage, elle sombra rapidement dans un sommeil profond. Le lendemain, elle traina dans la ville toute la matinée, la veille, accablée par la fatigue, elle n’avait pas prêtée un regard à cette immense ville si différente de Saherdin. Elle avait repéré l’emplacement du palais où se déroulerait le bal et avait admirée l’architecture de l’empire si nouvelle pour elle.

Après un copieux repas en ville, elle revint à l’auberge pour se préparer. Hunan enfila sa robe pour la soirée d’un noir de jais laissant paraitre ses épaules ainsi que le collier de son père, attaché autour de son cou. Un large ruban rappelant la couleur de ses cheveux était noué en dessous de sa poitrine laissant deux morceaux du tissu rougeoyant flotter près des pans de sa robe. La jeune femme n’avait pas mit de chaussure à talon étant donné qu’avec celles-ci, sa démarche devenait aussi gracieuse qu’un canard boiteux, elle pensait que de toute façon, sa robe ne permettait pas aux autres de voir ces pieds. Elle avait essayée pour l’occasion de se faire une belle coiffure, elle mit un temps considérable pour la terminée mais en quelques secondes celle-ci se défit, faisant disparaitre son chef d’œuvre. La garde soupira et décida d’attacher ses cheveux en une longue tresse. Elle se regarda ensuite dans le miroir, elle était enfin prête.

Hunan laissa à contrecœur son épée à l’auberge, celle-ci n’aurait pas été la bienvenue à un bal, surtout à un bal où la famille impériale était présente. Elle s’élança ensuite à l’extérieur, avant d’arriver au palais. Elle fut surprise en arrivant au pied du bâtiment, celui-ci était vraiment énorme. La jeune femme armée de son invitation put entrer à l’intérieur de l’immense palais impérial où une grande partie des invités était déjà arrivé. Un peu après son entrée, les trompettes résonnèrent et la famille impériale entra en scène. L’empereur et son épouse ouvrirent alors la danse, suivirent de nombreux autres couples, tellement qu’en quelques minutes le ballet avait déjà prit une ampleur énorme. La garde, elle, préféra rester à l’écart, à vrai dire, la danse n’était pas du tout son fort, elle était même peut la chose qu’elle savait le moins faire. Elle observa donc sur le côté les danses, surprenant quelques fois les conversations des convives.


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Adhel Askaruu

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Date d'inscription : 30/06/2012
Messages : 60

MessageSujet: Re: Grand bal au palais impérial [event] - Fermé   Sam 7 Juil - 14:31

Du point de vue de la grammaire, « Grand bal impérial » pouvait sans mal passer pour le synonyme quasi parfait de « Jackpot ». Du moins était-ce le cas dans l’esprit d’Adhel, qui, dès lors qu’elle avait eu vent de son existence, s’était mise sur le pont pour décrocher une invitation à cet événement. Ayant concentré ses recherches sur Caerwyn et ses environs, elle avait finalement trouvé un notable de la ville, ayant été invité et fait savoir qu’il avait besoin de l’aide d’un mercenaire habile. Un malandrin s’en était pris à sa fille, qu’il avait agressée, et à qui il avait volé les recettes que l’un de ses petits commerces avait amassées ce jour-là. La Salamandre s’était présentée à lui, et proposé de lui restituer son bien à la condition qu’il lui offre, en échange, son invitation. Cette mission là ne lui semblait pas d’une difficulté redoutable, et elle était sure de pouvoir ferrer au Bal de plus gros poissons, de ceux qui lui rapporteraient beaucoup si elle parvenait à répondre à leurs attentes.

Répondre à la requête de l’homme lui pris plusieurs jours. Le temps de se trouver des contacts, de faire coïncider le récit de sa fille éperdue aux témoignages de badauds grassement rémunérés, et finalement de trouver la planque de ce petit voleur bas de plafond. Elle avait grondé, menacé, assommé un peu, et était repartie avec l’équivalent de ce que contenait la petite caissette subtilisée. Ce bougre de notable n’était pas à plaindre, à en juger par le poids du petit objet tant désiré. Grandement soulagé de la retrouver, celui-ci fit montre d’une gratitude pourtant toute en retenue, et sembla même un peu contrarié de lui céder son invitation. Le bal était prévu pour le lendemain.

***
Elle s’était procurée à cet effet une tenue un peu plus adaptée. La chair toujours apparaissait avec générosité, mais l’ensemble était moins martial qu’élégant, la soie sauvage amande pour laquelle avait opté tombant un en drapé étudié sur ses formes, ses hanches, depuis l’épaule où un bijou de laiton assez modeste le retenait. Le but n’était pas de jouer les petites princesses du Désert, ce qu’elle n’était pas. Elle avait d’ailleurs fait en sorte que bras, dos et jambes se laissent deviner au hasard d’un pli, que l’éventuel client puisse juger de la marchandise, de sa tonicité, de son efficacité sur les routes. Elle n’était pas armée, ce qui ne lui plaisait pas, mais alors pas du tout, mais fit néanmoins avec. Le jeu en valait la chandelle, et avec tous les gardes armés qui se tenaient de partout, elle en trouverait bien un à qui subtiliser son arme, si le besoin s’en faisait sentir. Enfin, ses cheveux vermeil retombaient avec mollesse sur son épaule, modelés par une tiare, de laiton cuivré elle aussi, ornant comme à son habitude son front d’une agate dont les tons rappelaient la couleur de l’étoffe qui la couvrait.

Nul n’avait relevé, lorsqu’elle avait présenté son invitation, le fait qu’elle ne lui ait pas été directement adressée. Sans doute n’était-on pas regardant, ce jour, sur qui entrait au palais. La garde avait du être doublée, voire triplée pour l’occasion… Tant mieux… Sans cela, elle aurait eu un mal de chien à se détendre en ce lieu bourré de monde, et à focaliser son attention sur autre chose que sur la proximité dérangeante d’autant de potentiels adversaires. Ce soir, ils devaient être des clients… Ils étaient des clients. Ils fêtaient les cinquante ans de la paix, jeune paix encore qu’il fallait bien louer, dans un faste quelque peu excessif à son goût. Déballage de richesse et de pouvoir, qui cependant ne la dérangeait pas plus que cela. Après tout, qui disait riche disait magouilles, et qui disait magouilles disait, une fois sur deux, mercenariat. Il était évident que la souple Salamandre, quoi que cet exercice ne l’aurait pas plus désarçonnée que cela (elle aurait de toutes les façons difficilement plus pu être sur le qui-vive qu’elle ne l’était déjà) n’était pas venue danser avec de gracieux jeunes hommes. Elle venait épier, écouter les conversations, en tirer le meilleur et proposer ses services au moment le plus opportun. D’un coup d’œil, elle chercha les visages les plus nobles, les plus richement apprêtés, les plus intéressants, en somme. Cette débauche de danses, de mouvements la rendait nauséeuse tandis que par réflexe elle tentait de garder un œil sur tout ce qui se passait. Elle commença donc par raser les murs, et observer.

La présence de quelques salamandres, ci et là, la réconforta quelque peu. Tous, au moins, n’étaient pas de potentiels ennemis… Elle se fustigea derechef de son défaitisme, avant d’y replonger doucement, mais tranquillement. Pas des ennemis, des clients. Mission, adrénaline, récompense. Allez, courage Adhel. D’un oreille prudente, elle commença son travail de repérage, glanant ci-et là des bribes de conversations…

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Ambre Bellamy
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MessageSujet: Re: Grand bal au palais impérial [event] - Fermé   Mer 18 Juil - 0:42

« Ecoute gamin puisque je te dis que je veux voir ton chef ! »

Et voilà, elle avait craqué. Elle s’était promis de garder son sang-froid mais elle savait que c’était toujours une affaire délicate dès qu’il s’agissait de parler à Billy le Boiteux. Billy était un expert en trafic de tous genres, des parfums aux armes en passant par les accessoires magiques, s’il y avait quelqu’un pour trouver ce qu’elle cherchait, c’était lui. Elle écarta le gosse qui travaillait pour Billy et qui s’était mis en travers de son chemin d’un geste rageur.

« Je me moque qu’il soit occupé, dis-lui que Bellamy veut le voir. »

Eh oui, il y avait au moins un avantage, son nom ouvrait des portes désormais. Pas celles des salons d’aristocratie, certes, mais c’était tout de même utile. Le jeune garçon fila au pas de course. Elle attendit à peine deux minutes avant que la lourde porte de bois près de laquelle elle se trouvait s’ouvre. Billy le boiteux parut. Il avait toujours cet air bougon qui lui faisait une tête d’ours mal dégrossi, mais au fond, il était sympathique.

« Qu’est-ce que tu veux cette fois ? »

Ambre sourit. Toujours aussi aimable.

« J’ai besoin d’invitations… Tu sais pour la petite fête chez les Adhbreith ? »

Il grogna.

« Ah et je peux savoir pourquoi ? »

« Non ça ne te regarde pas »

La réponse avait fusée. Pourquoi d’ailleurs ? Parce que son second l’avait persuadé que cela pouvait être amusant, voilà pourquoi. Enfin Andrew n’avait pas eu la tâche difficile, elle-même trouvait plutôt l’idée plaisante. Tandis qu’elle négociait avec Billy, il était supposé s’occuper de trouver des tenues. Elle espérait qu’il suivrait ses consignes et qu’il avait compris ce qu’elle avait voulu dire pas « nous devrions faire preuve de la plus grande discrétion ». Enfin, il n’y avait aucune raison de s’inquiéter, il n’était pas idiot après tout.

Billy venait enfin de donner son prix, ridiculement élevé, mais qu’importe, cela représentait cinq minutes à batifoler non loin des bourses dans les beaux quartiers, elle accepta donc sans chipoter. Au moins elle repartait avec les deux invitations à la main.

Elle devait retrouver Andrew dans une auberge à Caerwyn (il était évidemment exclu de repasser par Achaladh). Elle se mit en route immédiatement après sa petite transaction, elle ne voulait pas arriver en retard, cela aurait pu être fâcheux.



* * *


Quelques jours plus tard, elle arrivait enfin à l’auberge de la Grenouille Curieuse. Le nom était peu engageant sur la nourriture qu’on y servait mais tout paraissait néanmoins très propre. Andrew ne fut pas dur à trouver (elle avait tendance à penser qu’il ne l’était jamais). Il ne restait plus qu’à troquer son costume contre une invitation. Le bal devait avoir lieu le soir même, c’est-à-dire dans quelques heures.

« J’ai les invitations, j’espère que tu as les vêtements, que je n’ai pas fait tout cela pour rien. »

Il acquiesça et désigna d'un signe de tête les paquets contenant probablement les habits prévus. Ambre fit quelques pas dans cette direction, et commença à ouvrir un des sacs. Elle dut retenir un glapissement à moitié enragé, à moitié horrifié en y découvrant une ROBE et qui plus est ROUGE. Ce fut d’un air las qu’elle tourna la tête vers Andrew.

« Dis-moi… Quelle partie du mot « discrétion » n’avais-tu pas comprise ? »

Si elle n’avait pas été éduquée puis entrainée à ne pas être capricieuse, elle aurait probablement hurlé, mais elle n’avait pas le courage de le faire pour un simple vêtement.

« Pff de toute manière il est trop tard pour trouver autre chose… Tu me revaudras ça… »

Elle avait prononcé la dernière phrase d’un air volontairement menaçant, bien qu’elle n’ait aucune idée de vengeance sur le moment.


* * *


Le palais était bien plus imposant de près, même si de loin il avait déjà fière allure. Ambre n’avait évidemment plus aucun souci à se faire quant à son déguisement… Elle grinça des dents.

*Merci Andrew*

Les invitations leur permirent de passer très naturellement. La salle prévue pour le bal était évidemment immense. Un orchestre jouait et le centre de la salle était dégagé pour les éventuels danseurs. Eh bien. Elle commençait vraiment à se demander ce qu’elle était venue faire là… Et surtout ce qu’Andrew avait derrière la tête pour avoir proposé une idée aussi étrange.


Spoiler:
 

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Iselia Hukrim

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Messages : 11

MessageSujet: Re: Grand bal au palais impérial [event] - Fermé   Mer 18 Juil - 20:22

Le temps n’avait pas gâté la capitale.
Certes, cette nuit était douce et seul un léger vent frais s’interposait à la chaleur. Vent frais qui me fit quelque peu frissonner. Je remontais alors mon châle rouge sur mes épaules, de peur de prendre froid. Je haïssais ces vents que jadis j’ignorais, vivant dans le Désert de feu. C’était il y a si longtemps. Mais qu’importe, si j’avais fait tout ce chemin, ce n’était pas pour me lamenter sur le temps. Mon cœur se serra et mes sourcils se froncèrent. Il fallait que je ne cesse de me répéter qu’hier avait été bien pire, il avait plu, à intervalles irréguliers, de grosses averses. Aussi, ce petit vent frais était plutôt rassurant. Je regardais droit devant moi, errant dans la ville sans but apparent. Seulement, j’en avais un. Je me faisais le plaisir de découvrir toutes les rues et impasses de la citadelle. Ainsi, si je me trouve prise, je ne serais pas le renard dans une cage, aux mains des hommes, mais le loup dans sa tanière, connaissant tous les couloirs et les passages dangereux pour semer les chasseurs. Ce n’était que précautions que je m’autorisais à faire, puisque, ce soir, la plupart des habitants de Caerwyn semblaient absents où se dirigeaient tous vers la même direction. Je pensais alors à une conférence vu la façon dont tous s’étaient vêtus. D’une manière relativement propre. Certains n’étaient, outre cette nuit, que d’humble civil, on les reconnaissait de suite tant ils avaient l’air idiots dans leur costume cousu par leurs femmes, qui elles ne se trouvaient pas être en meilleure forme dans leur corset trop petit. Je riais doucement et discrètement quand ils passaient près de moi avec un air hautain, me prenant sûrement pour une mendiante. Il faut dire que, revêtue de mon châle rouge et sale, qui recouvrait mes cheveux, et ma dégaine titubante, je devais bien en avoir l’air. Cela va de soit : c’était l’effet voulu. La surprise était l’une de mes meilleures armes, ainsi les quelconques contrebandiers m’ayant reconnus ne prendraient pas assez de précautions, pensant s’attaquer à une vielle dame blessé par le temps. Seulement, j’étais une jeune femme, courtisane même du temps.

Alors que je me vouais mon petit culte personnel, approuvant mes propres ruses, mon pied gauche et ma chausse légère fut soudainement trempés. Je venais de marcher dans une grande flaque d’eau. Le genre de petit point d’eau se trouvant être seul sur une grande route, le genre à ne pas pouvoir être raté. Je soupirais puis reculais doucement. Sans plus attendre, je retirais ma chaussure et l’essorais sur le sol. Je séchais par la suite mon pied à l’aide de mon châle qui se trouvait de toute manière être déjà en mauvais état. Enfin sèche, je m’apprêtais à reprendre la route lorsque qu’un cavalier passa à cheval. Trottant avec grâce, certes, mais dans cette même flaque d’eau, celle juste à côté de moi. Heureusement je reculais à temps, mais mes chaussures ne furent pas épargnées pour autant. Un nouveau soupir et un nouveau manège pour tenter de retrouver des chausses capables de me porter encore quelques mois. Alors que je me relevais, vérifiant si un quelconque idiot oserait m’arroser encore une fois, une lueur blanche dans l’eau m’attira l’œil. Je crus d’abord à un simple mouchoir de riche, mais ce n’était qu’un morceau de papier. Curieuse je me baissais et l’attrapais. C’était une invitation. Une invitation à un bal, à un bal impérial célébrant la paix. C’est fou ce qu’un simple morceau de papier et un grain de curiosité peuvent soudainement avoir tant de valeur. Je n’attendais que ça. Un bal quelconque, mais important tout de même. Deux ans que je courrais à la recherche de ce barde qui m’avait on ne peut plus détruit ma parfaite petite vie d’antan. Peut-être était-ce pour le mieux, mais il n’en avait pas le droit. Seuls les dieux sont autorisés à décider de mon avenir. Je ne souhaitais que le retrouver. Un bal d’une aussi grande ampleur dans la capitale même, il ne pouvait ne pas être là. Il avait, je n’en doute pas un seul instant, gagné de l’estime auprès de maintes personnes et aurait pu, grâce à son histoire, entrer dans n’importe quel orchestre et ce sans mal. Je devais y aller, pour être sûre de ne pas le voir filer sous mes yeux.

Sans plus attendre, je laissais dangereusement mon châle sur le gravier et suivait la foule. Tous était bien vêtu, mais je n’avais pour seul apparat que ma simple beauté. Naturellement propre sur moi et ne portant plus mon châle, je n’avais pas non plus l’air d’une paysanne malgré mon air bohémien que je devais à ma peau mate et à mes cheveux de cendre. Cheveux que j’arrangeais quelque peu, puis je m’entraînais tant bien que mal à afficher un grand sourire sur mes lèvres, le plus faux possible, que l’on puisse me voir telle la femme d’un aristocrate. Je n’eu aucun mal à rentrer, malgré l’état de mon invitation. J’entrais doucement. Diable, qu’il y avait du monde. Un malaise s’éprit de moi, je ne me sentais pas chez moi ici, je me devais être sur mes gardes. La foule dansait, d’autres ne faisaient que regarder ou bien applaudir. Parmis tous, on n’en remarquait qu’une, une jolie robe bleue et de beaux cheveux clairs. Je la regardais un instant avec admiration puis me fondait tant bien que mal dans la masse. La discrétion n’était pas mon fort, j’avais du mal à être, même pour un instant, comme tout le monde. Mon cœur, ma façon de vivre, me l’interdisait. Par principe, je n’approuvais pas le fait de se ranger dans une coquille commune pour y perdre mon esprit. Bousculant certains, serrant amicalement la main à d’autres, j’avançais vers l’orchestre.

Comment reconnaître le barde que je cherche ?
Me posais-je alors la question, un peu tard. L’orchestre était plutôt grand et aucun n’avait l’allure d’un barde. Mais je me devais de vérifier. Aussi, je me faufilais le plus discrètement possible avec les joueurs de violon, mimant une admiratrice un peu fêlée qui ne souhaitait que voir de plus près ces musiciens. Mon cœur s’éleva alors que je bousculais un violoniste. Il grommela, sûrement parce que le son de son instrument fut légèrement modifié et que le chef d’orchestre lui lança un regard meurtrier. Certains invités, connaissant cette musique sur le bout des doigts, se retournèrent, surpris, je suppose, d’une telle erreur. Au lieu de m’excuser, je n’attendais pas une seconde pour poser la question qui me brûlais la langue, c’était peut-être ma seule chance.

- Dîtes, n’y a-t-il pas dans ces musiciens un ancien barde ? Murmurais-je.

- Une dizaine peut-être, c’est très courant, Mademoiselle. Me fit-il, sèchement et par simple politesse.

- Lesquels ?

Il ne me répondit pas, anxieux de rater la prochaine mesure. Je soupirais puis me retirais pour me fondre au mieux dans la foule. Mes manières n’étaient pas très correctes, mais qu’importe. Je m’adressais alors de suite à ma voisine, une jolie femme avec des cheveux écarlates mêlés dans une tresse et vêtue d’une robe noire avec pour seul apparat un collier autour du cou. Je lui attrapais le poignet gentiment et avec douceur de sorte à ce qu’elle m’apporte un peu d’attention.

- Mademoiselle, excusez-moi, mais pouvez-vous me dire quand l’orchestre prendra t-il une pause je vous prie ? Si bien sûr, vous le savez. Lui chuchotais-je pour ne pas gêner les autres conversations.

Je comptais, lors de cette potentielle pause me faufiler dans les coulisses en tant que servante pour y trouver mon dû, s’il s’y trouvait. J’insistait avec mon regard bleu que je plongeais dans les yeux vairons de la jeune femme.

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Andrew Kessington

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MessageSujet: Re: Grand bal au palais impérial [event] - Fermé   Mar 6 Nov - 19:46

Assis à une table de l’auberge de la Grenouille Curieuse une chope de bière posée devant lui, Andrew attendait l’arrivée d’Ambre. Il préférait de loin le rhum à ce breuvage brunâtre et mousseux qu’il trouvait trop amer à son goût. Pas assez fort aussi sans doute. Cependant, l’établissement était des plus respectable et il aurait nui à son image de proposer un quelconque tord-boyaux à ses clients. Il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même après tout, c’est lui qui avait insisté pour qu’ils trouvent à un pied-à-terre convenable. Le soir-même ils se rendraient au bal organisé par la famille impériale en l’honneur des cinquante ans de la fin de la Grande Guerre et il avait d’entrée exclu l’idée qu’ils se promènent dans les bas quartiers de la capitale vêtus des atours dont il s’était procuré.

Au souvenir de ce détail, un sourire anima son visage précédemment impassible. Ambre allait lui en vouloir un petit bout de temps mais le jeu en valait la chandelle. Du moins le croyait-il fermement. C’était une grave erreur de la part de la jeune femme que de lui avoir confié le soin de leur dégoter des tenues pour le bal du Palais. Surtout en insistant sur le caractère discret que celles-ci devait revêtir. Andrew avait éprouvé un malin plaisir à écumer les meilleurs tailleurs de la ville à la recherche de la perle rare – tant pour lui-même que pour Ambre.

Il trouva facilement sa tenue. Il opta pour un ensemble en coton fin composé d’une chemise à jabot d’un blanc éclatant (tel qu’aucune de ses chemises n’avait eu depuis des lustres), d’un pantalon tout aussi étincelant et d’une veste bleu-nuit. La veste était décorée de boutons dorés et d’épaulettes de la même teinte et se terminait en une sorte de queue de pie. Il était à noter que l’intérieur de celle-ci était doublée d’un mince tissu d’un rouge sombre ; ah le rouge, toujours le rouge… En ce qui concernait les chaussures, une paire de bottes en cuir du même bleu sombre que celui de la veste, Andrew les avait faites faire sur mesure par un bon artisan de sa connaissance.

Il avait en effet dressé pour celles-ci des caractéristiques bien précises. Tout d’abord, il était nécessaire qu’elles soient assez souples pour être confortables en cas de course à pied (il ne fallait jamais, au grand jamais, négliger cette possibilité). Ensuite, elles se devaient d’être suffisamment hautes et larges pour lui permettre d’y glisser la dague dont il ne se séparait jamais sans que pour autant il les perdît ou qu’elles le gênassent. Le bal était un événement mondain et les armes y seraient prohibées, mais s’y présenter désarmé revenait pour lui à se déclarer comme suicidaire.

Il avait longuement hésité à propos d’un couvre-chef, mais avait finalement renoncé à l’idée, optant à la place pour une canne finement ouvragée. Cette dernière pouvant tout naturellement servir en arme d’appoint en cas de nécessité. Une paire de gants blancs venait compléter le tout. Toutes ces frivolités lui avaient coûté cher. Cependant il ne doutait pas un instant de pouvoir en récupérer le même prix, et même jusqu’au double, en les revendant au marché noir une fois l’événement terminé. Et puis, ce n’était rien comparé à la tenue qu’il avait réservée à Ambre.

Il lui avait fallu plus de temps pour réunir les éléments de celle-ci. Andrew avait une idée bien arrêtée de la couverture qu’ils allaient employer, aussi leurs déguisements se devaient d’être à la hauteur de ses espérances s’ils voulaient pouvoir tromper les gardes avec aisance. La robe qu’il avait choisie pour son capitaine était d’un rouge flamboyant qui n’était pas sans rappeler l’éclat des yeux de la jeune femme. Le fin tissu dont elle était composée descendait bas, jusqu’à frôler le sol. (C’était là le seul point négatif de l’atour car, en cas de fuite, ce détail risquait d’être problématique… Mais il n’y avait qu’à ne pas se retrouver en situation de fuite, n’est-ce pas ?)

La robe était légèrement décolletée, ce qui permettrait de mettre en avant un collier d’argent serti d’un rubis de taille raisonnable ; et sa coupe était telle que les bras se retrouvaient entièrement dénudés. Une paire de long gants blancs et deux escarpins écarlates réalisés sur mesure complèteraient alors le tout.

Andrew attrapa la chope et but quelques gorgées. Oui, pour sûr, Ambre allait enrager.

L’intéressée arriva d’ailleurs quelques heures plus tard ; le début du bal approchant dangereusement. D’un simple signe de tête, il lui désigna les paquets quand celle-ci lui demanda s’il avait leurs tenues. La réaction qui suivit l’ouverture du paquet contenant la robe valut à elle seule les longues heures de recherches qu’Andrew avait passées à la trouver. Il crut que ses yeux allaient vider leurs orbites et il laissa s’échapper un léger pouffement au moment où elle étouffa tant bien que mal un petit cri de surprise.


- Dis-moi… Quelle partie du mot « discrétion » n’avais-tu pas comprise ? lui demanda-t-elle d’un ton las.

- Je comptais nous déguiser en notables, il nous fallait les tenues en accord avec la position vois-tu. Et puis, tu te rendras bien vite compte que ta tenue se fondra dans la masse. C’est la meilleure façon de passer inaperçus au bal des Adhbreith, rétorqua-t-il, tout satisfait qu’il était de son petit effet.

Ils furent vite préparés et en chemin pour le palais. Le seul instant de tension fut celui où ils tendirent leurs invitations aux gardes de l’entrée. Cependant, il n’y avait pas lieu de s’inquiéter et on les laissa entrer sans plus de cérémonie. Une fois à l’intérieur, c’était avec un malin plaisir qu’il fit la remarque à sa compagne que bien des robes surclassaient la sienne en matière d’ostentation.


- Mais si cela peut te rassurer, tu restes très présentable, princesse, ajouta-t-il avec son expression la plus moqueuse et insistant ouvertement sur le dernier terme.

Ambre n’eut pas la possibilité de répliquer sur le moment ; les cuivres annonçaient l’entrée imminente de la famille royale. Alors les têtes couronnées surgirent des coulisses pour se présenter à la foule qui leur accorda son entière attention les quelques minutes que dura l’événement. Andrew les dévisagea gravement tour à tour. Ils étaient là. Les Adhbreith. Ceux qu’il haïssait de tout son être. Si proche et si loin à la fois. Ses poings et sa mâchoire se serrèrent. Il se força au calme.

Le bal débuta quelques instants plus tard et le brouhaha ambiant repris ainsi que la musique. "Et maintenant ?" Il resta là, immobile au milieu de cette masse de gens à se poser cette question encore et encore. S’il était venu ici c’était pour eux. Il voulait les voir pour pouvoir enfin coller un visage sur ces personnes haïes depuis l’enfance. C’était pour cela que lorsqu’il avait eu connaissance du bal il avait insisté auprès d’Ambre pour venir. "Et maintenant ?"

Il tourna la tête à la recherche d’une réponse. Peut-être y avait-il ici quelques personnes à rencontrer. Ou bien un buffet. Il appréciait l’idée de passer la soirée ici au nez et à la barbe de ses ennemis. À leurs frais aussi. Un éclat roux accrocha son regard tandis qu’il parcourait la foule. Il obligea ses yeux à chercher d’où il provenait. Lorsqu’il en trouva l’origine, son sang ne fit qu’un tour.

Hunan Alhënue. Un instant il se demanda ce que la soldate faisait ici avant de se rappeler que le bal était ouvert à tous, y compris aux habitants du Pays d’Or. La seconde chose à laquelle il pensa fut qu’il fallait absolument l’éviter de la soirée. Il ne fallait pas qu’elle le voit sinon elle les ferait démasquer. Ne faisant ni une, ni deux, il se saisit fermement du bras d’Ambre et l’entraîna dans la direction opposée tout en ignorant superbement les protestations de cette dernière. Il bouscula plusieurs personnes au passage, certaines plutôt violemment, mais n’y fit guère attention, tout occupé qu’il était à fuir. Il ne s’arrêta que lorsqu’il jugea la distance suffisante.

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Metis Adhbreith
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MessageSujet: Re: Grand bal au palais impérial [event] - Fermé   Mar 27 Nov - 14:56

Spoiler:
 

Ah les bals étaient vraiment les meilleurs endroits pour collecter ragots et potins croustillants sur ses voisins. Réellement, ce n'était certainement que dans ce genre d'occasion que Metis pouvait découvrir aussi aisément qui couchaient avec qui, quels maris se trouvaient cocufié et quelles femmes trompées. C'était presque trop facile, mais bon, elle n'allait pas s'en plaindre non plus. Pour le moment le début de la soirée ce passait plutôt bien. Mêlée à divers conversations avec quelques nobles, la princesse menait la petite cour qui s'était formée autour d'elle, à la baguette. Tous cherchaient à lui plaire de leur mieux et cela amusait particulièrement la jeune femme qui aimait cette agitation permanente autour de sa personne. Rien ne pouvait égaler pour elle le fait d'être au centre de l'attention générale, elle en était certaine. Donc, comme nous le disions, tout allait pour le mieux du monde pour le moment avec Metis. Menant les conversations avec sa droiture et sa froideur habituelle, elle réussissait à ce sentir assez à l'aise au final au milieu de cette foule pour chasser un moment sa phobie loin d'elle. Après tout, il y avait peu de chance qu'il lui arrive quoi que ce soit ici, personnes ne seraient assez fou pour tenter de l'agresser. Enfin elle l'espérait pour eux car la sécurité dans la salle était parfaitement au point. Une bonne dizaine de gardes étaient présent sur les lieux, près à intervenir, et une petite centaine d'autres gardaient le château avec pour consigne de se rendre immédiatement à la salle de bal si jamais il venait à ce passer quelque chose.

La soirée avançait donc doucement sans anicroche. Pourtant, à un moment, son regard fut attirée par une robe rouge. Tournant la tête pour voir de qui il s'agissait, la jeune femme eu la surprise de découvrir Bellamy, le "prince" des pirates, attifée d'une robe écarlate relevant sans doutes aucuns sa féminité. Une fou rire intérieure la prie et seul son self-controle permit à la princesse de ne pas pleurer de rire. Même si ses dernières aventures avec la pirate avait été tendu, cette robe lui fit oublier un moment les raisons de cette tension pour faire place à une hilarité toute particulière. Se reprenant finalement, Metis se demanda comment la jeune femme avait pu pénétrer dans le château. Son euphorie fit soudain place à l'inquiétude. Si elle avait put entrer, qui d'autre avait put faire de même ? Et question encore plus importante, pourquoi était elle là ? Prenant alors congé de sa cour, la princesse décida d'aller poser quelques questions. Avec assurance elle s'avança jusqu'à la pirate à qui elle réserva une sourire de convenance avant de prendre la parole.

"Très chère, je suis plus qu'étonnée de votre présence en ces lieux. Serai-ce trop impolie de ma part de vous demander les raisons de votre venu en mon humble demeure.... J'espère que ces raisons ne seront pas trop désagréable à entendre..."

Alors qu'elle venait juste de prendre la parole, un serviteur vient la chercher et l'informa que le discours de son frère aurait lieu d'ici peu et qu'elle était donc demandée sur l'estrade impériale. Soupirant intérieurement elle le congédia avant de reprendre la parole.

"J'espère que nous pourrons reprendre notre conversation après la fin du discours. En attendant amusez-vous et n'aillez crainte de rien. Vous êtes parfaitement en sécurité ici."

Avec dernier regard Metis rebroussa chemin. Bien entendu sa dernière phrase n'avait en réalité rien de courtois et était surtout là pour signifier à Bellamy qu'elle n'avait pas intérêt à s'échapper et que cela salle de garde était parfaitement gardée. A la première entourloupe, couic, elle se ferrait embrocher. En attendant on la demandait sur l'estrade. Se demandant en quoi sa présence était nécessaire pour un stupide discours bateau sur la paix et ses vertus, Metis le découvrit rapidement. Une fois sur l'estrade son frère prit la parole pour s'adresser à la foule.

"Chers sujets, chers hôtes venue de tous les horizons, merci de votre présence ce soir. Comme vous le savez ce bal est ici pour nous rappelez les événements tragiques qui se déroulèrent il y a plus de cinq cents ans..."

Et blabla blabla et blabla bla. La suite du discours n'était pas spécialement intéressant et se résumait surtout à une évocation historique et sur beauté de la paix dans le monde. Ecoutant à moitié le discours de son frère, Metis faisait quand même bonne figure en se tenant droite et fière aux côtés de ses frères et soeur.

"Au final je vous souhaite encore à tous une excellente soirée. A présent je laisse la parole à ma mère, l'impératrice mère Adbrigh Adbreith"

Enfin il avait finit... Quoi ?! Sa mère allait parler elle aussi mais pour dire quoi ? Déjà la jeune femme sentit le coup fourrée venir. En général on la prévenait toujours de façon détaillée du déroulement de la soirée. Si on lui avait caché l'intervention de sa mère c'est qu'il y avait anguille sous roche. Les visages graves de ses frères et soeur ne l'informa malheureusement pas sur la suite des événements. Adbright donc, s'avança et commença elle aussi un discours sur la paix etc etc. Mais bientôt elle changea de sujet pour en arriver à ce qui l'intéressait certainement le plus.

"Et enfin, pour continuer la soirée en beauté, je vous propose un concours de poésie. Ceux qui le souhaite pourront venir me déclamer leur poèmes à la gloire de la paix et à ses bienfaits de par le monde. J'annoncerai alors le gagnant aux douze coups de minuits. Quand aux prix, ils sont exceptionnelles, en plus d'un titre honoritif de porte parole de la paix, ceux arrivés en première et seconde position auront la chance de se voir accorder une danse par chacune des princesses ici présentes ! Quand à vous mesdames ne vous inquiétez pas, la gagnante ne sera pas oubliée et aura le droit de valser au bras de mon fils Ceydre."

La fin du discours fut ponctuer d'applaudissement et de rire puis la fête reprit son cours. Totalement prise par surprise, Metis ne put réagir. Ainsi il s'agissait donc du dernier plan peu subtile de sa mère pour lui trouver un époux ou tout du moins, la faire sortir de sa coquille. Totalement humiliée, la princesse descendit de l'estrade pour aller prendre l'air sur un des balcons. Air dont elle avait particulièrement besoin pour se calmer.

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Greynn Dheangst

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MessageSujet: Re: Grand bal au palais impérial [event] - Fermé   Jeu 21 Fév - 21:08

Du tissu. Des tonnes et des tonnes de tissus, de toutes sortes. De toutes les couleurs. Des tissus coûteux, de qualité. Certaines robes dans cette salle avaient sans doute plus de valeur que sa maison entière et tout ce qu'elle contenait. Et tout cela se déplaçait avec force bruissements et claquements de talons en piaillant de toutes parts pour attirer l'attention. Une femme le bouscula sans même s'excuser, engoncée dans une affreuse meringue géante de couleur bleue, qui semblait avoir pour vocation d'étouffer lentement sa propriétaire dont le pourpre du visage s'accordait à merveille avec le bleu éclatant de sa toilette. Il reprit son équilibre de justesse et se tourna vers elle pour l'observer un instant, avant qu'elle ne disparaisse dans la foule. Elle ne l'avait même pas remarqué. C'était une bonne chose.

Quelques instants plus tard, il parvint enfin à la grande table où étaient disposés les vins et autres liqueurs de toutes sortes. Probablement le seul endroit intéressant de la soirée.. En bon connaisseur, il jeta un regard rapide sur les divers alcools présentés et se décida pour un excellent bourbon en provenance du Royaume des Marath, assez difficile à trouver ici, à Caerwyn. Un laquais vêtu d'un affreux uniforme aux couleurs chatoyantes le lui servit avec empressement avant de s'occuper de l'un des invités, à l'autre bout de la table. Greynn, lui, n'était pas exactement un invité.. A vrai dire, il travaillait. Oui oui, là, tout de suite, avec son verre à la main.
Il était en fait chargé d'assurer la sécurité de la famille impériale, ce qui consistait à sillonner discrètement la salle de bal en gardant un oeil sur les membres de la susdite famille, tout en ayant accès aux buffets mis à la disposition des invités. Dans la mesure où il ne se passait absolument rien jusqu'à maintenant, il s'était finalement décidé à s'offrir un verre. Tant qu'il restait raisonnable, cela ne dérangerait personne.. Après tout, ils étaient plusieurs "freelance" à avoir été embauchés pour ce travail, parcourant les quatre coins de la salle en ce moment même, sans compter les centaines de gardes disposés dans tout le palais. Non vraiment, le risque de se trouver face à une situation dangereuse étant minime, autant profiter un peu de la soirée, bien qu'elle offrît pour l'instant peu de distractions (d'autant qu'il n'était pas cher payé). Tâchant de repérer ses "protégés" dans la foule, il se déplaça un peu dans la salle, pour finalement s'adosser à une colonne, près des balcons. Là, il sirota son bourbon en écoutant les conversations et en observant les gens qui l'entouraient, se faisant le plus discret possible. Il ne voulait surtout pas qu'on le remarque, et cela pour trois raisons distinctes: premièrement, il avait horreur de se faire remarquer. Deuxièmement, son travail ici demandait de la discrétion, nul ne devait se douter des raisons de sa présence ici, et faire oublier sa présence était un bon début pour cela.. Enfin, la foule rassemblée ici comprenait une grande partie de ses patients, ce qui le mettait très mal à l'aise: il n'était pas censé se trouver en face d'eux ailleurs que dans son bureau, il ne tenait pas à les croiser ailleurs, et surtout pas à les voir tous réunis dans la même pièce que lui.

Malgré ce désagrément, il avait accepté de jouer les gardes du corps lorsqu'il avait reçu le courrier du palais impérial puis rencontré l'intendant de la sécurité de ce même palais afin de discuter des conditions du contrat et du paiement. Principalement parce qu'il avait besoin d'argent, sa maison récemment acquise lui ayant coûté une petite fortune, mais aussi pour des raisons plus.. étranges. De son point de vue en tous cas. En effet, le jeune Ténébreux était depuis peu l'analyste de la seconde héritière du trône impérial, à savoir Métis Adbreith.. Et il avait accepté ce travail en partie à cause d'elle, ou devrais-je dire pour elle. C'était vraiment bizarre. Il ne s'expliquait pas vraiment en quoi sa présence avait influencé son choix, mais elle l'avait fait. Il avait la vague impression d'être responsable d'elle, dans le sens où son devoir était de la protéger, de quelque façon que ce soit. Et d'autre part -mais ça, il ne pouvait se l'avouer- il avait un prétexte pour la voir. Même de loin, peu importait. Il aimait la regarder, sans pouvoir se l'expliquer non plus. Après tout, il y avait un tas de choses à regarder dans cet endroit, et beaucoup de jolies femmes, certaines venant de contrées lointaines et exotiques, et qui faisaient tourner des têtes sur leur passage.. Mais elles laissaient Greynn totalement indifférent. Eh bien oui, elles étaient jolies, et alors? Aucune ne semblait mériter son attention. Aucune femme, à l'exception de Métis Adbreith. Ne pouvant expliquer cette attirance de façon rationnelle, il avait décidé de l'ignorer du mieux qu'il pouvait. Mais cela présentait des difficultés auxquelles ils ne s'attendait pas: voilà qu'il était là, dans cette immense salle remplie de gens bruyants qui l'agaçaient, mais éprouvant une joie secrète à l'idée de se trouver au même endroit que la belle Dame Métis. Et il était incapable de comprendre pourquoi. Paradoxalement, cette joie l'agaçait profondément, car il faut savoir que le jeune Ténébreux a horreur de perdre le contrôle de la situation ou de lui-même, et c'est précisément l'effet que lui faisait cette femme. Cela l'effrayait au plus haut point.

Plongé dans ces réflexions alors qu'il finissait distraitement son verre, il n'entendit pas la voix pourtant très forte et reconnaissable d'un de ses patients, à quelques pas derrière lui. Ce dernier, lorsqu'il arriva à sa hauteur, le gratifia d'une énorme tape sur l'épaule en vociférant:

- Greynn Dheangst, mon merveilleux docteur! Je ne pensais pas vous voir ici!

Tout d'abord, il sursauta violemment, n'ayant rien vu venir, puis il soupira. On l'avait finalement reconnu.. Il s'adressa mentalement quelques jurons, furieux de ne pas avoir entendu arriver l'importun, tout en se composant un visage avenant, et se tournant vers l'homme qui l'avait apostrophé avec un sourire éclatant.

- Oh, Seigneur Garreth, quel plaisir de vous rencontrer. Eh bien quant à moi je ne suis point surpris de vous voir, il y a ici les personnes les plus distinguées et les mets les plus fins que l'on puisse trouver des deux côtés de l'Océan. Il y a longtemps que vous êtes venu me voir, comment vous portez-vous? fit-il en se retenant de grincer des dents. Cet homme était insupportablement stupide et prétentieux et il était plutôt soulagé de ne plus le voir à son cabinet..

- Je me portais à merveille ces deux derniers mois, grâce à vos bons soins, mais les insomnies m'ont repris depuis quelques jours, c'est terrible, je pensais vous consulter dans la semaine! Mais laissez-moi vous présenter ma précieuse Sarah-Lise! Viens par ici ma fille, il faut que tu fasses la connaissance de ce formidable Ténébreux, il pourra peut-être faire quelque chose pour tes migraines.

Et là-dessus le vieux seigneur rubicond lui présente la main d'une jeune fille affreusement pâle et frêle dans une robe beaucoup trop volumineuse pour son visage maigre, encadré d'une chevelure d'un blond fade. Elle avait simplement l'air encore plus fantomatique, par contraste. Greynn se sentit immédiatement désolé pour elle, éprouvant son angoisse de se trouver dans cette foule étouffante, et maintenant devant un étrange Ténébreux qu'elle ne connaissait pas. Il lui fit un baisemain, comme l'exigeait la politesse la plus élémentaire, et profita du contact pour la soulager un peu de son angoisse, avant de lui adresser maladroitement un sourire de compassion. Il détestait déjà le Seigneur Garreth autrefois, mais il se rendait compte maintenant du mal que pouvaient faire la stupidité et l'ego de cet homme. On aurait dit qu'il avait vidé sa pauvre fille de toute sa substance. Elle murmura une formule de politesse d'une toute petite voix, si bien qu'il ne comprit rien, mais elle lui adressa un sourire qui semblait être un remerciement. Il inclina simplement la tête avant de se tourner à nouveau vers le détestable seigneur:

- Vous m'excuserez Seigneur Garreth, mais je ne peux m'attarder, j'ai..

A ce moment précis, la musique s'arrêta et la voix de l'Empereur retentit dans la salle. Le jeune Ténébreux ne put finir sa phrase et regarda instinctivement en direction de l'estrade, où se trouvait la famille impériale au complet. Elle était là. Fière et inaccessible. L'air un peu ennuyée aussi. Il oublia totalement qu'il venait de faire preuve d'une grossièreté incroyable envers son noble interlocuteur en lui tournant le dos aussi brutalement, mais par chance, ce dernier l'avait lui aussi oublié, écoutant le discours avec attention. Greynn en profita pour s'éclipser et aller se poster à un endroit de la salle d'où il verrait mieux l'estrade et où on ne l'importunerait point. C'est alors que, depuis l'endroit où il se trouvait, il vit de l'autre côté de l'estrade des yeux familiers. Des yeux de Ténébreux. Sa surprise fut telle qu'il écarquilla fortement les siens, pour être sûr que ce qu'il voyait là était bien l'un de ses semblables, si rares en ces contrées. Il ne pouvait voir distinctement les traits de son visage, en partie masqué par des gens placés devant lui, mais il vit que ses yeux étaient très clairs et qu'il portait une chevelure argentée. Il voulut se rapprocher mais au moment où il faisait mine d'avancer vers lui, celui-ci disparut dans la foule. Il hésita quelques secondes, puis se décida à attendre la fin du discours pour partir à sa recherche, sans vraiment savoir pourquoi il voulait le retrouver. La curiosité sans doute, et peut-être aussi parce qu'il voulait retrouver quelque chose de familier dans cet endroit où il se sentait si étranger.

L'intervention d'Adbright à propos du concours de poésie retint son attention, mais il ne pouvait décemment pas y participer: il était là pour travailler, et de toute façon il était l'analyste de Métis. Et un bon analyste doit conserver avec son patient la distance qui convient à sa fonction, ce qui bien entendu lui interdit de danser avec ce dernier. Quel dommage.. C'est alors qu'il aperçut la Dame se faufiler parmi les convives afin d'atteindre l'un des balcons, ce qui lui fit totalement oublier le Ténébreux qu'il avait remarqué plus tôt. Il ne put s'empêcher de suivre la princesse, tâchant cependant de rester à bonne distance et le plus discret possible. C'était pour lui un jeu d'enfant, d'autant que son accoutrement lui permettait de se fondre facilement dans la masse, bien qu'il le détestât au plus haut point. Comparé à ce que l'on pouvait voir dans la salle de bal, ça restait très sobre: ses vêtements étaient noirs mais de très bonne facture, et pratiquement dépourvus d'ornements, mais c'était déjà trop pour lui. Il s'était même rasé et avait tenté de plaquer ses cheveux hirsutes en arrière, mais impossible de réduire l'épaisseur de sa crinière..

Tout en se demandant à quel point il devait avoir l'air ridicule dans cette tenue, il alla s'accouder à la rambarde du balcon afin de fumer une cigarette en regardant les jardins, en contrebas. Ou tout du moins en essayant. Le balcon avait beau être rempli de monde qui, comme lui, était venu fumer à l'extérieur, il distinguait parfaitement Métis, à quelques mètres sur sa gauche, et fatalement il posait tout le temps les yeux sur elle malgré lui. Elle ne semblait pas l'avoir remarqué et il s'en félicitait, car s'il aurait aimé pouvoir discuter avec elle, il ne pouvait se le permettre ici et maintenant. Il ne fallait pas qu'elle le voie.

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