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 Oh. Un Kelpi. || PV Emily. || Terminé ||

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Maryline Danny

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Date d'inscription : 07/07/2012
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MessageSujet: Oh. Un Kelpi. || PV Emily. || Terminé ||   Lun 24 Sep - 17:30


Oh. Un Kelpi.


Le rivage de l’oubli. Un lieu calme, ou presque aucun être animal ou humain ne se pose longtemps. Un petit lieu paradisiaque, pour ne rien entendre à part le bruit des vagues qui glissent sur le sable et le vent qui souffle dans les branches d’arbres, pour méditer tranquillement quelques heures, quelques jours, pour ne plus parler à personne, pour s’isoler, pour réfléchir. C’est exactement ce qu’il me faut.

Ca fait une éternité que je marche. Combien de temps ? J’en sais rien. Une éternité, juste. Sans Shay, mon renard, c’est plus long. Je m’ennuie vachement plus. Mais je ne voulais pas qu’il vienne avec moi. Il est resté dans la forêt. Au moins il peut chasser à son goût. Et je veux être seule. Oh ! Voilà ! J’aperçois les bancs de sable du rivage de l’oubli. Enfin. Je me précipite vers le sable, avec mon sac en bandoulière qui ne fait que glisser de mon épaule. J’enlève mes bottes et mes chaussettes, balance mon sac dans le sable, ce qui fait un petit « Pom » étouffé, je relève mon fin pantalon en toile noire jusqu’aux genoux et mets les pieds dans l’eau salée. Ah, qu’est-ce que c’est bien, cette sensation, après des heures et des heures de marche !

Je tourne dans tous les sens, les pieds dans l’eau tiède et salée, laissant mon pantalon retomber ce qui le trempe assez. Pas grave. M’en fou. J’suis très bien là. Je sautille dans l’eau, éclaboussant ma chemise noire, et je finis par sortir enfin de la mer, puis je me laisse tomber sur le sable fin, à côté de mon sac.

*Une gamine. Je suis une vraie gamine… Mais c’est pas grave ! On s’en fou ! Y’a perso… Hein ??!*

Hennissements. Bruits de sabots étouffés par le sable. *Quoi ? Un cheval ? J’suis pas seule, finalement ?*

Je prends mon sac, le remet en bandoulière, me redresse et me retourne pour apercevoir un cheval au loin. Tout seul. Sans cavalier.

*Oh, si c’est qu’un cheval… Je risque rien.*

Je plisse les yeux en mettant mes chaussures, pour essayer de distinguer un peu mieux le dada qui court vers moi. Hein ? Vers moi ? Qu’est-ce qu’il me veut ?

Je me redresse d’un coup. Il est à une vingtaine de mètres maintenant. Je constate qu’il est trempé de sueur.*Ca dégouline... Beurk… Ah… AH MAIS C’EST PAS DE LA SUEUR ! C’est de l’eau ! Et en plus c’est que ce cheval il se rapproche dangereusement de moi ! Et il me fixe… OH LA VACHE ! Enfin le cheval… ENFIN ON S’EN FOU ! C’est pas un cheval ce truc… C’est… C’est… C’EST UN KELPI ! Et il crève la dalle. Il veut me bouffer. A tous les coups. COURS MARYLINE, COUUUUUUUUUUURS !*

Les Kelpis c’est des sales bêtes. Des chevaux qui veulent te bouffer. ‘Sont carnivores et ils savent nager dans l’eau comme des canards. Et moi j’veux pas me faire manger. Dooooooonc..

Dérapage incontrôlé sur le sable. Lattage de gueule. *Youpi, j’vais crever en me faisant bouffer par une horreur de la nature !* Redressage. Courir, loin.

Je cours comme une cinglée, envoyant des nuages de sable derrière moi. J’veux pas crever ! Pas comme ça ! Pas maintenant, là, tout de suite ! J’aurais jamais dû venir ici ! A l’aiiiiiiiiiiiide !

J’accélère et me rapproche des pins, à une trentaine de mètre de l’eau. Ne surtout pas se retourner. Ca me ferrais perdre de la vitesse. Et puis si le cheval carnivore est derrière moi, vraiment tout près, il me boufferait. Olalah… J’vais crever, j’vais crever, j’vais crever !

*Dur de réfléchir comme ça, en courant… Essais quand même, Mary. …Je peux pas sortir de couteau pour me défendre, et de toute façon ça servirait à rien. Un coup de sabot dans la tronche et il peut facilement me manger… Regarde autour de toi. Regarde autour de toi. Des arbres. Des dunes. Et la mer. Le Kelpi sait nager. Il sait courir et grimperais surement plus facilement que moi sur les dunes. Les arbres… il peut pas monter aux arbres ! Et moi si ! VIIIIIIIIITE !*

Je fonce à la lisière des arbres. Vite. Des branches basses, des branches basses… RAH Y’EN A PAS ! … Mais y’a un pin penché là ! Qui finit par monter en hauteur ! Vite !

Je me précipite vers l’arbre, prend mon élan et saute sur le tronc. Equilibre. Un pied devant l’autre. Hop hop hop. Maintenant rampe.  Voilà. Encore un peu et il pourra pas te bouffer. Dépêche-toi. C’est bon ! Ouf. Je risque pas de crever. Mais je risque d’être coincé pendant un bon moment ici, parce qu’il arrive. Il est en dessous de mon arbre. Il gratte la terre… Tentons le diable. Appelons à l’aide. Y’a surement personne mais ça m’occupera. Un petit moment. Aller, c’est parti.

« Ehooooooooooo ! Y’a quelqu’un ? Non mais parce que je suis coincée dans un arbre là, avec un Kelpi qui veut me bouffer, pas que ça me dérange tellement hein, mais j’ai juste pas envie de crever moi ! Donc si y’a quelqu’un, est-ce que cette humble personne pourrait me venir en aide ? »

Silence.
Bon. Y’a personne. Je vais crever.  Adieu.



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« Tirons notre courage de notre désespoir même. »
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Mémoires de Maryline.


Dernière édition par Maryline Danny le Mer 20 Fév - 11:41, édité 2 fois
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Emily Mercier

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MessageSujet: Re: Oh. Un Kelpi. || PV Emily. || Terminé ||   Mer 26 Sep - 14:34


Course imprévue.

Aujourd'hui il fait beau. Le soleil - boule de feu dans l'espace - brille fortement. Tellement, qu'il me fait un peu mal aux yeux. Mais c'est une très belle journée! Avec mon jeune chien, Liu, nous marchons depuis un sacré bout de temps d'ailleurs. Je commence à fatiguer à cause de la chaleur. Nous ne sommes pas loin du Rivage de l'oubli, il faut que je pense à y aller. Cela me rafraîchira! Je pose mon regard sur une petite clarière entourée d'arbre. Super! Je soupire de soulagement et me hâte avant de poser mon sac et m'assoire près d'un petit rocher. Ouf... Mes jambes me font mal et puis j'ai soif. A côté de moi, Liu est assis, la langue pendante. Je prend ma bouteille et bois plusieurs gorgée. Ça fait du bien. Je la pose au sol, met mes bras au sol vers l'arrière et lève la tête vers le haut, exposant mon visage au ciel. Il fait si bon!
Je me relève et m'étire doucement. Hm... Je dormirai ici ce soir, c'est parfait. Il me tarde aussi de toucher l'eau! Je laisse mon compagnon au camp et pars vers la direction de la plage. C'est parti.

Douce brise marine qui frôle mes cheveux châtains... Une odeur de sel vient titiller mes narines. C'était calme. Je saute à chaque fois qu'un tronc me barre le passage. Depuis mon départ, il ne s'est pas passé grand chose. J'ai eu beaucoup de chance de ne pas faire de mauvaises rencontres! Ces jours-ci j'étais plutôt tanquille. M'enfin, je vais pas me plaindre, hein! Au contraire. Bah j'espérais quand même ne pas m'ennuyer... Ah ce n'est plus bien loin! Je presse le pas mais me fige en attendant des bruits de pas étouffés. Qui était là?! Je regarde autour de moi et prend le manche de mon épée en main sans la retirer de l'étui. Personne. Silence. Quelque chose tape le sol. Je m'apprête à partir en vitesse, prudente.

« Ehooooooooooo ! Y’a quelqu’un ? Non mais parce que je suis coincée dans un arbre là, avec un Kelpi qui veut me bouffer, pas que ça me dérange tellement hein, mais j’ai juste pas envie de crever moi ! Donc si y’a quelqu’un, est-ce que cette humble personne pourrait me venir en aide ? »


Quoi? Quelqu'un est en danger? Je repousse ma première idée et cours en direction du crie, prenant soin de ne pas me faire découvrir. Je pose mes yeux sur les silhouettes. Un cheval? Non... Est-ce un de ses fameux Kelpi? Horrifiée, je fronce les sourcils et déglutis. Jamais je n'aurais crue en rencontrer un jour! Une sale bête carnivore. Il semble affamé d'ailleurs et je ne doute guère qu'il compte faire de sa vctime son repas. Je coule un regard vers la jeune fille. Quelle manque de chance... Bref, je ne pourrai tout de même pas la laisser dans ce pétrin. Sinon elle allait crevée, dévorée par ce monstre.
Il avait la même forme qu'un cheval. Beaucoup de choses en communs. Comme le long museau, les petites oreilles... Ses yeux étaient terrifiants! Ils me glaçaient littéralement le sang. Sans mentir, la vision que j'avais de cet animal m'orripillais du plus au point! Franchement, qu'est-ce que je fichais ici? J'étais folle!
Ses dents étaient pointues telles des poignards et semblaient aussi tranchants que des lames de rasoir. Frisson d'effroi, l'idée d'avoir mes os broyés par celles-ci me terrifiait. Quelle horreur! En tout cas, le reste était comme ses cousins. Sauf que lui, il peut respirer sous l'eau. D'ailleurs son pelage était dégoulinant. Beuh... Dégoûtant! On racontait qu'ils étaient féroce. Avec le peu d'expériences que j'avais, je ne savais sans nul doute aucune chance face à lui. Faudrait pas qu'il me bouffe hein! me dis-je.

Que faire? Je réfléchis rapidement. Chassons pour l'instant l'insouciance. J'ai pas vraiment envie de crever, hm... Une idée! Je prend en main mon totem, me concentre, et invoque le loup. Voila, comme ça! Il marche rapidement derrière les arbres, jusqu'à atteindre celui près du Kelpi. Vif comme l'éclair, il lui mord férocement une patte arrière. Le souffle coupé, je le fais disparaître car je n'en avais plus besoin. Le méchant cheval se retourne. Il est furieux. Automatiquement, il avance mais à cause de sa blessure, tombe la tête la première au sol. Je ne peux m'empêcher de pouffer de rire. Je met aussitôt ma main devant ma bouche. Spectacle très divertissant! Le grand et fort Kelpi qui se ramasse au sol, hihihi!
Je me claque mentalement. Pas le temps pour ça! Je cours en direction de la jeune fille, monte rapidement l'arbre grâce à mon agilité, et prend sa main pour l'aider à descendre. Au pied de l'arbre, je cours aussi vite que possible, accompagnée d'elle. Par où aller... ? Ah oui! Vers le camp!

Ce n'est qu'au bout d'un moment que nous arrivons à destination. Essoufflée et haletante, je m'arrête directe; main sur les genoux. Je tente tant bien que mal de reprendre mon souffle. Pfiouu... Je relève la tête, rassurée. Elle semblait aller bien au moins. Ouf! J'étais vraiment arrivée à temps! Je souris sans trace de malice ou de moquerie et me présente par politesse.

« Bonjour! Je m'appelle Emily Mercier. Est-ce que vous allez bien? C'est que ce n'était pas rien! »

Ah et je n'ai pas pu profiter du Rivage de l'oubli. Zut! Ce sera pour une prochaine fois... Je m'assieds tranquillement, crevée. Heureusement que je ne faisais pas ça tous les jours! Liu vient vers moi la queue battante, je lui caresse doucement la tête. Au moins, lui il était en pleine forme! J'ai les jambes en compotes... Pas question de courrir de nouveau aujourd'hui! Stop! Je repose mon regard sur l'inconnue, je me demande qui elle est vraiment. Était-elle quelqu'un de particulier elle aussi? Peut-être.
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Maryline Danny

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MessageSujet: Re: Oh. Un Kelpi. || PV Emily. || Terminé ||   Sam 29 Sep - 13:13


Gniah gniah gniah, tu m’auras pas eu, saleté !


*Bouhouhou, j’vais me faire manger par une horreur de la nature...*

Saloperie de cheval carnivore. Je te hais. Je te hais ! Je te hais de haine. D’une haine pure et profonde.

J’arrache une branche, qui frôlait mes cheveux, au-dessus de ma tête, et je regarde l’animal droit dans les yeux. Ce qu’il fait lui aussi. Je l’observe. Il m’observe. Avec ses yeux injectés de sang et ses pupilles dilatées ; il fait vachement peur. Il a un air de psychopathe (ce qu’il est, en fait). Pourquoi les Kelpi mangent les humains ? Je sais pas, moi ça me vient même pas à l’idée de manger un cheval ou un Kelpi ! J’ai un frisson. Si je tombe, il fera qu’une bouchée de moi. Fais attention, Maryline, fais attention…

Tandis que je me relève sur la branche, qui commence à bouger dangereusement, et que j’essaie de stabiliser mon équilibre pour pouvoir balancer la branche sur le monstre, un loup apparaît derrière le cheval mi- aquatique mi- terrestre, et disparaît. Hein ? Disparaît ? Une invocation ? Je garde la branche auprès de moi, finalement je ne vais pas la balancer. Et là, tout se passe très vite. L’ignoble animal se retourne et se fracasse la tronche. Une jeune femme grimpe sur mon arbre, m’attrape un bras et me fait descendre du pin. Je lâche mon bâton et je me laisse faire sans broncher, vu que je ne réalise pas vraiment ce qu’il est en train de se passer. La jeune femme m’entraine à nouveau sur les bancs de sable, puis nous nous retrouvons une nouvelle fois dans la forêt, pour finalement atteindre une petite clairière. On a dû courir une quinzaine de minutes en tout. La brunette –oui, parce qu’elle est brune-, est toute essoufflée. Elle a posé une main sur un de ses genoux et respire fort. Elle ne doit pas avoir l’habitude de courir comme ça, ce qui ne me gêne pas, moi. Je la regarde la jeune femme qui me regarde à son tour, toujours courbée en deux, mais qui me souris gentiment. Moi, je dois avoir l’air froide, parce que je ne lui rends même pas son sourire. Je suis plutôt en train de planer en fait. Cette femme vient de me sauver, elle a donc entendu mon appel au secours. Une chance qu’elle est été là.

« Bonjour! Je m'appelle Emily Mercier. Est-ce que vous allez bien? C'est que ce n'était pas rien! »

Ses paroles me ramènent à la réalité. Je secoue la tête, ce qui fait voler mes longs cheveux noirs corbeaux, ramenés en deux couettes, et je réalise qu’elle a risqué sa vie pour moi. Je secoue ma sacoche, l’ouvre et en sors une grande serviette à carreaux rouges et blancs, une gourde d’eau, quelques cookies fait par moi-même, et une pomme, que je pose par terre, à côté de ladite Emily, qui s’est assise, et qui s’occupe d’un petit chien tout blanc.

Je m’assois en face de la jeune femme et la détaille un peu mieux. Elle a les cheveux carrés, coupés courts et lisses, de beaux yeux émeraude, et un joli visage. Elle porte une pierre autour de son cou, aussi, surement le loup invoqué de tout à l’heure, donc.

Je joue avec une de mes couettes en répondant à la jeune femme :

« Tiens, prend ça, c’est pour toi. » Je dis en lui montrant la pomme, les gâteaux secs et la gourde d’eau d’un geste de la main. « Merci de m’avoir sauvé, Emily. J’n’aurais pas pu me débrouiller toute seule. Je vais bien. Enfin je pense… »

Je lui souris, puis je réalise que j’ai oublié de me présenter.

« Mon nom à moi, c’est Maryline. Maryline Danny. »

Le petit blanc qui suit me fait penser au loup invoqué qui m’a sauvé. Heureusement qu’elle était là… Si j’avais loupé mon tir de bâton, je me serais surement lattée une nouvelle fois la gueule en tombant par terre, et cette fois-ci, par contre, je me serais fait bouffer toute crue…

« Dis-moi, tu es une Invocatrice, n’est-ce pas ? C’est grâce au loup que tu m’as sauvé ? Encore merci, d’ailleurs…


HRP - Comment je te piques tes codes 8D ♥

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Emily Mercier

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MessageSujet: Re: Oh. Un Kelpi. || PV Emily. || Terminé ||   Lun 8 Oct - 13:18


Place aux mots.

Elle sort plusieurs choses de sa sacoche puis s'assieds en face de moi. Je la dévisage calmement. Ce n'était pas "cette personne". Ses cheveux sont noir ébène et forment deux jolies couettes. Sur son visage, elle a de magnifique yeux bleus. Sa peau est très pâle, semblable aux nuages. Hm... Peut-être qu'elle ne sort pas souvent au soleil? C'était une hypothèse. En tout cas, elle n'a pas l'air méchante. J'aperçois sur ses vêtements plusieurs poils roux et blancs. A-t-elle un animal avec elle? Personne ne l'accompagne mais on ne sait jamais si il est plus loin. Liu s'approche d'elle et se met à la renifler instinctivement. Il semble nerveux car plusieurs odeurs doivent la recouvrir. Il piétine le sol puis se couche au sol, aux aguets et les oreilles en pointes. Il attend gentiment un mouvement. Je souris doucement. Alala...

« Tiens, prend ça, c’est pour toi. Merci de m’avoir sauvé, Emily. J’n’aurais pas pu me débrouiller toute seule. Je vais bien. Enfin je pense… Elle sourit. Mon nom à moi, c’est Maryline. Maryline Danny. »

Je prend vivement un cookie que j'avale rapidement en deux bouchées. Je me sens un peu gêné par ces remerciements et mes yeux fixent le sol et bougent rapidement. Pas que ça me déplaise! Loin de moi cette idée. Je tripote nerveusement mes mains et lui rend son sourire en la regardant dans les yeux. Ladite Maryline a dû vraiment être angoissé de finir entre les crocs du Kelpi. J'avoue que moi-même j'avais eu peur. Il faut vraiment être loufoque pour attaquer de front cette bestiole. Possible que si je n'avais rien put faire, je me serais enfuie! Enfin bon, je répond à ses questions pour ne pas la faire attendre plus longtemps.

« Oh mais de rien, c'est tout à fait normal... Et oui, c'est exact, je suis une invocatrice. Je suis contente d'apprendre que vous allez bien! Dites moi, est-ce que vous vivez quelque part ici? »

J'ai hésité à poser cette question mais il faut bien que je le sache. Je me met en tailleur et reste ainsi. Tout est tranquille maintenant et donc j'ai tout mon temps de rester comme ça, le soleil ne disparaîtra que dans quelques heures. Je respire désormais calmement, mon pou a ralenti. Tant mieux. Je tire mon petit sac vers moi et le pose à côté de moi. J'en sors un tout fin biscuit que je tend à mon chien qui s'empresse de le manger. Il reste toujours couché en face de Maryline. Liu est un tout petit husky blanc, il est très jeune et a les yeux bleu clair.
Un oiseau crie. Je me demande ce qu'il a? Enfin bref, ça n'a aucune importance... Demain je devrai repartir.


HRP - XDD. Pas très long désooo. ^^'
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Maryline Danny

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MessageSujet: Re: Oh. Un Kelpi. || PV Emily. || Terminé ||   Mer 31 Oct - 0:49

Essayons de faire connaissance.


La jeune femme s’approche de la petite nappe à carreaux, prend un cookie et l’avale ultra rapidement. Elle, elle doit avoir faim. Elle a dû le croquer en deux bouchée même pas. Je souris, amusée par la réaction de la chère Emily qui a l’air nerveuse –ou gênée. Elle regarde le sol de ses yeux, assez rapidement, et elle tripote ses mains nerveusement. Elle est donc nerveuse. Pourquoi ? Je hausse un sourcil quand elle prend la parole : « Oh mais de rien, c'est tout à fait normal... Et oui, c'est exact, je suis une invocatrice. Je suis contente d'apprendre que vous allez bien! Dites-moi, est-ce que vous vivez quelque part ici? »

Je n’aime pas quand on me vouvoie. Surtout qu’elle doit avoir mon âge, voir un ou deux ans de plus que moi. Je la fixe dans les yeux tandis qu’elle s’installe en tailleur. Quelques secondes à peine se sont écoulées quand un oiseau pousse un cri. Je me retourne et essaie d’apercevoir quelque chose qui pourrait nous coûter la vie, un danger potentiel. Je plisse les yeux et regarde entre les arbres. Rien. Je n’aperçois rien. Mais je ressens une drôle de sensation au niveau de ma nuque. Je ne sais pas si vous connaissez ce sentiment d’anxiété, de stress, mais personnellement, quand ça m’arrive, j’ai l’impression que ma nuque se noue. Oui, oui, c’est formulé bizarrement mais c’est exactement ça que je ressens. Et en ce moment, à l’heure qu’il est, quand je regarde la forêt, je ressens ce sentiment d’anxiété. Le Kelpi est peut-être de retour ?! C’est peut-être pour ça que je suis toute anxieuse, d’un coup. Je me retourne une nouvelle fois, regarde la chère jeune femme et dis d’une voix douce, en essayant de ne pas parler trop fort :

« Non, je suis une sorte de nomade. Je bouge de ville en ville depuis mes treize ans, à peu près. Au fait, tutoies moi, c’est plus simple.

Je prends une petite pause et je regarde encore une fois derrière moi. Un autre oiseau pousse un cri. Et puis un autre encore. Et encore un autre. Et plusieurs oiseaux continuent comme ça. Je me redresse d’un coup, récupère mes affaires, les ranges dans mon sac et tends la main à la jeune femme.

« On devrait se réfugier en hauteur, dans un grand arbre. Tous ces oiseaux qui commencent à crier et à s’envoler, c’est pas bon. Si tu veux, je peux t’aider porter –enfin, à hisser- ton chien dans un arbre, quand on en aura trouvé un. Mais je suis pratiquement sûre qu’on ne devrait pas rester là. Le Kelpi nous a peut-être retrouvées. Si tu veux, je t’aide à récupérer tes affaires. »


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Dernière édition par Maryline Danny le Mar 6 Nov - 20:17, édité 1 fois
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Emily Mercier

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MessageSujet: Re: Oh. Un Kelpi. || PV Emily. || Terminé ||   Mar 6 Nov - 14:21


Trouvons un endroit sûr.

Maintenant la jeune fille semble anxieuse. Je ne sais pas pourquoi. Hm... Peut-être craint-elle que le Kelpi nous retrouve. Je ne serais pas étonné, en fait je ne sais pas grand chose sur ces bestioles. J'espère de tout coeur ne jamais en revoir de toute ma vie entière. Je peux toujours rêver, hein? Revoir ses crocs si tranchants me terrifie. Mais en y réfléchissant, c'est Marilyne qui a dû avoir le plus peur évidemment. J'aurais pas aimer être à sa place, brr. Elle me répondit par la suite, avec une voix douce:

« Non, je suis une sorte de nomade. Je bouge de ville en ville depuis mes treize ans, à peu près. Au fait, tutoies moi, c’est plus simple. »

La tutoyer? Bon si elle veut y a pas de soucis. Elle se retourne et plusieurs oiseaux cris. Pourquoi crient-ils comme ça? Ce n'est pas très rassurant... Je regarde en l'air. Des petits animaux s'envolent au loin. Quelle chance! C'est aussi un bon moyen de fuir le danger. Voler, un rêve de l'humanité. Pouvoir admirer toutes les merveilles de la nature sans problème... Je chasse mes pensées au même moment où Marilyne se redresse, range ses affaires et me tend la main. Hm? On dirait bien qu'elle est prête à s'en aller. Ses paroles me le confirmèrent.

« On devrait se réfugier en hauteur, dans un grand arbre. Tous ces oiseaux qui commencent à crier et à s’envoler, c’est pas bon. Si tu veux, je peux t’aider à porter –enfin, à hisser- ton chien dans un arbre, quand on en aura trouvé un. Mais je suis pratiquement sûre qu’on ne devrait pas rester là. Le Kelpi nous a peut-être retrouvées. Si tu veux, je t’aide à récupérer tes affaires. »

Je décline gentiment sa proposition et prend sa main pour me relever. Je range rapidement mes affaires. Pfou... Heureusement que j'ai eu le temps de récupérer. En tout cas pas question de recroiser ce fichu animal! Donc, autant faire ce qu'elle suggère. Ça ne me dérange point. Je prend mon sac sur le dos et avance dans les profondeurs de la forêt. A chaque pas, je regarde prudemment autour de moi. Le Kelpi ne devait pas nous prendre pas surprise sinon on était coincé. En marchant, j'essaye de faire le moins de bruit possible. Pas facile avec ces broussailles. Les arbres que nous avons croisé ne m'ont pas semblé assez robuste pour supporter nos corps. Ici, on n'aperçoit plus le ciel. Tous ce qu'on peut voir c'est des arbres à perte de vue, de la mousse, des végétaux et même quelques animaux qui détalaient à toute vitesse. Pas l'ombre d'un cheval fou furieux. Je me détend légèrement. Pourtant, les volatiles ne s'étaient toujours pas calmé. Inquiète, je presse le pas. Et ce n'est qu'au bout d'un instant que je vois un grand chêne. Parfait! J'invite de la main la jeune fille de me suivre. C'est vrai qu'elle m'a proposé de porter mon chien mais je n'ai pas envie qu'elle porte trop de choses. Je suis une bonne grimpeuse donc ça devrait aller. Je prend Liu d'un bras et commence à monter. Derrière j'entend des pas. Des pas? Qui ça peut bien être? Mais bien vite ils disparaissent. Si c'était le Kelpi il nous avait manqué! Reprenant mon ascension, j'arrive bien vite à une branche pas bien haute mais pas trop basse non plus. Je hisse le canidé et attend patiemment Marilyne. La branche semblait assez solide pour nous supporter et puis elle était plutôt large. Bref c'était super. Je m'assied tranquillement. Même si le monstre nous trouvait il ne pourrait pas venir nous chercher.

Ah j'ai toujours aimé grimper aux arbres. D'habitude je monte le plus haut possible, pour admirer ce si beau paysage. Mais aujourd'hui je ne suis pas seule. Marilyne semble gentille donc ça devrait aller. Je me frotte les yeux et sors ma gourde pour boire un petit coup. Plus qu'à attendre qu'elle monte.

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Maryline Danny

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MessageSujet: Re: Oh. Un Kelpi. || PV Emily. || Terminé ||   Ven 30 Nov - 20:35

Sur la plus haute branche, un rossignol chantait...


La jeune femme range rapidement ses affaires. Je la regarde faire, en secouant de la main une de mes couettes. Et puis, tandis qu’elle se précipite dans la forêt, je m’attarde quand même un peu à l’endroit où elle se trouvait. Je regarde les alentours, et vois un buisson bouger. Y’a quelque chose de vivant, dedans, on dirait. Je plisse les yeux, je me baisse et je m’en approche, lentement, en rampant, et en essayant de faire le moins de bruit possible, malgré l’herbe haute et légèrement sèche. Je m’accroupis en face du dit buisson, qui a arrêté de secouer son branchage depuis quelques secondes, et je regarde à travers les feuilles. Rien. Je fronce les sourcils. Peut-être que ce n’était que le vent, finalement, et pas une bestiole. Tant pis.

Je me redresse, époussette mon pantalon et me tourne dans la direction qu’Emily a prise toute à l’heure. Elle est déjà à une vingtaine de mètres de moi, et elle semble me faire un geste de la main pour que je la rejoigne. Je cours jusqu’à elle et laisse un tout petit peu de distance entre nous, au cas où elle devrait se retourner précipitamment et qu’on devrait déguerpir vers l’endroit de tout à l’heure, finalement.

Je me fige juste à temps pour ne pas écraser un mulot qui passe sur mon chemin, en direction de la mer. J’essuie mon front et fait une petite pause en le regardant s’en aller, puis je continue à marcher dans la direction d’Emily. Son petit chien blanc, qui la suit à la trace, m’arrache un petit sourire. Il est vraiment mignon.

Tandis qu’on approche d’un arbre, qui, à mon avis, pourrait nous soutenir tous les trois, je m’arrête sans faire attention à Emily qui continue tout droit, et j’observe les alentours. Ça sent bizarre…
Tous ces animaux qui déguerpissent… Ce n’est pas normal. Et ces oiseaux qui n’arrêtent pas de crier, ce n’est pas normal non plus… En plus ils détalent tous en direction de la mer, on dirait. Je fronce les sourcils, me retourne et constate que la jeune femme a disparu de mon champ de vision. Merde.

Je suppose qu’elle est partie tout droit, vu que des ronces et des broussailles sont encore un peu aplaties. Je m’engage donc dans cette direction en trottinant, avec mon sac qui se cogne toutes les 2 secondes contre ma cuisse gauche. D’un coup, je me rétame en me prenant une ronce, ou peut-être une liane, dans le pied, et je déchire un peu mon pantalon au niveau d’un genou. Raaah, punaise. Je me relève, me frotte les yeux et continue, à marcher, cette fois-ci, en regardant par terre. Je relève les yeux au bout de deux minutes et arrive devant un grand chêne, ou la jeune femme de tout à l’heure est déjà perchée, une gourde à la bouche, son chiot couché à côté d’elle.

Je me hisse à côté d’elle en m’aidant des branches basses, et je m’assois tranquillement à ses côtés en laissant mes pieds se secouer dans le vide. Je ne dis rien, mais par contre je fronce les sourcils et remarque que les animaux continuent de tailler en direction de la mer. Une biche avec son faon passent même sous nos pieds. Un oiseau, un rossignol, plus exactement, s’envole de l’arbre d’en face et vient se poser sur une des branches les plus hautes de notre chêne, et il se met à chanter. Je me balance lentement, au rythme de la mélodie qu’il nous chante, et m’arrête brusquement, en même temps que son chant. Je lève la tête et le voit s’envoler d’un coup, comme s’il avait vu, senti quelque chose de dangereux. Très dangereux.

Et là, d’un coup, tout s’éclaire. Les animaux qui détalent vers la mer, l’odeur bizarre de tout-à-l’heure, le rossignol qui s’envole sans crier gare, les oiseaux qui ne chantent plus… La forêt, du moins la partie ou nous nous trouvons, elle prend feu !

Je saute de ma branche et me précipite dans la direction opposée aux animaux. Je regarde parmi les arbres, et je pense apercevoir, au loin, de la lumière rouge-orangée, ainsi que de la fumée. Il ne fait pas tard, ce n’est pas le coucher du soleil. Il n'y a pas de brume non plus, et même si s'en était, je n'en ai jamais vue d'aussi foncée. L’odeur de tout à l’heure s’est accentuée et on peut sentir que ça commence à légèrement puer le cramé. Il y a le feu, c’est sûr et certain. Je me précipite au pied du chêne et parle d’une voix forte, sans pour autant crier, à Emily en lui ordonnant de descendre parce que la forêt crame. Je monte sur une branche basse, attrape son chiot, le cale entre ma hanche droite et mon bras, puis je saute de l’arbre, en attendant que la jeune femme rassemble ses affaires. Après, on pourra détaler vers la mer, comme les animaux.


Excuse pour le temps monstrueux de réponse. Pour la suite, tu peux me faire courir jusqu’au rivage de l’oubli (ou un autre endroit, si t’en trouve un…) ^^
J'espère que ma réponse te plaira, j'ai fait de mon mieux...

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MessageSujet: Re: Oh. Un Kelpi. || PV Emily. || Terminé ||   Ven 30 Nov - 23:50


Au feu!


« Il n’y a pas de fumée sans feu. »


Les oiseaux volent à toute vitesse, paniqués. au dessus. Marilyne me rejoint sur la branche au bout d'un moment. Elle semble préoccupée et balance ses jambes dans le vide. Mes yeux se baissent en bas, et je peux apercevoir plusieurs bêtes courir en direction du point d'eau. Pourquoi ça? Je fronce les sourcils et fixe la forêt d'un air pensif. Il doit se passer quelque chose... Une étrange odeur familière vint me titiller les narines. Je n'arrive pas à l'identifier. Les animaux ont l'air terrifié. Ça ne peut pas être quelqu'un ou quelque chose de vivant qui provoque cela. Sinon il y aurait plus de bruits. Alors quoi? Je relève la tête. Hm... Le ciel s'est assombri. Comment est-ce possible? Je plisse les yeux. Ça bouge... C'est sombre... Ça effraie les bestioles. Voyons... Je dois me rappeller. Je ne sens que du danger. Et c'est inquiétant! Moi qui me croyais enfin tranquille... Liu se met debout sur la branche et remue nerveusement. Ses yeux s'écarquillent et je vois ça gueule s'ouvrir légèrement. Je le regarde intriguée. A-t-il senti quelque chose? Il semble bien que oui. Ses oreilles sont plaquées contre son crâne et sa queue bat rapidement l'air. Je remarque que la jeune fille a disparu. Je me demande où elle est partie... Mon chiot se met alors à couiner et grogner et s'appuie sur mon épaule avec ses pattes d'un mouvement pressant. Je tangue légèrement et le repousse gentiment. Qu'est-ce qui lui prend? Je vois dans ses yeux l'affolement. Finalement il doit bien se passer quelque chose. L'odeur se fait plus distincte. Je ferme les yeux et utilise l'odorat très développé de mon invocation. Ça me picote la gorge, c'est désagréable. Et surtout, je peux sentir l'odeur du brûlé. Quoi? Ne me dîtes pas que c'est... du feu? La partie de cette forêt s'enflamme! Je coupe le processus car je commence déjà à m'épuiser.

Tout s'explique. Les cris d'alerte, les fuites... Le ciel noir. C'était de la fumée. Et comme dit le proverbe: il n'y a pas de fumée sans feu! Donc... Je peux en conclure que le feu se répend près d'ici. Mais tout le monde sait qu'un feu ne se fait pas tout seul. Qui était le coupable? À côté, le petit chien s'agite de plus en plus. Il serait temps de partir. Néanmoins, je revois la silhouette de Marilyne. Elle m'ordonne de descendre et m'explique en vitesse ce que je viens de constater. Elle monte et redescend avec Liu en le portant à sa hanche droite s'aidant de son bras, et je fais de même. La température commence déjà à augmenter peu à peu et je peux apercevoir quelques fois des formes orangées. Angoissée à l'idée d'être rôti comme un poulet, je me rue en direction du rivage de l'oubli, oubliant par la même occasion ma précédente mésaventure. En pleine course je heurte un lapin par mégarde. Je m'arrête aussitôt et remet la bête sur patte. Il ne semble pas blessé, ouf! Et je continue de nouveau mon chemin. Maintenant, on peut entendre le crépitement des flammes. La fumée est très visible en hauteur. On peut même deviner les branches qui tombent violemment au sol. Les incendies peuvent vraiment être horrible... Personne est épargné! Soit tu meurs cramé. Soit tu meurs à cause de la fumée. Ce nuage noir gris est le plus dangereux. C'est très mauvais pour notre santé fragile.

Le temps me parut extêmement long. Je ne sens plus du tout mes jambes, ma tête me fait mal. Ma gorge me brûle. Encore un petit effort... Je soupire bruyemment de soulagement en voyant la rive. J'accélère et les dunes remplacent bien vite la terre et l'herbe de la forêt. Le soleil m'éblouie quelque peu, mais je ne m'arrête que lorsque je fus proche de l'eau. Soulagée, je reporte mon regard vers les flammes. Je regarde, dépitée. Les arbres doivent tellement souffrir... J'aimerais tellement arrêter ce massacre! Si seulement je savais comment faire... Finalement je détourne mon regard et cherche Marilyne.

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MessageSujet: Re: Oh. Un Kelpi. || PV Emily. || Terminé ||   Sam 15 Déc - 14:57

Crétin de chien.


La jeune femme est en train de me regarder, et je vois dans son regard qu’elle a capté à l’instant, tout comme moi, ce qui est en train de se passer. Elle commence à descendre lentement de l’arbre, et je bouille intérieurement pour qu’elle se dépêche un peu plus… Enfin elle fait de son mieux. Mais le feu a le temps d’avancé, et vachement vite en plus. Je ressers fort le petit chien contre moi, en le tenant le mieux possible. Cette fois-ci, je le porte carrément contre ma poitrine. Il n’est pas très gros, je pourrais courir avec lui pendant un bon moment sans m’essouffler. Tant mieux.

Malheureuse, je regarde la forêt brûler sous mes yeux, les flammes se rapprochant dangereusement de nous. Combien d’arbres, de fleurs, et d’animaux vont mourir… dans d’atroces douleurs, en plus ? Je secoue la tête, horrifiée par le spectacle affreux qui se déroule sous mes yeux. Le plus important, c’est de sauver ma vie, celle d’Emily et de son petit chiot, pour le moment. Je continue à regarder les flammes, qui se reflètent surement sur mes yeux bleus et je soupir lentement… Et puis je relève la tête vers l’arbre. Et je n’aperçois plus Emily.

Elle a dû fuir le brasier quand j’étais perdue dans mes pensées. Je tourne la tête à gauche, à droite, et je me retourne finalement vers la mer. Il n’y a pas de chemin, pas de sentier, juste des buissons et des arbres collés les uns aux autres. Je vais devoir me dépêcher et me débattre entre les branches, les ronces et les herbes hautes si je ne veux pas terminer cuite comme un poulet…

Je fronce les sourcils et pousse un petit grognement. Cela va être dur de passer par là ; surtout avec le chiot. Tant pis. A la guerre comme à la guerre, hein…

Alors que je m’apprêtais à plonger dans la végétation dense en face de moi, l’husky pousse un gémissement et m’échappe des mains. J’ouvre de grands yeux et me retourne vers le brasier, dans la direction que le truc blanc a pris. Je lui hurle un « NON ! REVIENS-LA TOUT DE SUITE ! » Mais rien n’y fait, le chiot se dirige vers les flammes… Mais pourquoi est-ce qu’il fait ça ?! Pourquoi qu’il fait ça, bon Dieu ?!

Sans réfléchir, je m’élance à sa suite en courant le plus vite possible vers lui ; vers le brasier. Emily m’en voudrait, me torturerait, m’étriperait, me tuerait si je ne lui ramenais pas son chien.
Enfin je pense. Parce que c’est ce que je ferais si on laissait mourir mon Shay dans un feu de forêt.

Je pousse un hurlement de rage, jure dans plusieurs langues contre le chien et m’élance dans les flammes. La chaleur a monté d’un coup, ça sent le bruler, il y a des braises, des cendres, des étincelles et des flammes tout autour de moi.
Je suis complètement tarée de faire ça.
Pour un abruti de chiot affreusement débile en plus.

Tandis que je continue de jurer, une quinte de toux horrible me prend à la gorge. J’ai l’impression que je vais recracher mes tripes. Stupido cane dei miei du… Je jure alors en italien, langue que m’enseignait ma mère de temps à autre, il y a très longtemps.

Alors que je continue de tousser, je repère le crétin blanc à quelques mètres de moi, qui aboie sur quelque chose. Je m’approche de lui et me stop net en sentant que quelque chose me brûle le bas du dos.

Je pousse un cri d’effroi, de peur et d’angoisse en constatant que le bas de ma chemise est en train de brûler. Je me jette à terre, roule dans tous les sens sur le sol chaud et noir, et le feu s’éteint en quelques dizaines de secondes. Je me relève et me dirige vers le chiot d’un pas décidé en lui gueulant à la face les pires jurons que je connaisse, dans toutes les langues que j’ai enregistrées dans ma petite tête. Je le choppe brutalement par le cou et m’apprête à le relever méchamment quand je vois sur ce qu’il aboyait tout à l’heure, ce qui m’arrête. Plusieurs petits animaux sont là, coincés entre les flammes. Je coule un regard en douce vers le chiot, ce qu’il fait depuis tout à l’heure pour moi, et je lui fou une claque sur la nuque. « Crétin ! » je m’écris en le lâchant. J’ouvre mon sac, prie pour que mes couteaux soient rangés dans leurs boites, et je m’avance dans le petit cercle enflammé, ou mon pantalon menace de prendre feu d’une seconde à l’autre. Et là, sans réfléchir aux conséquences traumatisantes pour les bestioles, je récupère trois minuscules lapereaux, ainsi que leurs deux petits parents et je les fourre dans mon sac. Traumatisés à vie des voyages en sac pleins de bordel, cette famille. Au moins, ils seront à l’abri des flammes, de la fumée toxique, des cendres et des braises si j’arrive à m’en sortir. Je regarde autour de moi et aperçoit le chiot qui me regarde avec un regard triomphant, du genre « Je savais que t’allais pas les laisser mourir, tu vois ! » Je lui lance un regard noir et regarde autour de moi, pour vérifier que je n’ai pas laissé de lapereaux derrière moi. Et là, je pousse un cri d’horreur. Le Kelpi de tout à l’heure vient d’arriver en face de moi. Je recule précipitamment, brûle surement la semelle de mes bottes et tombe en arrière, à côté du chiot qui commence à grogner contre le cheval semi-aquatique. Le bidet nous regarde de haut. Je tremble comme une feuille. C’est lui ; j’en suis sûre. Il a la même marque ronde sur le front. Je tremble de plus en plus. Il va me dévorer, le chien aura le temps de s’enfuir, et ensuite il s’attaquera à la famille lapin. A cause de moi, ils vont mourir. Je commence à faire une crise d’angoisse quand le cheval se rapproche dangereusement de nous. Le chiot, qui faisait son fort, vient alors se réfugier derrière mon dos. Je ferme les yeux le plus fort possible quand le cheval penche son museau vers ma tête. Et puis là, sans crier gare, mes pouvoirs interviennent.
Je ressens les émotions des animaux autour de moi. Le chiot à peur. Les cinq lapins ont peur. Et le Kelpi ne me craint pas. Et il ne « m’envoi » aucune onde négative. Il ne veut peut-être pas me manger ?

J’ouvre un œil en gardant l’autre fermé. Gnieh ? Le cheval me regarde avec ses gros yeux ronds, puis il baisse ses pattes avant sur le sol. J’ouvre mon deuxième œil et le regarde avec un air intrigué, les mains sur le sol, prête à me relever et à détaler en cas d’attaque.

Il me regarde avec insistance. Je hausse un sourcil. Qu’est-ce qu’il me veut ?! Pourquoi ne part-il pas ? Il veut nous faire cramer ou quoi ?!
Et là, comme pour confirmer mes dires, un craquement se fait entendre et une branche d’arbre énorme, en flamme, encore rougeoyante, tombe à quelques centimètres de nous. Je pousse un cri de stupeur. Le cheval carnivore me regarde et soupir avec ses naseaux. Puis il me fait un signe de tête, en la tournant vers son dos. J’ouvre de grands yeux en comprenant ce qu’il veut que je fasse. Il veut que je monte sur son dos… Le méchant Kelpi déciderait-il de s’allier avec la petite sorcière terrifiée le temps de quelques minutes pour échapper aux flammes ? On dirait que oui. Je soupire, regarde le chiot, en me retournant, et constate qu’il est terrifié par les flammes et par le cheval. Ah. Môôônsieur le sauveur de lapins a maintenant peur des flammes.

Foutage de gueule.

Je le choppe par la peau du cou, et sans réfléchir, je me relève et monte sur le Kelpi. Je lui ai accordé ma confiance. Aveuglément. Mais il est plus rapide que moi. Et à nous deux, on a plus de chance de se sauver mutuellement que de partir chacun de notre côté. Il se relève et fonce vers la mer, je pense. Enfin j’espère aussi. Les lapins doivent être vachement secoués dans mon sac. Les pauvres… Je mets donc ma besace sur mes genoux en espérant que les cinq petites âmes fragiles à l’intérieur ne soient pas trop en état de flippe. Je me cale en avant, un peu au-dessus du chiot qui est couché en dessous de moi, et je stabilise mon équilibre en m’accrochant à la crinière verte du cheval.

Ça fait longtemps que je n’ai plus fait de cheval. Mais bon. Ça ne s’oublie surement pas. Je regarde donc droit devant moi et constate que le cheval est un très bon athlète. Il saute au-dessus des branches enflammées sans soucis, il galope rapidement. Très vite. Au triple galop, surement. Je ferme les yeux et me laisse bercer par le bruit de ses sabots qui touche le sol. Ça m’avait manqué. Même si l’alliance n’est qu’éphémère, le cheval ne me fera pas de mal s’il me revoit, plus tard. J’en suis presque sûre. Je soupire bruyamment et je me rends compte que le cheval a ralenti sa course. Je rouvre les yeux et relève la tête. Nous sommes arrivés sur la plage en deux minutes même pas. Je regarde devant moi. Et puis le Kelpi s’arrête. Je descends de ma monture, récupère le chiot, que je pose à terre et qui détale vers sa maîtresse, à quelques mètres de là. Elle doit être là depuis un moment.

Je m’accroupis, pose mon sac, court chercher des grandes feuilles vertes, et de l’herbe, juste à côté de notre endroit, puis je reviens vers le cheval et mon sac. Je dépose les feuilles sur le sable et l’herbe sur les feuilles, puis j’ouvre délicatement mon sac. Les cinq lapins ont l’air intact, mais juste traumatisés à vie. Je les sors un par un et les pose sur l’herbe et les feuilles. Puis je mets les lapereaux sous le père et la mère, et je me relève, en refermant mon sac. Je regarde le cheval carnivore. Il me regarde. Je lève doucement la main et la pose sur son museau. Il cligne des yeux. Je le caresse gentiment. Il se laisse faire. Étrangement, je n’ai plus peur de lui. Au fond, c’est surement un cheval gentil, comme tout être sur Terre. Je lui souris, tapote sympathiquement sa tête, lui dépose un petit baiser sur le front (avec difficulté, parce qu’il est vachement grand),et je me retourne vers Emily. Je m’approche d’elle, regarde son chien qui est tout content de la retrouver et lui sort,d’un ton neutre : « Ton chien c’est un enfoiré de suicidaire, n’empêche. Ce bastardo s’est précipité vers les flammes pour des lapins. Il est fou, j’ai faille y passer à cause de lui. »

Je soupire, passe ma main sur mon visage et constate que mes mains sont noires. Je n’imagine même pas l’état de mon visage. Encore moins celui de mes cheveux (même si ça m’importe peu, en fait), et je n’ose même pas imaginer l’état du dos de ma chemise. Je suis épuisée.

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MessageSujet: Re: Oh. Un Kelpi. || PV Emily. || Terminé ||   Ven 11 Jan - 14:59


Ils sont sains et sauf.

Chaque seconde me paraît durer une éternité. Elle n'est pas encore revenue, ILS ne sont pas revenus. Ils mettent tellement de temps ! Je ne comprends pas pourquoi, j'espère au moins qu'il n'y a rien de grave. Depuis mon arrivé je fais les cents pas sur le sable. La rive est juste à côté, brillante. Je m'inquiète de plus en plus craignant le pire. D'ailleurs... D'où vient ce fichu incendie ? Encore quelqu'un qui a oublié d'éteindre son feu de camps je suppose... Les gens ne font vraiment plus attention à ça. Pensent-t-isl une seul seconde aux conséquences ? Certains sont trop étourdis, d'autres égoïstes. L'un des deux est le coupable, le responsable. A cause de lui plusieurs êtres-vivant sont morts ou vont mourir. Impardonnable... L'oublie n'est pas une excellente excuse, néanmoins c'est moins pire que un acte volontaire.

Quelque chose qui percute ma jambe me fait baisser la tête tout en virant mes pensées du coin de ma tête. C'est un minuscule hérisson. Je m'accroupis avec lenteur pour ne pas lui faire peur et le regarde calmement. Et lui ? Sa famille va-t-elle bien ? Elle est peut-être morte qui sait... Mes yeux s'assombrissent puis je m'écarte pour que le petit animal avec une tête toute mignonne puisse continuer son chemin. Les animaux sont effrayés. Les arbres meurent, tout comme tous les végétaux. Un désastre ! Et nous, petits humains, ne pouvons rien faire contre cette menace. Quant aux flammes, elles se font un plaisir de tout dévorer sur leur passage tel un ouragan. Cruelles soient-elle...

Bon. C'est angoissant de ne toujours pas avoir de nouvelles de Marilyne ainsi que Liu. Je passe rapidement mes mains sur mes cheveux et ensuite en place une au-dessus de mes yeux en les plissant. Rien. Je ne vois rien du tout. Mais j'attends quand même. Un bruit tambourinant le sol attise ma curiosité, je tends l’oreille. Des pas de courses, des sabots je dirais. Un cheval donc. A moins que le Kelpi est décidé de venir ici. Ce serait très mauvais pour moi. Lui aussi ne dois pas aimer le feu, normal.

Finalement je n'ai pas tord. C'est effectivement lui qui arrive. Argh, pas cool. Mais il porte quelque chose sur son dos. Bizarre... J'essaye de décrypter la silhouette. Oh mais ! C'est la jeune fille que j'ai rencontré ! Je ne comprends pas ce qu'elle fait sur la bête qui a voulu en faire son repas. Mais tant qu'elle va bien. Ils arrivent bientôt pas loin de ma humble personne et Marilyne pose mon chiot au sol qui se précipite vers moi. Je le regarde avec un grand soulagement et cours le prendre dans mes bras. Qu'est-ce que j'ai eu peur ! Je le câline longuement et il me répond avec des léchouilles un peu partout. Je le repose par-terre, me recule légèrement et constate qu'il a le pelage quelque peu brûlé sans l'être beaucoup. Mes sourcils se froncent, je reporte mon regard vers la fille aux cheveux noirs. Elle pose un petit bisou sur le front du Kelpi – ce qui est sureprenant - et se retourne vers moi. Ses mains sont totalement noires et son visage a prit une couleur sombre. Elle est en piteux état. D'après ce que je peux voir, sa chemise aussi a été touchée. Pas de chance je dois dire !

« Ton chien c’est un enfoiré de suicidaire, n’empêche. Ce bastardo s’est précipité vers les flammes pour des lapins. Il est fou, j’ai faille y passer à cause de lui. »

Je souris avec amusement mais regarde sévèrement le petit chien blanc. Il baisse les oreilles. Puis je remarque les lapins dont elle a parlé posés sur de l'herbe avec des feuilles. Je m'approche silencieusement et les observe. Les pauvres, ils n'ont pas l'air de s'en remettre. Cependant ils n'ont pas l'air d'être trop touché par la fumée, c'est extrêmement soulageant ! Je me relève pour les laisser tranquille et retourne à l'endroit où je me trouvais il y a quelques secondes.

« Désolé si il t'a causé ces soucis. Mais ce qui compte c'est que vous allez bien ! », dis-je tout en la regardant reconnaissante.

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MessageSujet: Re: Oh. Un Kelpi. || PV Emily. || Terminé ||   Mer 20 Fév - 11:40

A la revoyure !


La jeune femme sourit gentiment, sûrement amusée par ma réaction. Ou celle de son chien. Mais je vois quand même qu’elle jette un regard strict à son animal de compagnie, qui baisse les oreilles, d’un air peiné. Je fronce les sourcils en voyant à quel point il joue bien la comédie et comme il embobine sa maîtresse. M’enfin, ce n’est pas mon soucis.

La jeune femme se retourne vers les lapins et va les observer. Les pauvres doivent êtres traumatisés par ce voyage en sac. M’enfin, c’était soit un petit passage terrifiant dans un sac en toile, soit la fumée et les flammes. Plus tard, ils me seront sûrement reconnaissants. Ou pas. Après tout, ce ne sont que de simples lapins…

Perdue dans mes pensées, je n’ai pas vu la jeune femme revenir près du chien blanc et moi-même. Sa voix se fait entendre au-dessus du crépitement des flammes et des arbres dont les branches sont en train de tomber :

« Désolée si il t'a causé ces soucis. Mais ce qui compte c'est que vous allez bien ! »

C’est ça. Je hoche la tête en signe d’approbation et m’étire longuement. Il est temps pour moi de m’en aller. Finalement, le petit séjour que je voulais passer ici sera annulé. Parce qu’après m’être faite presque bouffée par un Kelpi, puis presque dévorée par des flammes et avoir traumatisé des lapins, je suis un peu fatiguer. Je vais rebrousser chemin, et m’en aller dormir à la prochaine auberge qui tombera sur ma route. C’est-à-dire dans une ou deux heures…

Je regarde la jeune femme qui se tient toujours devant moi.

« Bon. Je n’ai plus rien à faire ici. J’ai faille être bouffée par un cheval, puis j’ai faille cramer vive. C’est pas que j’t’aime pas, mais ça fatigue un peu, tout ça. Donc je vais partir, rentrer chez m… »

Je secoue la tête et ferme les yeux en me taisant d’un coup. J’allais dire « rentrer chez moi ». Sauf que… Je n’ai plus de chez moi, depuis longtemps.

« Je vais aller dormir dans la première auberge qui se présente à moi. J’ai été ravie de te rencontrer, Emily ! Tu permets que je t’appelles Emi’, si on se revoit un jour ? Et ton chiot c’est un sacré cas, prends en bien soin ! Allez, adieu mamzelle ! »

J’ai lâché ces dernières phrases d’une voix enjouée, joyeuse. Il y a eu très peu de conversation avec cette jeune femme, et pourtant je l’apprécie quand même. J’espère croiser une nouvelle fois sa route, un jour !

Je m’abaisse, gratouille la tête du chiot, me relève, souris à Emi et me retourne une bonne fois pour toute, le sac sur l’épaule, pour m’en aller trouver une auberge. Je ne pense pas oublier de sitôt cette jeune femme, et encore moins ce chien, et j’espère bien les revoir un jour !


F.I.N. ♪


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