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 Concours d'écriture n°2

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AuteurMessage
Metis Adhbreith
Modératrice HRP/Fondatrice
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Date d'inscription : 11/07/2011
Messages : 834

MessageSujet: Concours d'écriture n°2   Jeu 17 Oct - 14:40

Et oui, concours d'écriture le retour ! Le principe est simple, vous nous proposez un texte en fonction du thème, on vote et le gagnant repart avec un prix, simple non ?

Pour cette fois-ci le thème sera, comme pour le concours d'avatar, en rapport avec Halloween. Vous devrez faire un post rp plaçant votre personnage dans une situation effrayante, lui faisant connaitre et ressentir la peur. La situation et le dénouement sont libre, vous pouvez même vous amuser à faire quelque chose de comique. Mais n'oubliez pas le point central du concours, votre personnage et la peur ressentit face à un sujet quelconque. Soyez imaginatif !

Vous avez jusqu'au 1er novembre minuit pour participer. Le gagnant remportera un murmure. Ce murmure pourra vous être utile lors des quêtes et events animés par notre chère admin Murmure. Vous aurez ainsi accès à certaines informations ou événements que vous n'auriez peut être pas eu en temps normal. Cependant son utilisation est à discuter avec notre modératrice et aucun abus ne sera toléré. Envoyez lui tout simplement un mp quand vous comptez l'utiliser.

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Metis Adhbreith
Modératrice HRP/Fondatrice
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Date d'inscription : 11/07/2011
Messages : 834

MessageSujet: Re: Concours d'écriture n°2   Ven 1 Nov - 22:43

Rab de dix jours ! Donc vous avez jusqu'au 10 novembre minuit. S'il n'y a toujours pas de participation le concours sera annulé.

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Nathanaël Doe

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Date d'inscription : 25/09/2011
Messages : 248

MessageSujet: Re: Concours d'écriture n°2   Lun 11 Nov - 0:09

Je tente quand même avec quelques minutes de retard, sait-on jamais.

Aujourd’hui avait lieu une cérémonie importante à laquelle chaque fils et son père se devaient d’assister. Les jeunes ténébreux s’apprêtaient à approfondir leur apprentissage de la peur. Petits ils avaient appris les bases du contrôle, à ne pas communiquer leurs frayeurs au moindre toucher, à reconnaître la peur quand ils la croisaient. Les petits enfants grandissaient. Maintenant, ils allaient commencer à laisser entrer la peur en eux, à la prendre chez les autres. C’était un événement important dans la vie d’un ténébreux. Il correspondait grosso modo au passage de la première dizaine d’années. Ça rajoutait à la symbolique.

Nathanaël avait dix ans, pas de père et il se cachait.  Quel est intérêt d’aller à une cérémonie réservée aux pères et leurs fils quand on n’a de père ? Quel est l’intérêt de souffrir en voyant des moments de partage qu’il ne connaîtrait jamais ? L’enfant ne voulait pas y aller alors il se cachait. Il était assis entre des caisses. Des caisses remplies de fleurs, les si précieuses fleurs des ténébreux. Elles égayaient son attente par leur beauté. Elles lui remontaient le moral. Pour passer le temps, il se remémorait le processus nécessaire pour leur conservation, de la plantation de la graine au stade final de la vente. Il ne se rappelait que des grandes étapes. On ne lui avait pas tout appris et il n’avait pas tout retenu. Il recommençait encore et encore jusqu’à se rappeler le plus précisément possible ce qui lui avait été enseigné. Ses sourcils se fronçaient quand il ne parvenait pas à mettre les bons noms aux bonnes étapes. Au bout d’un certain temps ses membres finirent par être engourdis. Par pur réflexe biologique il commençait à s’étirer d’abord les jambes puis les bras. Il se leva même pour faire quelques pas.

« - Je te dis que je viens d’entendre des bruits de pas par là. Quelqu’un marche. »

Nathanaël semblait avoir oublié que le moindre bruit en ce lieu amenait immédiatement ses congénères par peur du vol. Les battements de son cœur s’accélérèrent. Il ne voulait pas être découvert. Il ne voulait pas aller à la fête ! Il se baissa brusquement et rampa jusqu’à un espace entre deux caisses tout juste suffisant pour permettre à son corps de passer. Il retenait son souffle et sentait son cœur battre jusque dans ses tempes. Il entendait les deux ténébreux se rapprocher de sa cachette de fortune. Soudain quatre pieds apparurent dans son champ de vision. Ils n’avançaient plus.

*Faites qu’ils ne me trouvent pas. Faites qu’ils ne me trouvent pas. Faites qu’ils ne me trouvent pas. Faites qu’ils ne me trouvent pas. Faites qu’ils…*

« - Bon on dirait qu’il n’y a personne. Tu t’es trompé Dalian.
- N’empêche que j’ai entendu du bruit.
- Ça devait être un petit animal comme une souris.
- Plutôt un oiseau qui a dû s’envoler. Enfin du moment que ça ne nous mange pas nos fleurs qu’est-ce qu’on en a à faire ?
»

Les ténébreux s’éloignèrent. Le soulagement envahit Nathanaël qui reprit son souffle. Pourtant il connaissait Dalian, il était plutôt gentil, surtout comparé à d’autres, mais il ne souhaitait pas tendre le bâton pour se faire battre. Il décida que cette cachette était mauvaise et qu’il devait donc changer de lieu. Doucement et cette fois sans bruit il rampa hors des caisses puis se releva à demi et avança vers la sortie.
 
Une fois à l’air libre il sentit le vent frais lui fouetter le visage. C’était le plein hiver. Il frissonna et partit en quête d’une nouvelle cachette. Il rasa les murs, se dissimula derrière des monticules de neige et atteignit finalement une petite cahute. On y rangeait toutes sortes de choses au service de la communauté. En ce moment c’était les outils nécessaires  pour rendre les chemins praticables ainsi que toutes sortes d’accessoires utiles en cas de neige. Il entra et se ménagea un coin entre des amas de pelles et de pioches. Il attendit. Cette fois-ci pour passer le temps il débuta le compte des raquettes servant à marcher sans trop s’enfoncer dans la couche blanche parfois trop épaisse. Cette activité monotone lui fit bientôt fermer les yeux peu à peu. Sa tête commença à dodeliner.

Il se réveilla brutalement. Le seul élément pénétrant les brumes de son sommeil était la peur. C’était elle qui l’avait sorti des bras de Morphée pour une raison encore inconnue. Il chercha la raison de sa terreur. Il eut la réponse quand il entendit la porte de la cahute s’ouvrir. Il retint son souffle pour la seconde fois de la journée et se recroquevilla dans son coin. Les seuls bruits étaient ceux que faisait la personne non identifiée. Même s’il ne s’en rendait pas compte Nathanaël progressait dans l’art de la dissimulation de lui-même. L’inconnu, car c’était un ténébreux, tourna la tête vers lui en fixant un point à hauteur de sa tête, là où des râteaux étaient accrochés. L’enfant vit ses yeux d’un gris foncé uniforme, gris métallique. Ovnegh... Son corps fut agité de frissons, les battements de son cœur devinrent assourdissants (à se demander comment l’autre ne pouvait les entendre), ses entrailles se tordirent et sa gorge s’assécha. Ovnegh… Un ténébreux important bien que Nathanaël ne sache pas très bien qu’elle était sa fonction exacte. D’aussi loin qu’il se souvienne, il avait toujours eu peur d’Ovnegh. Il ne savait lui-même pas très bien pourquoi. L’aura qu’il dégageait peut-être. Finalement ce fut un bruit extérieur à la volonté du petit ténébreux qui le trahit : le gargouillement de son estomac. Son corps ne connaissait visiblement pas certains principes de survie. Ovnegh prit une pelle et découvrit l’enfant recroquevillé, pâle comme un linge, tremblant de tout son petit corps et dardant sur lui des yeux écarquillés, le turquoise y prenant plus de place qu’en temps normal. L’adulte laissa passer une minute durant laquelle le petit Nathanaël bégaya tant bien que mal :

« -Cérémonie… pas papa… pas savoir… penser… pas important. »

Ovnegh, aux yeux gris métal et aux longs cheveux noirs, se pencha et mit l’enfant debout. Tout en lui semblait dur et froid. Il regarda l’enfant droit dans les yeux, le surplombant de toute sa taille – pourtant pas bien grande pour un adulte – et lui dit simplement :

« - Va rejoindre les autres. »  

Nathanaël, toujours terrifié mais heureux de ne pas se faire gronder ou pire encore, se dépêcha d’obtempérer. Tant pis pour son refus de se rendre à la cérémonie.
 
Aujourd’hui il venait d’apprendre une autre leçon : la peur peut être plus contraignante que la plus terrible des envies.
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