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 Nuit d'Automne

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Nuit d'Automne

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Date d'inscription : 08/05/2012
Messages : 9

MessageSujet: Nuit d'Automne   Dim 20 Mai - 17:31

I- Informations essentielles

Nom : d’Automne

Prénom : Nuit

Sexe : Féminin

Age : La vingtaine

Espèce : Salamandre

Groupe : Pays d’or

Métier : Saltimbanque officiellement (officieusement a des oreilles qui trainent un peu partout)


Equipement : Une tenue d’apparat rouge vif utilisée lors de ses représentations, à laquelle elle préfère généralement une robe pâle pour le quotidien. Des piques à cheveux particulièrement tranchantes sont devenues ses armes contre les mal intentionnés à son égard. Divers objets plus ou moins inflammables mais tous colorés animent ses jongleries.
Quant à Pims son petit lézard, il l’accompagne depuis quelques temps déjà. D’une espèce indéterminée, il ressemble à un croisement entre un serpent et un dragon, long de plusieurs pieds. Ses écailles se parent d’un vert pâle qui tire parfois sur le jaune. Il a élu domicile dans la capuche de la grande cape sombre de la demoiselle et y dort des heures, s’éveillant pour venir réclamer pitance. S’il ne se déplace pas très rapidement au sol du fait de ses courtes pattes, il est rapide et agile, escaladant sa compagne salamandre à une vitesse déconcertante.

Capacités : Ses capacités physiques misent sur l’agilité et la souplesse. Des heures de danse et d’acrobaties ont développé ces talents à l’extrême, compensant sa force physique faible et sa constitution frêle. Elle sait se défendre par quelques techniques à mains nues capables de calmer son adversaire et l’utilisation de ses piques.

Faiblesse : C’est une demoiselle, frêle qui plus est, et qui n’a guère goût pour le combat. Elle n’hésitera pas à recourir à la force s’il le faut, mais elle n’est pas très combative pour des causes autres que sauver sa peau (et ses écailles).

Particularité : Elle a développé un talent de communication avec Pims. Ayant grandi ensemble, ils se connaissent parfaitement, et ils parviennent à se transmettre des sensations, parfois quelques images un peu floues.

II- Physionomie

Une frêle demoiselle à la chevelure de feu danse dans les rues. Ses mèches folles encadrent son corps mince mais musclé dans un mouvement déconcertant, semblant s’agiter de leur propre vie. Sa peau s’orne d’un tissu pourpre qui met en valeur l’éclat sanglant de ses yeux ainsi que chaque courbe de son anatomie. Sa coupe est étrange, remontant sur sa nuque jusqu’à sa gorge, cachant son cou altier pour dénuder pourtant son ventre. Celui qui aurait le privilège de la voir sans pourrait discerner les écailles d’un rouge profond qui ornent sa nuque ainsi que son dos, le long de son échine, en un motif complexe et changeant au fil des années, mais nul n’a encore pu prétendre à ce droit. Ses oreilles s’ornent de délicates pointes peu prononcées et se parent de bijoux fins, seul luxe qu’elle se permet.

Chaque geste est calculé précisément, tellement que la grâce qui s’en dégage semble irréelle. Elle fait peur autant qu’elle fascine cette saltimbanque, et bien fou serait celui qui dirait le contraire.
Une pirouette maitrisée fait suite à une roue agile tandis qu’elle remonte la rue sur ses mains. Ses jongleries amusent pourtant ses mains dans l’instant deviennent floues, presque invisibles... Elle semble n’avoir de limite que les forces supérieures de la nature, et encore on pourrait tendre à croire qu’elle sait les défier quelques fois. Quelques secondes en apesanteur avant que la terre ne se rappelle la gravité. Le poids d’un corps entier placé sur une seule main, sur un seul bras pourtant si fin. Des balles qui semblent disparaître à la vue, créant un arc-en-ciel étrange...

Tout pourtant n’est que subterfuge. Pendant que le badaud s’attarde à une contemplation émerveillée, les yeux brillants d’intelligence s’attardent tout autour des lieux et la communication avec son lézard vert est à son paroxysme. Il tourne sur la place, près des passants, et nul geste ou bruit ne lui échappe.

La représentation prend fin. La cape brune reprend sa place sur les épaules de la demoiselle. Elle se perd dans la foule et nul ne saurait plus la reconnaitre.


III- Psychologie

Quelle folie peut bien se tramer dans un esprit solitaire ? Nul ne saurait répondre à cette question que celui qui connait telle âme. Nuit fait partie de ces gens qui ne s’attachent à personne. Elle déteste au fond les gens, et ne vit que pour ses propres intérêts. Deux êtres seulement ont su s’attirer ses bonnes attentions. Pims et Sahndem seuls comptent, ce qui se ressent très bien dans son mode de pensée.

Elle aime ce qu’elle considère comme la solitude alors que pourtant jamais elle n’est séparée de son lézard, lequel représente un ami et un confident. Ses spectacles ont certes pour but de divertir, mais en rien les badauds. C’est elle qu’elle divertit par ces pirouettes et cabrioles, gagnant de quoi se nourrir de cet art. Le divertissement est plutôt diversion. Elle en profite pour rassembler les informations qu’elle pourrait un jour faire parvenir à qui de droit. Elle n’affectionne pas particulièrement Faëlam, mais éprouve un certain respect à son égard, du fait de leur histoire. Alors elle consent quelques fois à lui transmettre des détails qui pourraient l’intéresser, avec pour seul retour de se voir laisser vivre sa vie comme elle le souhaite.

Elle n’est guère loquace ce qui rend sa voix un peu rauque de n’être pas utilisée. Sa communication avec Pims se passe de mots, elle a parfois du mal à positionner le vocabulaire adapté à ce qu’elle ressent. Elle est plus à l’aise dans l’expression de son corps que du langage et les émotions pourtant fortes qu’elle éprouve ne seront jamais fidèlement retranscrites dans sa bouche. Il faudrait savoir lire en elle, dans la courbe de ses lèvres, dans l’étincelle de son regard pour comprendre pleinement ce qu’ils s’emploient à signifier. Sans cela, nul espoir de saisir l’essence de cette demoiselle, ce dont elle se passe de toute façon bien.

Elle ne s’émeut pas du bruit, vivant dans les villes populaires, mais exècre les tentatives de communication à son égard. Si elle fait preuve de loyauté ? Encore faudrait-il qu’elle trouva cause à servir qui le mérite, ce qui n’a pas encore eu l’heur de se produire. Désabusée sans avoir même connu la vie, elle se blase peu à peu. Nul n’a jamais connu sa véritable enfance, et le secret semble garder au plus profond de son être.

Elle vit dans une attitude permanente de mensonges tant envers le monde qu’envers elle-même. En quête d’une vie...


IV- Histoire

Le jour se couche sur l’horizon mordoré, laissant l’aile douce de la nuit recouvrir peu à peu chevaux et hommes fourbus par des poursuites vaines. La chasse n’a guère été giboyeuse aujourd’hui, mais nul ne désespère, l’ombre d’un daim ou d’un majestueux cerf peut toujours se profiler... Les chiens ont perdu la trace de leur proie il y a une heure désormais, et leur jeune âge les rend un peu fous. Ils s’impatientent, l’appel du chenil s’accentue minute après minute, rendant la traque plus complexe.

Le Seigneur Gharidt a le front barré d’une ride de mécontentement annonciatrice de sombres présages. Ce soir à la Cour, les chants se feront discrets, il ne serait pas raisonnable de contrarier le Prince. Sa fille Faëlam a tenu à se joindre à eux pour une fois... Véritable fiasco. Peut être que les femmes portent malheur dans de telles entreprises, toujours est-il qu’elle va s’empresser de se plaindre auprès de sa mère de l’ennui d’une telle balade, se moquer des piètres talents de chasseur des hommes de Gharidt, et bientôt toute la Cour connaîtra sa déconvenue. Il n’en est pas question.

Alors que les hommes s’apprêtent à rentrer, bredouilles, les mâtins grognent soudain et s’enfoncent dans un bosquet frêle. Avant que les montures n’aient eu le temps de les rejoindre, ils ressortent en tirant par le poignet une jeune demoiselle à la chevelure de feu. Les premiers sangs ont déjà coulé sur sa peau d’enfant dans lesquels les crocs ont planté leur nacre, mais nulle trace de larme ne tache pourtant ses joues. Elle dévisage froidement les cavaliers qui lui font face, semblant attendre quelque chose. Voyant qu’ils ne réagissent pas, elle soupire, hausse un sourcil avant de prononcer avec une sagesse et un calme loin d’être enfantins :

« Pourriez-vous demander à vos chiens de me lâcher ? On a besoin de moi. »

Nulle impertinence mais pourtant pas trace de politesse. Une froide indifférence mêlée de mépris tout au plus. Un rabatteur s’approche pour retirer les crocs du chien mais s’exclame auparavant :

« Des écailles ! Elle a des écailles dans le cou ! »

Le Seigneur réfléchit. Voilà une agréable découverte finalement, peut être même de quoi sauver la partie. Pourtant, la petite s’impatiente, tirant sur son bras pour se dégager. Il se doit de réagir avant qu’elle ne se mutile toute seule.

« Qui a besoin de toi mon enfant ? »

« Je ne suis pas votre enfant. Une biche, elle met bas et requiert mon aide. »

L’opportunité grandit immédiatement dans l’esprit du Prince qui sourit tendrement à l’enfant.

« J’aimerais beaucoup pouvoir t’aider avec cette biche. Tu me conduirais jusqu’à elle ? »

La petite regarde l’arme au flanc de l’homme avec une moue dubitative avant de préciser :

« Seulement si vous promettez de ne pas lui faire de mal ! »

Le Seigneur promet, et les voilà partis tous les deux à pieds dans les frondaisons. Il a ordonné à ses hommes de rester sur place.

Quelques minutes et plusieurs cris plus tard, il revient en tirant l’enfant par les poignets, une profonde marque de dents sur l’avant-bras.

« Il y a une biche et son petit qui n’attendent que vous messieurs. Ramenez les au château, nous aurons de quoi festoyer dignement ce soir. »

Sans un mot de plus, il assomme l’enfant, la hisse en travers de la croupe de son destrier, y ajoute ce qui ressemble à un serpent à pattes et repart à bride abattue vers le Domaine. Le silence demeure parmi les hommes. Le malaise est perceptible.

Finalement, l’enfant sera pris en charge par les dames de la Reine sur demande pressante de Faëlam. Son animal, bien qu’abandonné en dehors du château la rejoindra quelques jours plus tard, et il s’avèrera impossible de les séparer.

C’est ainsi que la petite Nuit d’Automne, baptisée ainsi en raison de l’heure de sa découverte, grandit au sein du domaine Marath. Elle ne connait guère l’affection, n’étant l’enfant de personne et effrayant les gens avec son regard de feu, mais ne rencontre par ailleurs ni le besoin ni la violence. Une simple enfant dans un grand château qui erre selon sa fantaisie dans les grands couloirs.

Son esprit pourtant de gamine curieuse reprend vite le dessus, au bout de quelques semaines elle s’intéresse de près à la plupart des activités du lieu. Elle n’a guère de succès auprès des érudits de la Cour, étant trop fantasque et excitée pour cela. Jugée trop frêle par les maîtres d’arme, elle fut rapidement éconduite, mais l’agilité dont elle fait preuve un jour qu’elle joue avec son lézard convainc Sahndem qui passe dans le coin que son potentiel est notable en la matière.

Dans la soirée, il la trouve dans les cuisines et lui propose un marché. Il lui apprend la danse si elle devient ses yeux et ses oreilles partout au château. Les enfants ne sont soupçonnés de rien et il a entendu parler de la prétendue intelligence de cette gosse. Autant en profiter, tout en transmettant un style qu’il est le seul à avoir travaillé. Il n’a guère goût pour les manières académiques. Sous l’égide de Faëlam, il a développé ses propres passes.

Nuit se fait une joie d’accepter. Ainsi commence véritablement l’histoire de celle qui nous importe. La gamine s’avère futée et avide d’apprendre.

Pas une seule fois, l’homme ne regrettera dans toutes les années qu’ils passeront ensemble le marché qu’ils ont conclu. Elle devint plus agile encore tandis que les leçons de son professeur lui étaient dispensées, développant en outre une fine musculature et des talents guerriers en ébauche. L’art de Sahndem en effet n’avait pas pour but de régaler les yeux seulement, il était létal pour quiconque n’y prenait pas garde. Elle se perfectionna, passant des journées en exercices divers, courant dans les prés autour du château, escaladant des volées de marche sur les mains, ce qui fit rapidement d’elle une saltimbanque reconnue. Les gens s’amusaient de ses frasques et fantaisies sans que jamais personne ne fit le lien entre elle et son maître.

Elle apprit ainsi tous les ragots de la Cour, les remontant à Sahndem qui se faisait une joie de les glisser lui-même à l’oreille de la future reine. Personne ne la vit réellement grandir, mais le temps n’oublie personne, et la vingtaine tapa bientôt à la porte.

Elle fut assez grande pour partir. Faëlam était devenue Reine. Sahndem lui avait appris depuis longtemps tout ce qu’il savait, que ce soit dans le domaine de la danse, mais aussi sur toutes les autres matières qu’il aimait. Homme intelligent, il s’intéressait à l’histoire et à la politique actuelle, de telle sorte que le conflit en cours ne fut plus un mystère pour la jeune fille.

Elle quitta le château par un beau matin, emportant son lézard avec elle, sans un regard en arrière. Le temps à la Cour était révolu. L’heure était à la découverte.

Arpenter les villes et les rues du Pays d’or avait tant à lui offrir...
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Ambre Bellamy
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Date d'inscription : 10/07/2011
Messages : 999

MessageSujet: Re: Nuit d'Automne   Dim 20 Mai - 20:04

En ce qui me concerne, tout est comme il faut et j'apprécie l'effort pour bien ancrer ton personnage dans le contexte. Tu as donc ma validation !

Toutefois, comme c'est Metis qui a inventé les Salamandres et les Marath, il faudra que tu ais son accord avant d'être officiellement validée.

Voila !

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Metis Adhbreith
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Date d'inscription : 11/07/2011
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MessageSujet: Re: Nuit d'Automne   Dim 20 Mai - 20:23

Ta fiche me semble parfaitement dans les règles et quand aux divers détails ça me va tout à fait. Pour moi tu es donc validée ^^

Encore une fois bienvenu sur le forum

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MessageSujet: Re: Nuit d'Automne   

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