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 Centenaire de l'école (sujet libre pour tous) - Event fermé

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La Fortune

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Date d'inscription : 25/10/2011
Messages : 5

MessageSujet: Centenaire de l'école (sujet libre pour tous) - Event fermé   Mar 1 Nov - 21:40

« Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
En l'honneur du centenaire de la Cité des vents, des festivités y seront organisées durant la semaine. Amis des arts, vous y serez les bienvenues, en tant que représentants ou spectateurs. Plusieurs démonstrations ainsi que des ventes d'œuvres sont prévues. Le dernier jour se tiendra le spectacle final, préparé depuis un an par les élèves et les professeurs de l'école. Venez nombreux ! »

Le parchemin avait été accroché sur tous les murs du Royaume, et même envoyé au-delà de ses frontières, parfois sous forme d'invitation bien plus officielle. Les préparatifs duraient depuis déjà un mois. L'immense salle permettant de communiquer entre les différents bâtiments de la Cité des vents s'était petit à petit remplie de petites scènes éparses et d'expositions de sculptures et de tableaux.
Les jardins avaient été illuminés à l'aide de magiciens spécialistes de la lumière, afin de libérer le maximum d'espace pour les combats et les danses et pour que les musiciens ne soient pas trop approchés les uns des autres (l'ambiance sonore risquerait alors de devenir une cacophonie insupportable). Aucun programme particulier n’avait été établi (en dehors du spectacle final) : chaque art disposait de l’espace et du temps qu’il voulait pour s’afficher.
Ces derniers jours, l’école s’était peuplée de visiteurs insolites, artistes itinérants, peintres officiels, poètes reconnus et même certains maîtres d’armes s’étaient installés ici en attendant le début du festival.
L’école s’occupait elle-même du confort des invités de marque, et les auberges de la ville avoisinante étaient pleines. Enfin arriva l’aube du premier jour. Dès que le soleil se détacha de l’horizon, un concert signalant le début des festivités et l’ouverture à tous des portes de l’école démarra…
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Metis Adhbreith
Modératrice HRP/Fondatrice
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Date d'inscription : 11/07/2011
Messages : 834

MessageSujet: Re: Centenaire de l'école (sujet libre pour tous) - Event fermé   Mar 8 Nov - 18:47

La cité des vents, joyaux d'un royaume où l'art est roi. Ici les artistes sont presque plus respectés que les nobles et parfois même traités mieux que le roi. L'art est au centre de tout et même les métiers les plus terres à terres tente d'en intégrer les principes. Ainsi aucun champs, aucun bâtiments ou même aucune miche de pain n'est laissés au hasard, tout est étudié, calculé, pour rendre le produit esthétique
.
C'est dans ce royaume que venait d'arriver Metis. Bien qu'elle aimait les arts, ce n'était habituellement pas sa tache de se rendre à de tel évènements, mais une fois n'est pas coutume, aujourd'hui elle était là pour se détendre et non s'occuper des affaires de l'empire. Oh bien sur, sa simple présence était un enjeu politique en soi, mais heureusement, les Maraths étant très proche des Adhbreith, cela ne dérangerait personne de la voir se promener dans les allées de l'école. De toute façon, sa venue n'était pas annoncée, et seule sa soeur serait présente publiquement en temps que représentante de la famille royale, ce qui allait permettre à la jeune femme de se promener incognito.

Bon, il est vrai qu'incognito était une grand mot car comme nous le savons, notre chère héritière aimait se faire voir. De plus la présence de ses gardes et de sa dragonne qui la suivait du mieux qu'elle pouvait, n'allait pas aider. Mais la jeune humaine n'en avait cure, ce qui l'intéressait pour le moment était de se détendre et d'admirer les spectacles que ce rassemblement exceptionnel avait à lui offrir.
Arrivé en milieu de matinée, son entré fut comme d'habitude, remarqué.

Ses cheveux, d'un roux flamboyant était attachée dans un chignon relevé qui mettait en valeur ses boucles au reflet doré. Sa robe, au couleur de l'automne attirait, comme à son habitude, les regards. Ses gardes, au nombre de quatre, l'entouraient de façon à ce que personne ne puisse l'approcher, ce qui était ce que désirais la princesse. Déjà le fait de se retrouver au milieu de la populace la fatiguait, elle n'allait pas non plus se laisser bousculer. Se dirigeant vers la grande salle elle demanda à ce qu'on se renseigne pour elle à propos du programme de la journée. Obtenant bien vite satisfaction elle apprit qu'un spectacle de danse allait bientôt commencer dans l'amphithéâtre. Décidant d'y assister elle demanda à sa dragonne de l'attendre dehors, jusqu'à la fin de la représentation. L'animal, intelligent, compris sa demande et s'envola donc pour se trouver un endroit tranquille où patienter.

Sur le chemin qui la menait vers le théâtre, la petite impératrice fit une halte devant un stand de peinture où elle put admirer les talents de l'artistes. Décidément il n'y avait pas à dire, celui ou celle qui avait peint ces toiles avait du talent à revendre. S'émerveillant, intérieurement bien sur, sur un tableau en particulier, la jeune femme ordonna à une de ses gardes de le négocier pour elle. Puis tournant les talons elle reprit son chemin vers l'amphithéâtre, sans vraiment faire attention à ce qui l'entourait.
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Lazulie Ybault

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Date d'inscription : 17/08/2011
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MessageSujet: Re : Centenaire de l'école (sujet libre pour tous)   Mer 9 Nov - 15:54

L'animation qui régnait dans la cité des vents offrait à Lazulie un spectacle coloré.Sur la place centrale, de nombreux artistes exposaient leurs oeuvres, aux yeux émerveillés des passants qui se bousculaient pour assister aux différentes représentations artistiques. Lazulie n'avait jamais visité la ville et elle se laissa guider par les mouvements de la foule, incapable de se réperer dans un lieu aussi noir de monde.Elle n'avait jamais voyagé, et c'est avec des yeux curieux et avides de connaissances qu'elle découvrait la cité.

Elle s'arrêta devant un stand présentant différents paysages, attirée par une peinture qui lui semblait familière...une aquarelle représantant un verger des Landes vertes. Elle repensa à sa vie à Omuihn, à sa mère... enfin celle qui l'avait élevée. Pendant un court instant la foule disparue, les batiments s'évaporèrent, et Lazulie se trouva au milieu du verger de l'aquarelle, un vent agréable faisant flotter ses cheveux vert émeraude. La vision s'estompa et Lazulie sortie de sa rêverie.
Elle ne pu s'empécher de penser à tout ce qui lui était arrivé ces derniers temps... D'abord il y avait eu cette rencontre, avec la sorcière du marché aux herbes.Ensuite elle avait navigué sur un bateau pirate, elle avait traversé sa forêt natale, et maintenant, elle se trouvait au coeur du Pays d'Or. Un sourire apparut sur son visage.

* C'est vrai que j'ai fait pas mal de choses ces derniers temps !!! J'ai mérité un peu de repos, allez ma vieille c'est parti pour une semaine de bullage !!* Sur cette pensée, elle s'éloigna du présentoir du peintre et disparut dans la foule.

Lazulie passa toute la matinée à glisser d'un étal à l'autre, contemplant peintures, sculptures, s'arrêtant pour écouter la mélodie d'une flûte, etc. La jeune fille se faisait constamment bousculer mais rien ne pouvait entamer sa bonne humeur. Même les nuages avaient renoncés à se montrer. Et qui dit pas de nuage, dit pas d'orage !!
Elle commença cependant à se fatiguer et se dirigea vers l'amphithéâtre. Apparemment il y allait y avoir un spectacle de danse. Elle arriva devant la salle et s'arrêta bouche-bée. Elle porta sa main à son pendantif bleu, signe qu'elle était pertubée. Elle ne pu retenir une exclamation :

" Mais... mais c'est un dragon !!! Vous avez vu il vient de s'envoler !!!"
Les gens autour d'elle l'observèrent tantôt amusés par l'air béat sur son visage, tantôt surpris par cette fille aux cheveux bleu océan qui parlait toute seule (oui, ses cheveux avaient changé de couleur depuis son arrivée, allez savoir pourquoi !!).
Toujours sous le coup de l'émotion, elle pénétra dans la salle.
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Zéphyr Pendragon

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Date d'inscription : 13/11/2011
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MessageSujet: Re: Centenaire de l'école (sujet libre pour tous) - Event fermé   Jeu 24 Nov - 20:54

- Tu ne me quittes pas des yeux, tu me suis sans aller voir à droite à gauche, c’est compris ?
Zéphyr acquiesça distraitement. Il était bien plus occupé à admirer sa nouvelle parure. En arrivant en terre civilisée, Salomon s’était empressé de se rendre chez le premier tailleur en vue, en compagnie de son petit sauvage. Bien évidemment, il avait dû choisir des tailles d’enfant du fait de la carrure du jeune fé. Zéphyr avait donc troqué sa toge grossière contre une culotte large soutenue par des grosses bretelles, une chemise grisâtre ainsi qu’une tunique pourpre et un gilet de peau de mouton, qu’il fourra dans sa besace – il la sortirait en fonction des saisons. Zéphyr avait résisté et pesté un bout de temps avant de se laisser mettre des souliers, mais Salomon avait sût le convaincre en lui promettant de lui offrir par ailleurs une flûte comme la sienne. Zéphyr avait donc hérité de mocassins mous en peau de bête, et il eut bien du mal à s’accommoder à cette sensation. Pour finir, Salomon lui acheta plutôt cher une liasse de cuir fin dont il lui entoura la taille.

Le costume semblait complet mais un dernier accessoire était nécessaire, seulement Salomon ne s’en aperçut que lorsqu’il coupa lui-même les cheveux fous du fadet. Salomon était un coiffeur doué, il parvint ainsi à donner à Zéphyr une coupe correcte tout à fait digne d’un jeune garçon des villes. Mais un détail lui avait échappé. En effet il voulait – il devait ! – à tous prix faire passer son protégé pour un enfant absolument ordinaire. Comment cela put-il être possible avec ces deux oreilles pointues qui émergeaient de son crâne pourtant bien ordonné ! Salomon dépensa de nouveau une certaine somme d’argent afin de trouver à Zéphyr un petit chapeau capable de dissimuler ces anomalies.
Salomon esquissa un sourire de satisfaction. Pour quelqu’un peu savant en matière d’espèces magiques, Zéphyr aurait l’air d’un parfait petit garçon. Fort heureusement, il n’avait plus ses ailes.

Les deux compagnons étaient à présent prêts à se mêler à la foule, concept nouveau pour le fadet qui n’était habitué qu’aux bois sauvages et mystérieux. Salomon était quelque peu anxieux mais il savait que cette expérience se reproduirait et qu’il ne pouvait l’éviter sans cesse, aussi il ne changea point d’avis.
Entraînant le fé avec lui, Salomon passait parmi les stands disposés à l’occasion du festival. Zéphyr observait tout avec des yeux émerveillés. C’était la première ville qu’il découvrait. Ces hautes structures, ces rues vastes et plates, ses gens grouillants et bruyants, cette animation si dévoilée, tout cela était inconnu pour lui, et jamais il n’aurait pensé qu’une telle chose existât. Quelques fois il apercevait de loin un être lui ressemblant, et son cœur se mettait à battre plus vite, mais en s’approchant il sentait à l’odeur et à l’essence qu’il s’agissait d’un simple enfant. Fort heureusement, les humains, eux, n’étaient pas parés de telles dispositions et aucun d’entre eux ne se retournait curieusement sur son passage. Cela excitait le petit fé qui voyait cette dissimulation comme un jeu, au grand soulagement de son maître qui avait eu peur que Zéphyr y interprétât une trahison.

Salomon s’arrêta à un stand de tissu afin d’y dénicher une cape pour lui et son fé. Zéphyr se tenait derrière lui, scrutant la foule de ses grands yeux brillants. Un jeune garçon plus âgé, aux dents mal alignées, s’approcha de lui et lui dit :
- Tu es de la campagne ?
Zéphyr le regarda mais ne dit rien.
- Tu parles pas ? insista l’autre. T’as quel âge ?
- Cinq…
- Il a onze ans, s’empressa d’interrompre Salomon en se retournant.
Le gamin lui jeta un vague regard puis demanda à l’attention de Zéphyr :
- C’est ton père ?
Zéphyr leva la tête vers Salomon.
- Il est mon apprenti, déclara Salomon en posant ses mains sur les épaules de Zéphyr et en se rapprochant de lui dans un geste protecteur.
Le garçon fit un signe de tête et s’éloigna en disant :
- Ma mère m’appelle, j’y vais, à la revoyure !
Salomon et Zéphyr le regardèrent s’en aller pendant un moment.
- C’est quoi sa mère ? finit par demander Zéphyr.
- Oh, ça… C’est une chose que les humains ont, mais ce n’est pas comme toi. Toi, ta mère, c’est la forêt, c’est aussi ton monde et ta demeure. Eux, c’est une dame qui, en plus de leur donner la vie, prend soin d’eux dès leur naissance et jusqu’à ce qu’ils deviennent adultes.
- Waaah…
- Allez, en route, ces tissus sont trop chers, je vais aller voir à d’autres étalages. Après cela, toi et moi irons faire un tour vers les galeries d’art, tu découvriras des choses que tu n’avais jamais vues auparavant.

Et en effet, Zéphyr découvrit la peinture, la sculpture et les beaux vêtements. En musique en revanche, il n’était pas vierge de tout savoir. Si la peinture était une interprétation de la nature, la musique y puisait essentiellement ses sources et il avait grandi (si l’on peut dire) avec elle. N’ayant pas conscience de ce que représentait l’argent, il demandait énormément de choses au vieux magicien, des tableaux, des objets, même des bijoux dont il ignorait l’usage. Salomon ne parvenait pas à lui expliquer qu’il était impossible de seulement se servir, comme on pouvait le faire dans la forêt.
- Cela te plairait-il de voir un spectacle ?
Les lutins donnaient parfois des représentations dans les clairières, aussi Zéphyr avait une légère idée de ce que pouvait être un spectacle. Il approuva vivement en tapant des mains.
- Bien, nous irons dans cette grande salle que tu vois là-bas, c’est un amphithé… Oh par ma barbe !!!
Zéphyr suivit le regard affolé du magicien. Une ombre les survola et le fé leva la tête vers le ciel. Un dragon ! Il n’en avait pas vu depuis le jour de sa naissance, et encore, jamais un vivant. Il se sentit ému de voir une créature appartenant à l’espèce qui avait permis son existence. Si seulement il avait pu voler et le rejoindre ! Salomon, quant à lui, s’adonnait à d’autres réflexions. Il connaissait ce dragon. Cette dragonne en vérité. Il plissa les yeux et regarda droit devant lui, au-delà de la foule. Il reconnut la jeune Metis Adhbreith, de la famille impériale, les cheveux d’un roux étincelant, encadrée par ses gardes comme à son habitude. Salomon avait eu l’occasion de la croiser lorsque l’impératrice, sa mère, s’était rendu elle-même à son école de magie du Pays d’Or. Mais à l’époque, la jeune femme n’était qu’une petite fille de 4 ans et elle ne s’en souvenait probablement pas.

Salomon empoigna le bras du petit fé et se hâta en direction de l’amphithéâtre vers lequel se dirigeait Metis Adhbreith. S’il s’apprêtait à revoir une femme qui n’était pas tout à fait étrangère, Zéphyr se trouvait dans une situation assez similaire, alors qu’à quelques mètres de lui se trouvait une jeune sorcière aux cheveux bleus.

Vivement, ils pénétrèrent dans le théâtre et s’installèrent sans dire un mot, Salomon fixant toujours la jeune impératrice qui, par chance, était fort repérable. Zéphyr, quant à lui, trop stimulé par toute cette agitation, ne voyait toujours pas la jeune Lazulie.
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Lazulie Ybault

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Date d'inscription : 17/08/2011
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MessageSujet: Re: Centenaire de l'école (sujet libre pour tous) - Event fermé   Mar 27 Déc - 20:50

L'amphithéâtre n'était pas encore plein. Avant de chercher une place, Lazulie resta un moment au fond de l'immense salle à observer les gravures et les peintures au plafond. Lorsqu'elle eut terminé sa contemplation,elle alla s'asseoir au milieu d'une rangée presque vide. La place devant elle étant occupée par un enfant, elle avait une vue dégagée sur la scène. La jeune sorcière balaya la salle du regard, la population était vraiment hétéroclite. Elle repéra plusieurs personnes venues en famille avec leurs enfants, il y avait aussi de nombreux couples de tous les âges. Des jeunes venus en groupes se chamaillaient gentillement et partaient dans de grands éclats de rire. Si elle n'avait pas été de si bonne humeur, Lazulie aurait sûrement été attristée à l'idée d'être seule alors que cette fête semblait être faite pour la convivialité.

La salle se remplissait de plus en plus quand elle remarqua des silhouettes familières quelques rangs devant elle. Elle reconnut presque immédiatement les gardes de Métis Adbreith. La jeune femme aux magnifique cheveux roux ne pouvait être que la princesse. Elle comprit pourquoi cette rangée, pourtant à une distance idéale de la scène, était si vide... La garde devait faire barrage. Elle se félicita de ne pas avoir avancé jusqu'à cette rangée, elle avait déjà eu suffisamment honte la première fois quelle avait rencontré Sa Majesté... Elle avait commis l'affront de ne pas la reconnaître, vraiment parfois elle se demandait ce qui n'allait pas chez elle. La jeune sorcière secoua doucement la tête comme pour évacuer ces mauvais souvenirs. Le spectacle ne devrait plus tarder, tout au plus une vingtaine de minutes... Elle ferma les yeux se laissant envahir par le bourdonnement de la foule.


« Excusez-moi, vous attendez quelqu'un ou ces places sont libres ? »
Lazulie ouvrit les yeux, une mère de famille l'observait, un bébé dans les bras et trois enfants derrière elle.
« Je vous en prie, ces places sont libres. »
La jeune femme s'installa à côté de la jeune sorcière et ses enfants l'imitèrent. Evidemment à peine la petite famille installée, la plus jeune des enfants manifesta une envie pressante. Lazulie ne put s'empêcher de sourire, les gamins, tous les mêmes. Elle proposa alors à la mère, qui semblait sur le point de piquer une crise de nerfs :
« Excusez-moi, j'ai entendu votre conversation et si vous voulez je peux garder vos enfants pendant que vous accompagnez votre fille aux toilettes...
-Merci merci merci beaucoup mademoiselle, vous me sauvez la vie !! Tu entends Alizée, heureusement que la dame est là parce que sinon à cause de toi on aurait tous raté le spectacle !! La prochaine fois que tu me fais coup pareil je te jure que ça se passera pas comme ça !!! Merci encore mademoiselle, je reviens le plus vite possible !! Bon maintenant tu te dépeche Alizée... »
C'est ainsi que Lazulie se retrouva avec un bébé dans les bras et deux jeunes garçons qui la fixait avec un regard curieux. La mère venait à peine de disparaître que le bébé se mit à pleurer et les deux autres commencèrent à se chamailler... Mais ce jour-là, la bonne humeur de la jeune sorcière était à tout épreuve. D'un regard meutrier accompagné d'un « ça suffit » sec, elle stoppa la dispute des deux garçons qui s'assirent tout penaud, quant au bébé, elle le berça doucement en chantonnant une berceuse que sa mère lui chantait les soirs d'orages. Certes ce n'est pas une technique très originale mais au moins, elle marche très bien. La fratrie étant calmée, Lazulie proposa au deux garnements un jeu qui consiste à faire deviner une personnalité à l'autre en ne répondant à ses questions que par oui ou par non. Lorsque la mère revint enfin, la jeune fille s'amusait comme une folle avec les deux enfants. La femme remercia chaleureusement Lazulie.

Un homme arriva enfin sur la scène, il annonça que le spectacle aurait cinq minutes de retard et il s'excusa profondément de ce désagrément. La jeune sorcière soupira et s'enfonça dans son siège. Soudain une voix aigu venu du rang de devant attira son attention... Elle avait déjà entendu cette voix chantante quelque part et elle était sure que c'était récent. Elle sursauta en réalisant que ces paroles musicales étaient prononcées par le garçon qui se trouvait juste sur le siège devant elle. Mais était-ce vraiment un enfant ? Un visage s'imposa dans son esprit... Elle ne put s'empêcher de s'écrier :

« Zéphyr?!! »
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Zéphyr Pendragon

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MessageSujet: Re: Centenaire de l'école (sujet libre pour tous) - Event fermé   Mer 22 Fév - 14:54

Bizarrement, ce fut Salomon qui eut en premier le réflexe de se retourner en entendant le nom prononcé. Le cœur battant il se tourna complètement et chercha des yeux qui aurait pu appeler son jeune protégé. Une femme assurément, une jeune femme. Sur la rangée au-dessus de lui était assise une jeune fille aux cheveux teintés de bleu, l’air assez innocent. L’intuition du magicien lui fit pressentir qu’il s’agissait d’une personne capable de magie. Une sorcière, peut-être… Mais il était trop épris par la crainte pour y réfléchir sérieusement, l’idée que le fé soit entré en contact avec une personne civilisée le tourmentait au plus haut point. Quand, où, comment ?

Zéphyr avait vaguement entendu l’appel de son nouveau nom, il avait distraitement regardé à droite et à gauche, mais ne repérant aucun visage familier, il n’avait pas insisté. Etre appelé ne lui était pas encore familier. Néanmoins, une pression sur son bras lui fit lever la tête. Son maître, debout et penché sur lui, l’air grave, lui serrait le biceps.
- Qui est- ce ? souffla ce dernier.
- Quoi ? Arrête, j’ai mal !
- Qui est cette fille ? insista Salomon en rapprochant encore son visage.
- Je ne connais pas de fille ! Lâche-moi !

Salomon retira sa main d’un geste sec puis désigna la jeune fille du doigt. Zéphyr suivit son mouvement et se retourna. Il eut du mal à reconnaître la sorcière dont les cheveux avaient changé de couleur. Puis son visage s’éclaira :
- Lazulie ! s’écria-t-il finalement en souriant.
Il faillit bondir et grimper vers elle mais Salomon le fit se rasseoir en appuyant sur son épaule. Lazulie avait tout d’abord eut l’air réjoui de voir le petit fé, lui-même si enjoué de leurs retrouvailles inattendues. Mais l’attitude froide et dominatrice du vieil homme l’intimidait fortement.

- Mais comment donc vous connaissez-vous ? s’exclama Salomon en tâchant de ne pas trop élever la voix.
- C’est Lazulie ! lança Zéphyr en guise d’explication, comme si cela donnerait un dénouement absolument logique à la confusion de son maître.
- Mais QUI est Lazulie !
La jeune fille voulut parler mais Zéphyr fut plus rapide :
- C’est mon amie, mais toi tu ne la connais pas. Ce ne sont pas tes affaires ! D’ailleurs, elle est plus forte que toi, elle a des pouvoirs, des vrais pouvoirs… Et elle vient de chez moi.

Salomon devinait que Zéphyr ne voulait pas dévoiler l’espèce de son « amie », comme il la nommait, mais sa dissimulation n’avait pas été efficace. Une jeune fille de ce type, possédant des pouvoirs, originaire d’Yla… Il n’en fallait pas plus au vieux magicien pour deviner que ses intuitions s’étaient révélées justes. Cependant il ne dit rien. Il fit taire Zéphyr d’un geste du doigt et fixa la jeune femme, qui ne baissa pas le regard, bien qu’elle ne parut pas tout à fait à l’aise.

- Mademoiselle, loin de moi l’idée de vous effrayer, dit-il très bas. Voyez-vous, ce jeune garçon n’est pas exactement ce que l’on voit de lui, mais cela, assurément vous l’aurez deviné. Il s’agit donc de se montrer discret vis-à-vis de sa présence parmi nous, car sa valeur en fait, non un petit être attachant comme vous l’avez sûrement considéré, mais comme un simple objet précieux. Un objet précieux qui, entre de mauvaises mains, pourrait avoir de graves conséquences sur notre monde déjà si bancal… Mais je présume que vous savez la valeur qu’il nous faut porter aux objets magiques, en particulier à certains, et la méfiance avec laquelle il nous faut considérer le monde afin de les protéger… Du moins, si j’en crois ce saphir que vous portez autour du cou.

Salomon, qui n’avait pas quitté la jeune fille des yeux, porta son regard sur son collier un instant, avant de la fixer à nouveau. Il ne savait pas ce que la jeune fille allait comprendre de son discours expressément confus, il ignorait également ce qu’elle penserait de lui, en particulier par rapport au petit fé. Se voir dans le regard des autres était d’autant plus difficile pour Salomon, dont la culpabilité et la cruauté n’étaient que plus évidentes. La crainte, la honte, la méfiance, ces sentiments se bousculaient en lui tandis qu’il exposait à Lazulie un visage impassible.
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Lazulie Ybault

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MessageSujet: Re: Centenaire de l'école (sujet libre pour tous) - Event fermé   Jeu 23 Fév - 12:11

« - Mademoiselle, loin de moi l’idée de vous effrayer. Voyez-vous, ce jeune garçon n’est pas exactement ce que l’on voit de lui, mais cela, assurément vous l’aurez deviné. Il s’agit donc de se montrer discret vis-à-vis de sa présence parmi nous, car sa valeur en fait, non un petit être attachant comme vous l’avez sûrement considéré, mais comme un simple objet précieux. Un objet précieux qui, entre de mauvaises mains, pourrait avoir de graves conséquences sur notre monde déjà si bancal… Mais je présume que vous savez la valeur qu’il nous faut porter aux objets magiques, en particulier à certains, et la méfiance avec laquelle il nous faut considérer le monde afin de les protéger… Du moins, si j’en crois ce saphir que vous portez autour du cou. »

Ces dernières phrases prononcées par le vieil homme, qui semblait accompagner Zéphyr, avait surpris la jeune fille. Dès l'instant où cet individu c'était tourné vers elle, elle l'avait trouvé très antipathique. Il y avait d'une part sa façon de s'adresser à la jeune fille qui sonnait faux, comme s'il cherchait à tout prix à mettre fin à une conversation qui le dérangeait et d'autre part il y avait le ton autoritaire presque désagréable qu'il employait lorsqu'il parlait au fé.

La jeune fille n'avait pas l'habitude de se trouver face à quelqu'un qui se montrait hostile envers elle sans une véritable raison. Elle pouvait comprendre la colère de Métis en découvrant une pauvre paysanne dans les appartements de sa mère et qui plus est la confondait avec une sorcière. Il était normal qu'un pirate se mette dans une fureur noire en trouvant une passagère clandestine à son bord. Mais ce vieil homme n'avait aucune raison pour se montrer si peu chaleureux, d'autant plus que Zéphyr semblait plutôt heureux de la revoir. La jeune fille ne savait comment réagir, cet homme avait réussit à la mettre mal à l'aise. Elle ne savait quoi dire à cette personne jusqu'à ce qu'il prononce ces fameux mots : « un simple objet précieux » et qu'il fasse référence à son collier.

Lazulie n'était pas d'un naturel belliqueux, mais elle détestait que l'on se montre irrespectueux avec un de ses amis, et Zéphyr était son ami. Depuis le début de ses péripéties, il était une des rares personnes à s'être montré réellement gentil avec elle. Qu'on le compare à un objet (même précieux) était inacceptable aux yeux de la jeune sorcière. C'est sur ces pensées qu'elle prit la parole, d'une voix douce mais déterminée :

« Tout d'abord, je ne comptais pas hurler sur tout les toits l'espèce de Zéphyr, même si pour moi elle n'a pas vraiment d'importance. Zéphyr est mon ami et je me fiche complétement qu'il soit un fé. Je l'apprécie pour sa personnalité et non son appartenance à une quelconque espéce magique. Ce qui apparemment n'est pas votre cas. Au risque de me répeter Zéphyr est mon ami, je n'apprécie donc pas que vous le compariez à un objet, je ne saisis pas très bien les liens qui vous unissent mais vous n'avez en aucun cas le droit de vous montrer aussi désagréable... »
L'homme voulu ouvrir la bouche mais Lazulie ne lui laissa pas le temps d'émettre le moindre son :
« Couper la parole de quelqu'un c'est très malpoli vous devriez le savoir à votre âge, j'ai peut-être l'air d'une gamine paumée, mais sachez que c'est pas vous qui m'empecherait de discuter avec Zéphyr si j'en ai envie et lui aussi.Il ne vous appartient pas et d'ailleurs il n'appartient à personne. Quant à mon collier ne vous avisez plus de m'en parler, vous ne savez pas ce qu'il représente pour moi même si ce n'est qu'un objet. »
Ses jambes tremblaient sous l'émotion et elle était heureuse d'être assise, elle avait réussi à parler sans que sa voix ne tremble, ce qui était aussi une bonne chose. Le vieil homme la regardait avec étonnement. La jeune fille profita de ce silence pour se tourner vers son ami. Elle le gratifia d'un grand sourire et d'une voix joyeuse elle lui demanda :
« Alors Zéphyr, quoi de beau depuis la dernière fois qu'on s'est vu ? Comment trouves tu cette ville ? Moi j'adore cet endroit »

_________________
Qui suis-je ? D'où viens-je ?

Je suis une fille de la forêt
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Andrew Kessington

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MessageSujet: Re: Centenaire de l'école (sujet libre pour tous) - Event fermé   Dim 18 Mar - 12:58

Andrew déambulait tranquillement entre les étalages. Un large sourire illuminait son visage et ses yeux brillaient comme ceux d’un enfant qui découvre le monde. Peintres, sculpteurs, comédiens, jongleurs, mimes et autres artistes animaient la fête. Le Fauconnier se mouvait avec aisance malgré la foule dense, s’arrêtant çà et là pour observer qui une œuvre d’art, qui un spectacle. Il avait toujours aimé cette ambiance festive que seule la Cité des vents savait instaurer. Alors qu’il n’avait que six ans, ses parents avaient été conviés à la fête du solstice d’été. À l’époque, si leurs opinions hostiles envers la famille impériale étaient connues de tous, ils n’en restaient pas moins des personnages importants de la scène politique. Andrew se doutait maintenant que c’était une ambiance plutôt froide qu'avaient due trouver ses parents à leur arrivée, mais il n’en avait pas souvenance. Comme la majorité des enfants, il avait alors une vision trop étroite du monde pour s’en rendre compte et les seuls souvenirs qu’il avait de cette période se limitaient à de vagues sensations de joie et d’émerveillement, à des musiques dont les airs riches et entraînants lui revenaient en mémoire, aux foisonnements de formes et de couleurs dont se composaient les tableaux dansants et théâtraux auxquels il avait assisté.

Et il était là de nouveau, presque vingt-et-un an plus tard, à se promener parmi les allées temporairement dessinées par les étals, simplement heureux de profiter de l’instant. C’était à peine quelques heures après avoir débarqué au Royaume des Marath qu’il avait aperçu une affiche promouvant l’événement. La Cité n’était pas vraiment sur sa route, mais il n’était pas pressé et une occasion pareille ne se représenterait pas avant longtemps, il le pressentait. Et puis, débarrassé de son équipage à qui il avait accordé du temps de repos et d’Ambre qui vaquait désormais à ses occupations, il était entièrement libre de ses mouvements. Afin de rester discret, il avait laissé son manteau criard et son ample chapeau à l’auberge où il comptait passer la nuit. Les laisser là lui en avait coûté : il n’aimait vraiment pas l’idée de ne pas pouvoir les porter. Cependant, la raison l’avait emporté sur l’envie, aussi avait-il également troqué sa chemise à jabot contre un simple haut au blanc passé et empoché son cache-œil.

Il avait eu vent qu’un magnifique spectacle de danse allait se dérouler dans l’amphithéâtre. Comptant y assister, il se mit en chemin, jouant parfois des coudes pour se frayer un chemin. Une ombre les survola soudain. Levant promptement la tête, Andrew n’eut que le temps d’entrevoir la forme gracieuse d’un dragon s’éloigner. Son sang se glaça dans ses veines. Il était bien connu que l’Empire avait le monopole sur le commerce des dragons. Certes, celui-ci pouvait très bien appartenir à un noble suffisamment riche et excentrique pour s’en procurer un, mais une autre proposition était plus probable. Les Adhbreith. Le pirate s’arrêta net à cette pensée, réfléchissant aux conséquences de cet imprévu. Ils étaient là. Comment n’avait-il pas envisagé cette hypothèse plus tôt ? Il se sentait idiot. Bête. Abruti. Il s’en voulait. Que devait-il faire maintenant ? Partir ? Rester ? D’un côté, cela faisait longtemps que les Aindreis avaient été assassinés. Il était jeune à l’époque, et donc parfaitement méconnaissable aujourd’hui. Ce n’était donc pas le risque de se faire prendre qui l’inquiétait. (Il y avait d’ailleurs bien plus de chance de se faire arrêter pour piraterie en tant qu’Andrew Kessington que pour haute trahison en tant que Keiran Aindreis…) Non, ce qui l’inquiétait c’était son incapacité à prévoir sa réaction au cas où il croiserait un membre de la famille impériale. Il avait depuis longtemps renoncé à se venger. Ou plutôt, pour être rigoureusement exact, il avait abandonné l’idée qu’une occasion lui permettant d’accomplir sa vengeance se présente un jour. Il eut un petit rire amer lorsque la pensée que le destin se jouait de lui lui traversa l’esprit.

Inspirant un grand coup, il se força au calme.


*Premièrement, rien ne me dit que ce dragon appartient bien à un membre de la famille impériale. Deuxièmement, s’il appartient effectivement à un membre de la famille impériale, rien ne me dit que je vais le croiser. Enfin, troisièmement, quand bien même je le croiserais, j’aviserai à ce moment-là de la conduite à tenir. Jusqu’ici je n’ai pas laissé les Adhbreith gouverner ma vie, ce n’est pas maintenant que cela commencera.*

Cette nouvelle résolution en tête, il reprit sa route jusqu’à l’amphithéâtre. Il lui fallut un bon quart d’heure pour y parvenir, s’étant égaré par deux fois. C’est avec une vague appréhension lui nouant l’estomac qu’il franchit la porte d’entrée magistrale du lieu. Le premier réflexe qu’il eut en y pénétrant fut de parcourir la salle du regard. Moins d’une seconde lui fut nécessaire pour repérer ce qu’il cherchait. Assise à un des balcons du théâtre, se tenait une jeune femme rousse, vêtue de somptueux atours et encadrée d’une garde exclusivement féminine. Metis Adhbreith. Troisième héritière du trône de l’Empire. Andrew sentit ses traits se durcir, sa mâchoire se serrer, son regard se noircir tandis qu’il la fixait avec intensité.

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Metis Adhbreith
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MessageSujet: Re: Centenaire de l'école (sujet libre pour tous) - Event fermé   Mar 20 Mar - 18:25

Toujours accompagnée par ses gardes, Métis admirait les quelques stands qui se trouvaient sur son chemin. Elle était satisfaite de la peinture qu'elle venait d'acquérir et espérait faire encore quelques bonnes affaires avant de se rendre dans sa suite au palais. Comme à son habitude quand elle se déplaçait quelques part, la jeune femme longeait soit chez la famille royale, soit dans le plus beau hôtel de la ville. Mais elle était dans le royaume des Maraths la question ne se posait pas, après tout sa belle-soeur, l'impératrice, était une de leurs princesses. C'est pourquoi même si sa visite n'était pas officielle elle occupait une des plus belles suites de palais, non loin de celle de sa soeur cadette. Soeur qu'elle avait d'ailleurs à peine croisée, celle-ci étant bien trop occupée avec le centenaire.

Enfin Métis atteignit l'amphithéâtre. La salle était de belle dimension et la foule s'y pressait déjà. Laissant là la populace, la jeune femme se dirigea plutôt vers une loge privée qu'on lui avait octroyé dès son arrivé. Il y avait vraiment du bon à être la fille de la famille la plus puissante du monde. Une fois installée Métis attendit patiemment que le spectacle commence. Enfin la musique s'éleva et les danseurs entrèrent en scène. Comme on pouvait s'y attendre le spectacle était de toute beauté. Les différents tableaux menés par les élèves de l'académie était d'une mise en scène impeccable. Certain était tout en poésie, en finesse, pleins d'air légers et joyeux, alors que d'autres, au contraire, jouaient sur la brutalité, la noirceur. Une scène lui plut particulière. Celle où une danseuse, grimée en papillon, mimait son vol au milieu de ce qui semblait être un brasier infernal. Les flammes étaient des danseurs et tous tentaient de retenir le papillon, mais à chaque fois elle réussissait à les esquiver. D'une certaine façon cela lui rappelait sa propre vie, elle qui tentait sans cesse d'esquiver sa famille et les autres, ne pas se laisser bruler les ailes....

Tout ceci était des plus distrayants et bientôt la jeune femme se laissa totalement emportée par ce qu'elle voyait.
Bercée elle ne faisait plus attention à rien qu'à la scène, et n'aurait pas remarqué le regard haineux qu'un jeune homme blond lui lançait depuis la fosse si jamais une de ses gardes ne l'en avait pas avertit. Détachant donc son regard des danseurs, Métis consentit à baisser la tête pour croiser celui qui semblait lui vouer haine sans nom. Levant un sourcil devant cet étranger qui semblait la détester, la jeune femme se demanda ce qu'elle avait bien pu faire à cet inconnu pour qu'il la fixe ainsi. Un rictus passa alors sur ces lèvres, elle se fichait bien de qui pouvait être cet homme, ce déchet de la race humaine, il n'était rien pour elle, et il ne méritait même pas qu'elle s'interroge à son sujet. Ainsi détournant une nouvelle fois le regard elle se reconcentra sur le spectacle, essayant d'oublier bien vite ce singe blond.

Malheureusement pour elle et son mépris envers les hommes, le peuple et toutiquanti, la peur reprenait le dessus. Elle ne se sentait pas en sécurité avec le regard de cet étranger fixé sur elle. C'est pourquoi ses yeux quittèrent une fois encore la scène pour recroiser ceux du jeune homme blond. Conservant son air froid elle ne put néanmoins contenir son mépris ainsi que son agacement d'être observé, et faillit ordonner à l'une de ses gardes de courir après l'inconnu et de lui donner une bonne raclée pour oser avoir lever les yeux sur elle de cette manière. Se retenant néanmoins, elle ordonna à sa compagne la plus proche de surveiller le singe blond et de la prévenir si jamais il se comportait de manière suspect.

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Andrew Kessington

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MessageSujet: Re: Centenaire de l'école (sujet libre pour tous) - Event fermé   Jeu 12 Avr - 23:06

Andrew fixait toujours l’héritière Adhbreith. Le spectacle commença ; il ne s’en soucia guère. Plongé dans une intense réflexion, le monde qui l’entourait n’était plus pour lui que mouvements et bruissements lointains. Devait-il tenter le coup ? Le tout pour le tout comme on dit. La distance n’était pas optimale, son arme était sans doute trop imprécise… Mais c’était une occasion qui ne se représenterait sans doute jamais. Il se mordit la lèvre. Le dilemme l’accablait. Qu’était-il censé faire ? Qu’avait-il envie de faire ? Que pouvait-il faire ? Trois questions simples en apparence mais qui tournoyaient dans son esprit à lui en coller la migraine. Son cœur et sa raison bataillaient intérieurement, livrant à tour de rôle leurs arguments. L’acier de son pistolet, caché sous son haut et collé à son dos maintenant moite, lui rappelait sans cesse la solution la plus tentante qui s’offrait à lui.

Combien de temps s’était-il écoulé ? Une minute ? Deux ? Ou bien quinze ? Andrew avait totalement perdu la notion du temps et restait figé, tête levée vers les balcons, regard braqué sur sa cible potentielle. Un mouvement à la droite de la princesse impériale lui fit prendre conscience que sa garde personnelle l’avait repéré et le tenait dorénavant à l’œil. S’il devait agir c’était à cet instant ou jamais, pendant qu’elles n’avaient pas encore totalement mémorisé ses traits. C’est précisément à l’instant où il songea cela que Metis Adhbreith tourna la tête vers lui. Le sang d’Andrew se glaça dans ses veines. Elle paraissait surprise mais se ressaisit bien vite. Il perdit bien vite son attention, le spectacle étant sans doute plus intéressant à ses yeux que le modeste roturier qu’il était.


*Si seulement elle savait…*

À peine quelques secondes plus tard, elle l’observa de nouveau. Son regard glacial n’exprimait que du mépris et de l’agacement. De l’arrogance aussi sans doute. Visiblement il n’était rien pour elle. Rien de plus qu’une nuisance, un insecte qui ose lever les yeux. Si Andrew détestait être pris de haut, il n’avait jusqu’alors jamais ressenti pareille haine envers quelqu’un. Comment ces gens pouvaient-ils se croire à ce point supérieur aux autres ? Il vit la princesse s’adresser à l’une de ses gardes, sans doute à son sujet. Son instinct lui conseilla de ne pas rester dans les parages. Il se ressaisit. Il regarda rapidement autour de lui pour guetter l’arrivée éventuelle d’un soldat. Personne. La salle comble était entièrement absorbée par le spectacle en train de se jouer pour prêter attention à lui. Avec un dernier regard assassin pour la jeune femme et sa garde, il tourna les talons et sortit du bâtiment.

La lumière et l’ambiance extérieures le surprirent. L’animation de la fête qui battait son plein contrastant considérablement avec le calme du théâtre. Quelques secondes lui furent nécessaires pour recouvrer ses esprits. Fronçant les sourcils, il avança à pas déterminés en direction de la sortie de l’école, bousculant sans remord la foule toujours aussi nombreuse. Bien vite, les cris de joie et de surprise, les accords musicaux, les exclamations des marchands devinrent un insupportable brouhaha. Il semblait qu’après cette fâcheuse rencontre, rien ne pourrait l’amuser ce jour-là. Il ne lui fallut que peu de temps pour regagner l’auberge où il avait prévu passer la nuit. Il récupéra ses affaires, paya l’aubergiste – après ce qui venait de se passer, il valait mieux pour lui de faire profil bas en se comportant "normalement" – et s’en fut. Il quitta la ville dans l’heure, se mettant en route pour sa prochaine destination : le Désert de feu et Saherdin, la ville au marché de pierres précieuses.


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Metis Adhbreith
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MessageSujet: Re: Centenaire de l'école (sujet libre pour tous) - Event fermé   Mar 10 Juil - 8:26

Bien vite la peur de la jeune femme disparut. En effet, l'étrange homme blond venait de partir. Encore troublée par cet étrange incident, à la fois trop court pour vraiment la marquer, et trop étrange pour être oublié, Metis ne savait quoi penser. Décidant de tout oublier elle se persuada intérieurement que ce qu'il venait de se passer ne signifiait rien et qu'il s'agissait d'un incident mineur et rien d'autre. Reportant donc son regard sur la scène elle put admirer la fin du spectacle tranquillement tout en se vidant l'esprit. Aillant toujours aimée l'art sous toutes ses formes la princesse finit par se détendre totalement et vraiment apprécier ce qu'elle voyait. Comme toujours l'école de la cité des vents tenait ses promesses. On ne croisait ici que des artistes d'exception quelques soit leur domaines de compétences. Souriant intérieurement Metis se dit que même s'il elle appréciait grandement tout cela du côté de la pratique par contre ce n'était pas vraiment ça. Oh bien sur on lui avait appris la danse, le chant et la musique. Et même si elle se débrouillait plutôt bien ce n'était rien comparé au talent de sa soeur.

Une pointe de jalousie étreignit un instant le coeur de la jeune femme. Mais elle calma bien vite ce sentiment. Même sil elle aimait les arts Metis n'y consacrait pas non plus toute son énergie au contraire de sa petite soeur. Cette dernière était tellement passionnée qu'elle s'occupait de tout ce qui touchait à la création artistique de près ou de loin dans l'empire. Ses journées étaient consacrées à ses répétitions ainsi qu'à la gestion de ses affaires. Il n'y avait aucun doute que sa benjamine était un vrai bourreau de travail. Elle abattait chaque jour un nombre incroyable de problème et trouvait encore le temps de s'entrainer en danse, chant, peinture et harpe et même à se divertir. D'une certaine façon sa soeur ne devait pas être humaine....

Souriant à cette constatation Metis passa une très bonne journée. L'incident avec l'homme blond venait parfois la perturber mais cela n'était rien. Une fois le spectacle terminé la princesse déambula encore lentement dans les différents allées du festival, appréciant tout ce qu'elle voyait avec le regard d'un enfant qui dans un palais remplis de douceur et de jouet. Bien évidement la jeune femme ne laissa rien paraitre de ses sentiments, mais intérieurement je peux vous dire que ça bouillonnait sec. Plus agité qu'à l'habituel, ses gardes se rendirent tout de même compte d'un certain changement d'humeur chez la princesse, elles en déduisirent qu'il s'agissait peut être d'une forme d'agacement à cause de la foule qui les entouraient. Augmentant donc la largeur du cercle de protection Metis se retrouva bientôt seule et sans personne pour la bousculer. Ravis de cela elle apprécia encore plus son après-midi.

Enfin le soleil commença à décliner et la jeune femme décida qu'il était grand temps de rentrer au palais. Chargée d'un très grand nombre d'oeuvres d'arts différents Metis se dit qu'encore une fois elle avait dépensée un véritable fortune. Puis haussant les épaules comme à chaque fois elle prépara son départ. Chargeant ses gardes de tout ramener au palais par la terre elle décida de son côté de rentrer par la voie des airs pour profiter d'un peu de calme et de solitude. Retrouvant donc sa dragonne Souveraine elle décolla bien vite en direction du palais. Sachant pertinemment que passer par la voie des airs la ferait arriver bien plus vite que ses gardes elle décida de faire tout d'abords un petit détour vers la frontière. Ne s'étant jamais rendu en Yla la jeune femme possédait une certaine curiosité pour cette terre sauvage et étrange. Observant un moment la foret qui faisait office de frontière Metis se promit qu'elle irait faire un petit séjour au bords de ce pays avant de rentrer chez elle. Sa décision prise elle retourna au palais, bien décidée à monter une petit expédition de quelques jours histoire de visiter un nouvel endroit pour le plaisir et non pas simplement pour affaire.

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Lazulie Ybault

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MessageSujet: Re: Centenaire de l'école (sujet libre pour tous) - Event fermé   Lun 16 Juil - 15:02

Zéphyr n’eut pas le temps de répondre à la jeune fille car les lumières de l’amphithéâtre s’éteignirent et une musique entrainante commença à s’élever. Toutes les conversations se stoppèrent et tous les regards se tournèrent vers la scène. Quelques retardataires se faufilèrent discrètement entre les rangées de fauteuils pour atteindre un des rares sièges encore libres. Les rideaux se levèrent et la musique s’arrêta d’un coup avant de reprendre sur un rythme un peu plus lent. L’attention du fé se porta alors sur la scène, Lazulie elle aussi oublia ce fâcheux incident pour se concentrer sur les artistes qui faisaient leur entrée.

Le spectacle était magnifique, la jeune sorcière était fascinée par tant de grâce et de beauté. Tout était parfait. Les costumes aux couleurs flamboyantes donnaient l’impression qu’un grand brasier animait la scène. Chaque danseuse et danseur était une petite flamme de cet extraordinaire bucher artistique. Les corps des danseurs et des danseuses ondulaient au rythme de la musique enchainant arabesques, entrechats, glissés, pirouettes, ronds de jambe et acrobaties. Les artistes aux couleurs de feu quittèrent la scène sous un tonnerre d’applaudissement auquel la jeune Lazulie participa activement. Les numéros s’enchainèrent laissant à peine le temps au public de se remettre de ses émotions entre chaque tableau. Chaque danse était un moment féérique et majestueux, les artistes se surpassaient, chaque mouvement, chaque pas était l’instrument d’une chorégraphie extraordinaire. La jeune sorcière n’avait jamais assisté à un tel spectacle, elle aurait beaucoup aimé que sa mère soit avec elle pour admirer ces corps virevoltant sur scène au rythme changeant de la musique, incroyable elle aussi.

Lorsque que le gala prit fin, la jeune Lazulie voulut saluer à nouveau Zéphyr et tenter d’avoir une conversation avec lui mais le fé et l’homme qui l’accompagnait avaient disparu. La jeune fille était déçue de ne pouvoir parler avec son ami, elle aurait aimé qu’il lui raconte ce qu’il avait bien pu faire depuis qu’il s’était quitté en terres d’Yla. Elle aussi avait plein de choses à lui raconter mais il semblerait que cela devrait attendre encore un certain temps… Elle fut tirée de ses pensées par la mère de famille qu’elle avait dépannée avant le début de la représentation. Celle-ci lui proposait de se joindre à la petite famille pour manger dans le magnifique jardin de la famille des Marath ouvert au public à l’occasion du Centenaire. La jeune sorcière n’ayant rien de prévu accepta avec plaisir cette invitation, et suivit la mère et ses enfants vers la sortie. Elle allait pouvoir profiter de cette fin de journée avant de repartir vers… peu importe, la jeune fille n’avait aucune idée de sa prochaine destination, mais finalement elle commençait à s’y faire et ces voyages à l’aveugle étaient finalement très sympathiques ! Peut-être passerait-elle par l’Archipel des 7 Gouttes d’Or avant de retourner dans les Landes Vertes voir sa mère.

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