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 Tamina Anaon

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Tamina Anaon

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Date d'inscription : 17/10/2012
Messages : 50

MessageSujet: Tamina Anaon   Mer 17 Oct - 19:36

I- Informations essentielles

Nom : Anaon

Prénom : Tamina

Sexe : Féminin

Age : 20 ans +2ans

Espèce : Humaine

Groupe : Les Familles du Pays d'Or

Croyances : Elle connaît les dieux du Panthéon, et y croit, ayant été élevée par ses parents eux-même croyants. Elle prie essentiellement Kashka, se rendant régulièrement dans ses temples, et par l'influence de son patron, un sorcier, elle a vaguement conscience de l'existence des Esprits d'Yla, mais ne s'en préoccupe pas plus que cela.

Métier (facultatif) : Herboriste

Domaine : Herboriste

Rang : Initiée aux plantes

b]II - CAPACITÉS ET POSSESSIONS[/b]

Equipement (possessions diverses de votre personnage, armes, livres, instruments de musique, animaux, etc) :
Tamina possède une sarbacane, avec des fléchettes enduites de sédatif naturel, des shurikens, et un long poignard à sa ceinture. Elle ne transporte dans son baluchon que le strict nécessaire pour voyager (vêtements, nourriture, petite vaisselle, …) et ne se sépare jamais de son bracelet d'argent. Elle sait également jouer de la flûte et en conserve une, toute sculptée, dans un étui.

Capacités (pouvoir(s) magique(s) détaillé, talents de combat, et autres...) :
Elle a une excellente vue, et de bons réflexes. Elle se débrouille à peu près à l'épée, mais préfère les armes à lancer, et est très rapide avec un poignard. Elle peut aussi survivre dans la nature, trouver sa nourriture et s'orienter, et connaît le métier de marin, les plantes et l'orfèvrerie (ses parents sont marchands de bijoux).

Faiblesse :
Elle dort comme un loir, rien ne saurait la réveiller (jusqu'à un certain point bien sûr, les seaux d'eau sont très efficaces...).

Particularité (facultatif) :
Aucune.

III- Physionomie

[min 15 lignes]

Tamina est grande, et athlétique, ayant dû travailler assez jeune pour vivre. Ce fut à l'âge de douze ans qu'elle s'engagea comme mousse sur un navire marchand, pour quitter sa ville natale, et surtout ses parents. Maigrichonne encore à cet âge-là, elle pouvait se faire passer pour un garçon, et deux années de dur labeur sur  plusieurs bateaux l'endurcirent énormément. Agile comme un singe quand il s'agissait de grimper dans la mâture, ses mains et ses plantes de pied prirent beaucoup de corne, qui disparut peu à peu, le temps passant. Mais malheureusement son corps prenant des formes, et parce qu'elle avait envie de passer plus de temps sur terre, elle quitta la marine commerciale pour enchaîner les petits boulots.
Par la suite, ses nombreux voyages lui ont donné une démarche sûre du haut de ses longues jambes, mais elle n'est pas très bronzée, ayant la peau claire de naissance. Ses cheveux, eux, retombent un peu en-dessous de ses épaules quand elle les libère, et sont de couleur châtain, prenant des reflets miel au soleil. Comme elle doit souvent se déplacer pour trouver du travail, elle ne s'embarrasse pas de coiffures compliquées ou trop voyantes, prudence oblige. Mieux vaut éviter d'attirer les regards lorsqu'ils amènent plus d'ennuis qu'une réelle utilité. De ce fait, des mèches s'échappent souvent, lui chatouillant les pommettes et ses yeux bruns, pourtant banals par leur teinte, donnent une expression avenante à son visage, qui s'illumine quand elle sourit.

VI- Psychologie

[min 15 lignes]

Enfant, Tamina était extrêmement curieuse et aventureuse, s'intéressant à ce qui l'entourait et aux gens qu'elle rencontrait. S'étant liée d'amitié avec un vieux sorcier tenant boutique dans la ville, c'est lui qui lui apprit à reconnaître les plantes, et apprécier les petits détails, manifestant la vie de la forêt. Destinée à reprendre l'affaire de ses parents, elle pouvait aussi se révéler très minutieuse et consciencieuse dans le travail délicat des pierres précieuses.
Ses parents bénissaient ces rares moments où la fillette était calme, et ne montrait pas une propension aux vagabondages et bêtises en tout genre. Avide d'apprendre, elle se pliait volontiers aux leçons données par ses tuteurs, qu'il s'agisse de géographie, de mathématiques, de danse ou encore de cuisine et de couture : elle était persuadée que toute connaissance était utile. Quand elle n'était pas occupée elle retrouvait son meilleur ami et, ensemble, ils s'entraînaient à se battre, exploraient la ville et les bois, rendaient quelques menus services pour se faire de l'argent de poche. Bref, elle avait une vie bien remplie, et heureuse.
Et tout aurait continué pour le mieux dans le meilleur des mondes, si nous autres, auteurs sadiques, n'y mettions notre grain de sable. Eh oui, un personnage à qui il n'arriverait rien serait moins intéressant à faire évoluer, à faire vivre. Or donc, Tamina, pour des raisons expliquées dans l'histoire, fugue et quitte définitivement le monde de l'enfance pour celui, sérieux, du travail. Avec sa débrouillardise naturelle elle parvient à s'en sortir, apprend à être un peu plus méfiante, mais garde ses traits de caractère, ouverte et curieuse. Elle vit au jour le jour, ne s'inquiétant pas pour l'argent pour qui elle n'a plus beaucoup de respect, ni pour ses parents d'ailleurs, à qui elle a encore du mal à pardonner.

IV- Histoire

[min 20/25 lignes = 500 mots, sachant que vous pourrez compléter dans la catégorie correspondant]
La porte de l'auberge s'ouvrit lentement, laissant passer un courant d'air frais dans l'atmosphère surchauffée de la pièce, et une jeune femme entra toute encapuchonnée. Elle retira bien vite son long manteau devenu inutile, rapiécé et couvert d'anciennes traces de boue, révélant le baluchon qu'elle portait à la hanche. D'une démarche assurée elle s'avança alors vers le comptoir pour parler à la patronne complètement débordée. Son établissement accueillait des voyageurs venus de tous horizons, et ce soir l'affluence était beaucoup plus importante que d'habitude. La tenancière avait fait venir des musiciens, un accordéoniste et deux violonistes, pour mettre joyeuse ambiance dans la salle, qui était rapidement devenue pleine à craquer. L'inconnue parvint enfin à se faufiler à travers la cohue jusqu'à elle, et lui demanda si, par hasard, il lui restait encore une chambre de libre pour cette nuit.
- Vous avez de la chance, lui expliqua-t-elle par-dessus le tapage, il m'en reste justement deux. La plupart des gens présents ne sont là que pour boire, ils ne vont pas dormir ici. Vous préférez vue sur la rue ou sur le port ?
- Sur le port ce sera parfait.

La femme sortit rapidement de dessous le comptoir un registre, et lui demanda nom et prénom.
- Anaon. Tamina.
- Très bien, voici la clé. Deuxième porte à gauche. Vous montez tout de suite ?
S'enquit-elle, rangeant le livre.
Tamina sourit, de bonne humeur :
- Non, je vais prendre une bière et profiter de la musique. Vous faites le petit-déjeuner aussi ?
Se retournant un instant pour remplir le verre au tonnelet, elle lui répondit :
- Oui, il est compris dans le prix de la chambre. Voilà votre bière.
La jeune femme l'attrapa et paya d'avance la chambre avec la bière, un prix raisonnable compte tenu de la qualité de l'auberge. Soulevant la chope elle avala une grande gorgée, qui la réchauffa agréablement dans tout le corps, et soupira d'aise, rassérénée. Elle était dehors depuis plusieurs heures et s'il ne faisait pas vraiment froid, il y avait beaucoup de vent, sifflant sinistrement dans les rues.
Reposant son verre, son bracelet tinta à sa main droite lorsqu'elle retomba sur le bois verni. Il était très beau, joliment ouvragé, et la patronne, ravie d'être payée tout de suite, ne manqua pas d'en faire le compliment. Surprise, Tamina la remercia poliment, comme il se devait, mais son sourire et son attitude détendue disparurent. Se retournant vers les musiciens elle s'appuya du coude sur le comptoir, mélancolique, et sirota sa bière sans plus en sentir le goût. Ses souvenirs repassèrent en boucle, assombrissant son visage, les yeux dans le vague, refusant de s'effacer malgré l'activité intense de la salle. D'autres sons se superposèrent au brouhaha qui régnait, d'autres images, s'imposant à elle et lui donnant un regard vide, triste. Ils lui rappelaient douloureusement cette funeste journée, où elle avait gagné un bracelet, mais à jamais perdu un ami.

8 ans plus tôt...

Assise sur les premières marches d'un escalier de bois sombre, cachée par un lourd rideau, la petite fille épiait discrètement ses parents et le client qui venait d'entrer. Elle était redescendue chercher son sac qu'elle avait oublié dans un coin de la boutique, mais le bruit de la sonnette d'entrée l'en avait empêchée. Elle ne pouvait décemment pas se montrer en pyjama devant ce client aussi, curieuse, elle resta là à l'observer. C'était un homme d'une trentaine d'année, habillé chichement, qui s'avança lentement au milieu de la boutique. Pas du tout le genre de visiteur habituel, et ses parents l'avait  bien remarqué. Magali et Sylvain Delorney étaient des bijoutiers reconnus dans tout le Pays d'Or, et leurs clients aussi.
Mais ce qui interpella le plus la fillette fut l'heure à laquelle il venait -l'heure de la fermeture- et son expression. Cet homme dégageait une telle aura de nervosité qu'on aurait pu voir le mot coupable marqué sur son front. Il avait le regard fuyant, les  mains agitées, et d'après ce que Charline entendit, il voulait leur vendre un objet de grande valeur. Ses parents n'étaient pas des idiots, ils devaient bien se douter que sa provenance était tout sauf légale ; soit il avait volé, soit il avait tué et volé son ancien propriétaire. Il n'était pas question de l'acheter, mais d'aller prévenir la milice, les gardes ! Ce type en possession d'un bijou rare était plus que louche.
Mais à sa grande surprise, ses parents n'en firent rien. Ils discutèrent d'un prix, marchandèrent, l'homme voulant s'en débarrasser le plus vite possible. Elle se décala légèrement sur sa marche et, les yeux attirées par l'éclat du bijou posé sur le comptoir, Charline le détailla en connaisseuse. Pourtant, rien de ce qu'elle avait déjà vu dans le magasin de ses parents ne lui ressemblait. C'était un collier avec une chaîne en or, et une graine en pendentif enchâssée dans de l'or également. Elle était vert pâle marbré de blanc, ridée mais vernie, luisant sous la lumière des bougies. L'or qui la contenait était ouvragé en une feuille d'érable, et parsemé de minuscules émeraudes formant les veines et veinules. La fillette n'avait jamais rien vu d'aussi beau et fragile. La graine mettait du baume au cœur dès qu'on la regardait ; une impression de douceur et de bien-être ne vous quittait plus, apaisante, et endormant la méfiance.

Puis elle disparue de son champ de vision, et la sensation s’interrompit brusquement. Son père avait ramassé le collier dans un carré de velours, et sa mère paya le client. Il partit sans demander son reste, avalé par la nuit, et ses parents se regardèrent. Il ne l'avait pas obtenu légalement, et il ne fallait pas compter le revendre dans les règles. Mais c'était un objet magique, et qui de ce fait valait fort cher, revendu à la bonne personne, et ils décidèrent finalement de le faire passer en contrebande. Ça aurait été dommage de passer à côté d'un aussi joli paquet de pièces d'or !
Troublée -et ankylosée- Charline ne savait plus que penser de ce qu'elle avait surpris. Elle remonta alors doucement les escaliers, jugeant préférable d'oublier son sac pour ce soir, et rentra dans sa chambre sans bruit.
A quinze minutes du centre, à l'extérieur de la ville, un vieil homme était allongé dans son sang, semblant dormir.

- Où est-ce que tu vas ?
La question avait fusée des lèvres de Magali Delorney, s'adressant à sa fille. C'était un après-midi ensoleillé, un mois plus tard, et Charline avait terminé sa leçon de musique avec son professeur. Elle avait très bien avancé, en conséquence de quoi il lui avait autorisé à s'arrêter plus tôt.
- Je sors, je vais voir Mathias.
Grognement désapprobateur.
- Tu ne devrais pas. Il n'est pas de la même condition que toi, c'est le fils d'un soldat.
Depuis ses sept ans Charline connaissait ce « fils de soldat », et depuis le début sa mère n'appréciait pas cette relation d'amitié, qui unissait les deux enfants. Les premières années sa mère ne l'avait pas trop critiqué, mais maintenant que sa fille prenait de l'âge ses récriminations se faisaient plus insistantes, et plus fréquentes. Mais la jeune fille n'en avait que faire, sachant que sa mère s'était résignée et qu'elle protestait plus pour la forme. De plus, la mère de Mathias travaillait pour les Delorney. Poussant la porte d'entrée elle ne répondit donc pas, et laissa sa mère avec le livre de compte qu'elle était en train de vérifier. Son père sortit à ce moment-là d'une porte menant aux ateliers et, s'essuyant les mains qu'il venait de laver sur son tablier, s'approcha pour chuchoter à sa femme :
- Ça y est, j'ai eu des nouvelles. Le contrebandier arrive ce soir pour le collier. L'échange se fera ici, à la boutique. On s'est déjà mis d'accord sur le prix.
- Enfin il arrive !
Un poids disparu des épaules de Magali, qui soupira de soulagement.
- Il en a mis le temps, continua-t-elle.
- Le temps de trouver un acheteur, et de faire la traversée, expliqua son mari.
- Crois-moi, je serai contente quand cette histoire sera enfin finie.
- Et qu'on aura enfin notre argent, conclut-il.
Il l'embrassa alors affectueusement, la prenant dans ses bras.

Courant à travers la ville, Charline en sortit bientôt, se dirigeant vers le petit bois. La lumière du soleil de fin d'après-midi perçait à travers les nuages, formant des rayons dorés sur la lande. Elle bondit par-dessus un arbre mort et inspira à plein poumon, ralentissant et marchant tranquillement entre les bruyères. Puis, s'asseyant au milieu d'un grand rocher plat, elle attendit patiemment que son meilleur ami la rejoigne. C'était leur endroit favori, là où ils se retrouvaient tous les jours pour discuter et s'amuser, avant de retourner dans la cité. Elle ferma les yeux, écoutant le bruissement du vent dans les collines, et le pépiement des oiseaux. Elle essayait de repérer l'arrivée de Mathias, qui aimait particulièrement la surprendre. Mais pas cette fois-ci. Souriant, elle entendit les oiseaux s'envoler à son approche, et sa respiration rapide. Il n'avait pas pris le temps de reprendre son souffle. D'un bloc elle se retourna en criant, et se jeta sur lui. Il se débattit et les enfants se bagarrèrent à grand renfort de rires et de gesticulations, sous les yeux indignés d'étourneaux que ce vacarme dérangeait. Pour finir, haletant, ils se laissèrent rouler sur le dos et l'on ne vit plus que leur poitrine se lever et se baisser rapidement. Ayant retrouvé son souffle Charline s'assit en tailleur, en lui disant :
- N'oublie pas que l'on doit trouver des herbes pour le vieux Nika. Des fleurs de cachonille et des baies de réduxine. Tu sauras les reconnaître ?
- Bien sûr, depuis le temps ! Enfin pour qui tu me prends ? Répondit-il, d'un air faussement outragé.
- Pour quelqu'un qui me pose des lapins régulièrement depuis plusieurs semaines ! L'accusa-t-elle, le pointant du doigt.
- Eh, je travaille moi, pas comme certaines... répliqua-t-il.
Elle soupira tristement :
- Je sais bien, je plaisantais. Je ne peux pas t'en vouloir, mais tu me manques. Tu pars tôt sur le bateau de pêche, et l'aprem' tu vas à la caserne. Je peux te croiser à l'étal à midi, mais tu es occupé, et à la caserne on m'a bien fait comprendre qu'il n'était plus question de rentrer en douce. D'ailleurs ils ont bouché le trou du mur d'enceinte, derrière l'entrepôt. Enfin voilà, ça fait des semaines qu'on ne sort plus et... quoi ?
Souriant, Mathias la regardait se plaindre avec une expression étrange sur le visage. Il semblait touché par les plaintes sincères de la jeune fille, à qui il manquait tout simplement. Mais ces seuls mots, « tu me manques », valaient tout les trésors du monde à ses yeux et il la détailla, se réjouissant d'avance de ce qu'il allait lui demander, et de la joie qu'il allait lui causer.
- A propos de sortir, c'est ton anniversaire demain. J'aurai un cadeau à te donner en avance, ce soir. Tu crois que tu pourrais me rejoindre à la fontaine de la grande place, vers dix heures?
Un instant muette de stupeur, un éclatant sourire apparut sur Charline, rayonnante.
- Oui, ça doit être dans mes cordes, répondit-elle, malicieuse. Ce ne sont pas mes parents qui m'en empêcheront. Mais en attendant, on a des plantes à ramasser !
Elle se releva alors, tirant Mathias par la main, et se mis à chercher, les yeux brillants.

La pendule accrochée au mur de la chambre sonna enfin neuf heures et demi. Plongée dans l'obscurité, la pièce se fendit d'une raie de lumière lorsque Charline ouvrit discrètement sa porte, sans la faire grincer. Silencieuse elle longea alors le couloir, et descendit prudemment les marches de l'escalier. Puis elle jeta un coup d’œil en écartant un peu le rideau, et vit ses parents derrière le comptoir, avec un collier posé sur un carré de velours. Le souvenir d'une autre soirée, avec ce même bijou, lui revint immédiatement en mémoire. Intriguée, Charline en revint pourtant à son premier soucis, à savoir comment passer de sa cachette à la porte de leur cave sans se faire repérer. Ils étaient sur sa gauche, et la porte qu'elle voulait atteindre sur sa droite. Si elle la rejoignait maintenant, elle se ferait repérer à coup sûr, mais la cave était la seule pièce avec une sortie à l'arrière de la demeure, donnant directement sur la rue. Il aurait fallu que ses parents regardent ailleurs seulement un instant, et la jeune fille se tritura les méninges pour trouver une diversion adéquate. Mais elle n'eut pas à attendre longtemps. En effet, caprice du destin ou pur hasard, la sonnette retentit et un homme entra. Charline eut tout juste le temps de l'entrevoir, avant de se couler sans bruit vers le sous-sol, et de se retrouver dans le noir.
Repensant à la scène, elle compris que c'était là l'acheteur pour le collier. Se doutait-il de sa provenance, pas vraiment conventionnelle ? Mais lui-même n'était sans doute pas un client conventionnel, à la réflexion. Bah, que lui importait cet homme, de toute manière ? Elle le chassa donc de son esprit et marcha, à tâtons, vers la sortie. Utilisant le double de la clé elle ouvrit la vieille porte, se glissa dehors et referma, ni vu ni connu. Enfin elle parcourut les rues, mi-courant mi-marchant, jusqu'à son lieu de rendez-vous.

La place était déserte lorsqu'elle arriva. S'asseyant sur le bord de la fontaine elle attendit alors que Mathias se manifeste, mais ce n'était peut-être pas encore l'heure. Elle patienta de longues minutes dans le froid, hypnotisée par l'eau qui coulait et glougloutait. Dix heures sonnèrent, et Charline était seule. Il avait probablement été retardé par ses parents en cherchant à partir, où alors ils l'avaient surpris et l'avaient consigné. Et il n'aurait pas réussi à faire le mur ? Mal à l'aise, elle se leva et se mit à faire les cents pas. Le temps continuait de défiler, et Mathias se faisait toujours attendre. Cette soirée était très importante pour elle, et pour lui aussi elle en était sûre. Pourquoi donc n'était-il pas là ? Dix heures et demi. La cloche sonna lugubrement dans la cité immobile. Franchement inquiète, la jeune fille décida d'aller voir chez lui. Elle courut vers le port, ses semelles claquant sur les pavés, et le bruit résonnant sur les murs. Les bougies se consumant dans les réverbères éclairaient tout juste le chemin, projetant son ombre qui filait à travers les ruelles. Pendant un temps qui lui parut interminable elle avança, se posant mille et une questions, prise d'angoisse. Enfin, au détour d'une échoppe, elle vit deux gardes maritimes en début de jetée. L'un était debout, la main posée sur la poignée de son épée, et l'autre accroupit, examinant quelque chose sur le sol. A la vue de la forme inanimée, le cœur de Charline manqua plusieurs battements. Elle fit quelques pas timides, ne pouvant y croire, puis elle courut comme une folle auprès du corps, paniquée. Prenant la main de Mathias qui baignait dans une mare de sang, elle cria et sanglota, se balançant d'avant en arrière. Elle resta là, en colère et en larmes, ne sachant plus que faire. Le garde à côté d'elle finit par prendre la parole, à contrecœur :
- Je suis désolé, il faut qu'on l'emmène.
D'une petite voix, la jeune fille demanda :
- Où ça ?
- Chez ses parents, pour qu'ils puissent le veiller. Ils sont prévenus. S'ils sont d'accord, rien ne vous empêche d'assister à la veillée funèbre.

Bon sang, qu'allait-elle dire à ses parents? Comment allait-elle leur expliquer qu'il était sorti pour elle ? C'était de sa faute s'il s'était fait tuer. Non, elle ne pouvait pas leur demander ça. Elle n'aurait pas la force de supporter le reproche dans leurs regards. Mais une autre question germa dans son esprit.
- Qui l'a tué ?
- Un contrebandier, Arnaud. Le garçon l'a reconnu, alors il l'a blessé, et laissé pour mort. Le temps qu'on le trouve il avait perdu trop de sang, mais il a pu révéler le nom de son agresseur.

Blanche comme un linge, Charline entendait encore le mot contrebandier résonner à ses oreilles. L'image de cet homme entrant dans la boutique de ses parents lui revint à l'esprit. Plus tôt dans la soirée ils avaient vendu ce fichu collier, cet objet magique. Elle savait qu'il n'apporterait que des ennuis, et la cupidité de ses parents aussi. Muette de colère et de chagrin, elle rejeta la faute sur ceux-ci, et sur cet Arnaud. Elle voulait oublier la culpabilité qui la rongeait, elle ne supportait pas que sa mort soit irrémédiable, qu'ils ne puissent plus jamais se parler. Alors elle regarda une dernière fois les yeux vides du garçon qu'elle aimait, et se détourna du corps. Elle commença à partir, mais le garde l'interrompit dans son élan :
- Hum, mademoiselle ? Il avait ceci dans son autre main. Je pense que c'est pour vous.
Il lui tendit un petit sachet de soie, dont elle desserra la ficelle. Un bracelet d'argent tomba dans sa paume, froid et brillant. Son cadeau d'anniversaire. De délicates feuilles de vigne étaient reliées entre elles, de différentes formes, et elle referma les doigts dessus. Sans réagir, elle lui répondit :
- Oui, en effet. Merci.
Alors elle se retourna et s'éloigna dans la nuit, quittant la ville et sa vie.

Et ces deux dernières années ?

Tamina est retournée au royaume de Marath, dans sa ville natale, un an avant l'apparition de l'île. Réconciliée avec ses parents, elle travaille désormais pour l'herboriste de la ville, Nika, un vieux de la vieille, et voyage de temps en temps pour le compte de son patron ou celui de ses parents. Etant au Pays d'Or lorsque l'île apparut, et pendant la guerre, elle assista à l'immigration de citoyens de l'Empire dans son pays, mais ne fut pas touchée de près ou de loin par ces évènements, sa famille non plus.

V- En dehors du jeu (facultatif naturellement)

Prénom/pseudo : Tamina ou Tam

Age :19 ans

Comment avez-vous découvert le forum ? :
En regardant des top sites, pour trouver un forum RPG sur le Seigneur des Anneaux. J'ai finalement laissé tombé LSDA, et cherché un forum médiéval-fantastique. C'est celui-ci que j'ai choisi (c'est le nom qui m'a d'abord attirée).

Une remarque sur le forum ?
Je le trouve très bien organisé, et très beau. Le codage est super !


Dernière édition par Tamina Anaon le Lun 30 Déc - 20:27, édité 8 fois
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Ambre Bellamy
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MessageSujet: Re: Tamina Anaon   Mer 17 Oct - 19:48

Ô joie ô allégresse ! Une fiche déjà presque finie postée !


Bienvenue ici !!
Je vois que tu n'as pas tout a fait fini ton histoire, est-ce voulu ou compte tu continuer sur ta fiche ?

En dehors de ça impeccable, rien à dire sur le contenu ni sur la forme, donc tu as ma validation (sauf si tu décides de tout changer après ce message mais ça serait sournois). Attends celle de Metis et tu seras officiellement membre !

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MessageSujet: Re: Tamina Anaon   Mer 17 Oct - 21:01

Bonjour et bienvenu ^^
Tout comme ma chère collègue je n'ai rien à redire sur ta fiche pour le moment et tout me semble parfait. Il ne te reste plus qu'à finir ton histoire pour être validée normalement et commencer à rp.

Encore une fois bienvenu !

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MessageSujet: Re: Tamina Anaon   Jeu 18 Oct - 1:00


Bonjour !

Alors oui, bien sûr, je vais continuer mon histoire, ce n'était pas pour faire du suspens^^
Je ferai ce que je peux pour la terminer le plus vite possible (et commencer à rp le plus vite possible), mais je suis débutante alors je ne sais pas combien de temps ça va me prendre.
Je vous préviendrai lorsqu'elle sera totalement finie.
En tout cas vos remarques me rassurent, je n'étais pas certaine de pouvoir inventer cette histoire d'objet magique bizarre...
Voilà, merci beaucoup pour l'accueil !
Bonne soirée !
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Ambre Bellamy
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MessageSujet: Re: Tamina Anaon   Jeu 18 Oct - 15:15

D'acc ! C'était au cas où tu aurais décidé de mettre la suite dans les mémoires.
Dans ce cas on attendra la suite de l'histoire ne t'en fais pas ^^

Et sinon oui tu peux inventer des trucs magiques, des personnages etc pour l'histoire (mais tu as l'air de l'avoir bien compris), et si tu as un doute pour un objet ou une situation qui serait limite hors-contexte ou qui parlerait de quelque chose de trop puissant ou trop rare etc, tu peux nous poser la question ^^


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MessageSujet: Re: Tamina Anaon   Jeu 8 Nov - 17:12

Du nouveau ici ? La fiche a l'air complète c'est embêtant de ne pas avoir de confirmation là-dessus, tu es presque validée !

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MessageSujet: Re: Tamina Anaon   Mar 20 Nov - 21:41


Ouah! Ça fait plus d'un mois!
Et non, malheureusement ce n'est toujours pas fini.
Avec la fin du semestre qui approche, j'ai une tonne de boulots qui me tombent dessus en même temps, mais je vais mieux gérer mon temps.
"tu es presque validée"--> Aargh, c'est remuer le couteau dans la plaie^^
*frustration complète*
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MessageSujet: Re: Tamina Anaon   Sam 24 Nov - 17:33

Au moins je suis contente de voir que tu donnes des nouvelles, ça veut dire que tu n'as pas déserté ^^
Pas de problème si tu as du travail, on peut attendre, bon courage !

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MessageSujet: Re: Tamina Anaon   Lun 26 Nov - 23:52


C'est fini !!
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Ambre Bellamy
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MessageSujet: Re: Tamina Anaon   Mar 27 Nov - 17:46

Eh bien je n'ai rien à redire à cette fiche (si c'est triste mais je peux pas censurer les fiches parce que les histoires sont tristes et puis j'en ai pas l'intention de toute façon u_u), donc tu as ma validation ^^

Tu n'as plus qu'à attendre celle de Metis, qui t'ajoutera dans ton groupe et tu seras officiellement validée ^^

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MessageSujet: Re: Tamina Anaon   Mar 27 Nov - 18:28

Ok pour moi tout est bon aussi ^^ !
Fiche validée

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MessageSujet: Re: Tamina Anaon   Lun 30 Déc - 20:30

Tout est en ordre je te re-valide ^.^

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MessageSujet: Re: Tamina Anaon   

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Tamina Anaon
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