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 De l'existence des lanternes magiques ... (pv Nath et Metis) [terminé]

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Ambre Bellamy
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MessageSujet: De l'existence des lanternes magiques ... (pv Nath et Metis) [terminé]   Jeu 10 Nov - 20:51

Les portes de la ville de marbre n'avaient pas été difficiles à franchir. Les gardes étaient bien trop occupés à contenir le peuple grouillant se pressant devant l'entrée de la cité pour vérifier précisément l'identité de chacun. De nombreuses charrettes de commerçants, fournisseurs ou acheteurs s'avançaient sous le porche et ce fut un jeu d'enfant pour Ambre de se glisser dans l'une d'elle. Passagère clandestine d’un transporteur de paille, le voyage n’était pas désagréable, mais elle se résolut finalement à quitter son carrosse de fortune dès le brouhaha des portes dépassé.
Elle portait une robe grise, contrairement à ses habitudes et à ses principes, mais elle avait dû se plier à cette nécessité. Elle venait en effet négocier l'acquisition d'un document pour le Prince des pirates, celui-ci ayant mieux à faire que se déplacer. Malheureusement la réalité était bien moins confortable et n'ayant personne digne de confiance, le « Prince » s'était rendu sur les lieux lui-même, incognito bien entendu.

Il lui fallut plusieurs instants pour se repérer dans la ville. Elle n'y était passée qu'à de rares occasions et connaissait très mal ses rues lumineuses. Elle suivit donc sans réfléchir la route par laquelle elle était arrivée, supposant que celle-ci l'emmènerait au centre, vers la place principale.  Au bout d'une demi-heure ses pas l'y conduisirent effectivement. L'agitation fiévreuse du lieu n'était pas sans lui rappeler celle des docks, seulement, ici, tout semblait propre, brillant et civilisé, bref,  parfaitement conventionnel pour une capitale.
La place portait une atmosphère étrange, à la fois vide et pleine. Une légère pointe d'angoisse la glaça sans même qu'elle s'en aperçoive, ce condensé de société la dérangeait, elle ne s'y sentait pas à l'aise, et absolument pas en sécurité. Elle s’arrêta quelques instants devant l'immense fontaine, se passa les mains sous l'eau, puis elle se mit en route, suivant le chemin qu'on lui avait indiqué : « la rue principale dans le sens montant à partir de la Grande Place puis deux fois la deuxième à droite ».
Cet itinéraire devait la conduire à une autre place, beaucoup plus petite, sur laquelle se tenait un marché. A l'écart de ce marché, il y avait une sorte d'échoppe d'objets insolites, où l'on trouvait de tout et n'importe quoi. Le vendeur était un vieil homme grincheux et grisonnant, n'hésitant pas à interpeller les passants pour leur vendre tout ce qu'il pouvait. C'est ce vieil homme qu'elle devait rencontrer, il était un vieux forban reconverti dans la vente plus ou moins nette d'objets acquis plus ou moins honnêtement et était un as pour trouver ce dont on avait besoin, quoi que ce puisse être.

Son informateur ne l'avait visiblement pas trompé, la place et le marché se trouvaient bien à l’endroit indiqué. Tout était plus convivial ici mais la même ambiance, froide comme la pierre, régnait. Ambre repéra le vieillard rapidement, malheureusement il était en grande discussion avec un inconnu et elle ne tenait pas à parler de sa transaction ostensiblement. La carte qu'elle devait récupérer était en effet un exemplaire unique, sans aucune valeur pour quiconque y jetterait un coup d’œil rapide, mais d'une valeur inestimable quand on savait ce qu'elle représentait. Elle s'approcha discrètement, suffisamment pour entendre leur voix mais pas pour être prise pour une cliente potentielle. Le vieux essayait apparemment de persuader l'autre homme d'acheter une lanterne soi-disant magique qui produirait de la lumière dans les ténèbres.
Continuant d'observer la conversation du coin de l’œil, Ambre se mit à glisser vers l'étal, comme si elle flânait. Elle ne distinguait pas le visage de l'homme, qui lui tournait à moitié le dos. Tout ce qu'elle pouvait voir ou presque, c'était sa chevelure blanche argentée, d'une couleur proche de ses propres cheveux. Elle se concentra quelques instants dessus puis changea de sujet d'attention et fixa le vendeur. Celui-ci repéra sans doute son manège puisqu'il bafouilla une excuse à l'inconnu et se dirigea vers elle, un air soudain soucieux sur le visage. Sans même se présenter elle demanda :


« Vous avez l'objet ? »

Elle avait préalablement prit soin de fournir une description de son envoyée (elle-même donc) afin de simplifier l'échange. Voyant que l'inconnu s'était tourné vers eux elle le salua d'un sourire avant de se tourner légèrement pour apparaître de profil, pour qu'il ne puisse pas lire sur ses lèvres lorsqu'elle parlerait.

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Nathanaël Doe

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MessageSujet: Re: De l'existence des lanternes magiques ... (pv Nath et Metis) [terminé]   Jeu 24 Nov - 13:22

Nathanaël était à Caerwyn. La capitale de l’Empire. Il voulait voir du monde, il était servi. Il atteint la Grande Place après maints tours et détours dans des rues et ruelles inconnues. Cela n’avait pas été désagréable. Au contraire, il avait pu flâner en toute tranquillité. Et, surtout, il découvrait nombres de choses insolites. Qui dit choses insolites signifie pour le ténébreux se demander à quoi elles servent, comment elles sont créées et tout un tas de questions visant à assouvir sa curiosité.

Tous les sens en alerte, il voulait tout remarquer, tout retenir, tout comprendre. Grâce à cette attention accrue, il entendit deux femmes, sûrement des domestiques, discuter du marché où elles se rendaient.

*Quoi de mieux qu’un marché ?*

Ne connaissant pas la direction, il suivit les deux femmes. Il arriva sur une petite place. L’ambiance était à la convivialité. En effet le marché, plutôt restreint, n’attirait que des habitués, tous semblaient plus ou moins se connaître. Nathanaël se promenait parmi les allées où se trouvaient viandes, poissons, légumes, fruits, tissus et autres marchandises peu onéreuses et purement locales. Les seules personnes faisant attention au ténébreux étaient les marchands. Quand ces derniers se rendirent compte de l’espèce à laquelle appartenait Nathanaël, ils préfèrent lui donner quelques produits gratuitement. Plutôt superstitieux ils craignaient que le ténébreux ne fasse fuir la clientèle sciemment et voulurent s’offrir ses bonnes grâces. C’est ainsi qu’il obtient l’équivalent d’une petite semaine de provisions et trois bouts de tissus qui pourraient lui servir à se faire des bandages si besoin.

De bonne humeur, il continua sa marche. Son attention fut attirée par un commerçant tenant une échoppe un peu à l’écart du marché. Fidèle à sa curiosité, Nathanaël s’approcha du vieil homme et sa boutique qui contenait tout et n’importe quoi, une boutique faite pour le ténébreux en somme. Voyant son enthousiasme, le vendeur lui montra une lanterne. Il commença à argumenter sur tous les avantages que Nathanaël aurait à acquérir cette lanterne et notamment son éclairage. En effet d’après le vendeur l’objet, magique, produirait automatiquement de la lumière dans les ténèbres. Intérieurement le jeune homme (NDA : au sens de personne au sexe masculin bien sûr) ne put s’empêcher de rire à ces propos. Quel intérêt ridicule pour un ténébreux. Il est tellement plus facile de faire naître la peur dans les ténèbres. Soudain, le vieil homme se coupa dans son discours et son visage devint soucieux. Il bafouilla une excuse à Nathanaël et se dirigea vers un autre client. Une autre cliente plutôt d’après le son de sa voix lorsqu’elle demanda au marchand :

« Vous avez l’objet ? »

Le ténébreux se retourna à cet instant pour voir l’apparence de la nouvelle cliente. Il remarqua une silhouette élancée, grande pour une femme, puis des cheveux blancs aux reflets argent, presque comme les siens. Son visage était pâle, fin aux traits réguliers, ses yeux rouges et ses joues légèrement creuses. Cela lui rappela une vieille légende concernant des êtres pâles, aux yeux rouges, ne vivant que la nuit et se nourrissant de sang. La robe classique de la femme ne parvenait pas à dissimuler un certain atypisme que Nathanaël ne parvenait pas à définir. Peut-être son regard déterminé, son allure pressée ou bien le sourire forcé, un brin crispé, qu’elle lui avait adressé pour le saluer quand il s’était tourné vers elle, pouvait être à l’origine de cette impression. Nathanaël lui avait retourné un sourire poli sans animosité mais pas vraiment chaleureux non plus. La femme l’intriguait. Une femme inconnue l’intriguait. C'était la première fois.

Elle s’était légèrement tourné vers le camelot et continua sa conversation. Le ténébreux ne pouvait pas lire sur ses lèvres. Il décida d’aller observer une caisse contenant de multiples choses qu’il avait repérées avant que le marchand n’essayât de lui vendre sa lampe. Finalement ce qu’il avait vu n’était pas si intéressant qu’il le pensait de prime abord. Mais en farfouillant un peu, il trouva une pile de parchemins qui éveilla sa curiosité. Il y avait de nombreux écrits de toute nature et parmi eux une carte. Il prit les parchemins avec délicatesse puis retourna voir le vendeur. Il lui demanda :

« Dites-moi marchand, à quoi correspondent exactement ces parchemins ? »

Après un silence pendant lequel le marchand sembla très embêté il ajouta :

« J’aimerais en faire l’acquisition. »
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Ambre Bellamy
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MessageSujet: Re: De l'existence des lanternes magiques ... (pv Nath et Metis) [terminé]   Lun 19 Déc - 21:14

Elle s’acharnait à expliquer au marchand qu’il fallait qu'elle récupère les parchemins le plus vite possible mais que non, elle ne comptait pas marchander, le prix avait été fixé depuis longtemps et était bien plus élevé que tout ce qu'il pourrait en tirer. Cela lui parut durer une éternité. D'abord agacée par le regard braqué sur eux de l'inconnu, elle fut soulagée quand elle constata qu'il semblait s'intéresser aux vieilleries exposées. Elle venait enfin de persuader le brocanteur de lui amener les cartes quand l'inconnu les rejoint, un tas de parchemins jaunis dans les mains. N'y prêtant d'abord pas garde, ses yeux s'écarquillèrent un quart de seconde quand elle comprit ce que c'était. Etait-il seulement conscient de ce qu'il avait dans les mains ?! Elle coupa d'un ton froid le vieillard qui s'apprêtait sans doute à déclarer quelques banales formules d'excuse.

« Pardonnez-moi, mais je les ai moi-même achetés à ce monsieur il y a peu... »

Elle croisa les yeux bleutés étranges de l'inconnu, et plaça toute sa volonté et sa détermination dans son propre regard. De toutes façons, les cartes ne ressemblaient qu'à un ramassis de symboles plus ou moins ésotériques, comme si elles avaient été écrites de la main d'un fou sujet à une crise hallucinatoire. Il serait théoriquement facile de convaincre qui que ce soit de normal de les lui laisser. A moins que … A moins qu'il en sache autant qu'elle, ce qui devenait beaucoup plus gênant.

Elle observa les alentours pour voir s'il semblait avoir un complice. Apparemment non. Ou alors un très discret. Pas qu’elle soit paranoïaque, non au contraire, son manque de vigilance lui avait parfois joué de mauvais tours. Elle se calma néanmoins quand elle vit que son interlocuteur n’avait pas l’air si obstiné.


« Je suis désolée, je suis très pressée, je suis sure que vous trouverez de nombreuses autres antiquités dans les boutiques du coin. »

A vrai dire elle n’en savait rien, mais elle était réellement persuadée de ce qu’elle soutenait. Ses yeux se perdirent un moment, parcourant la place afin de voir si justement il n’y avait pas un de ces commerces en vue. Là-bas, près de cette petite rue, c’en était peut être un. Elle l’observait du mieux qu’elle pouvait pour le deviner quand quelques gardes impériaux apparurent. Rien d’anormal, faire des rondes dans la ville : la routine. Seulement elle n’avait pas l’habitude. Au port, l’arrivée des soldats provoquaient toujours un chaos tonitruant, et elle en profitait toujours pour filer le plus loin possible, aussi fut-elle étonnée de voir que rien ne se passait.

Un éclair d’angoisse avait dû percer dans ses iris, car le vieil homme la dévisageait bizarrement. Il avait eu le temps de s’accoutumer, lui. Elle reprit ses esprits rapidement, se maudissant de s’être conduit aussi bêtement en public, aussi invisible que ce fût. Elle ne trainerait pas longtemps dans le coin…
Elle se tourna brusquement vers l’inconnu.


« Je n’ai pas de temps à perdre. Donnez-moi ces parchemins, ils sont sans aucune valeur, si ce n’est sentimentale à mes yeux, c’est pourquoi j’insiste tant. Ils appartenaient à un de mes ancêtres voyez-vous et je tâche de reconstituer sa bibliothèque. »

Si on ne pouvait pas dire qu’Ambre mentait comme elle respirait, c’était certainement un de ses réflexes les plus naturels en cas de situation d’urgence. Et comme toute situation devenait rapidement d’urgence quand elle était dans les parages, il lui arrivait rarement de dire la vérité aux inconnus. Et encore, là au moins, elle n’était pas déguisée…

Mais pourquoi diable avait-elle inventé cela ? Elle passa en revue toutes les possibilités de suites qu’elle pouvait trouver à cette histoire.


*Un ancêtre, un ancêtre, quel ancêtre ? Oh ! Et puis qu’importe ! Je n’ai pas à répondre aux questions !*


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MessageSujet: Re: De l'existence des lanternes magiques ... (pv Nath et Metis) [terminé]   Mer 22 Fév - 21:59

La jeune fille avait répondu à la place du marchand en indiquant qu’elle avait déjà fait l’acquisition des parchemins. Nathanaël était déçu mais il avait croisé une paire d’yeux rubis emplis de volonté et détermination. Elle semblait tenir à ces documents. La suite lui donna raison quand elle mentionna son manque de temps et la reconstitution de la bibliothèque de son ancêtre.

Dans ces instants deux choses l’avaient frappé chez la jeune femme. Premièrement son regard. Un regard rouge. Un regard empli de volonté et de détermination. Surtout de volonté. Un regard qui reflétait la vie de par sa couleur et ce qu’il transmettait. Deuxièmement son empressement tendant à l’angoisse de devoir rester plus longtemps que nécessaire.

*Elle regarde souvent les alentours, serait-elle en danger ?*

Puis il avait vu l’étonnement du marchand quand ce dernier avait repéré comme de la frayeur dans le regard de sa cliente à la vue des gardes impériaux.

- Je comprends tout à fait votre envie d’avoir ces cartes en votre possession mademoiselle. Néanmoins j’ai promis à une personne qui m’est chère de lui montrer toute chose curieuse. Vous conviendrez que les symboles sur ces parchemins correspondent parfaitement à ce qualificatif. Ne pourrai-je pas les recopier sur mon carnet avant de vous les rendre ? Ainsi il me semble que tout le monde obtiendra satisfaction.


Il attendit sa réponse, curieux de savoir ce qu’elle allait lui dire. Il ne niait que ce fût une sorte de test. Il pourrait ainsi confirmer le fait qu’elle ne voulait absolument pas s’attarder sur les lieux.
Pendant ce temps il observait la place. Les gardes semblaient déambuler. Semblaient seulement car après leur passage les marchands remballaient leurs produits. Lorsque l’un d’eux n’avançait pas assez prestement, un garde revenait vers lui et lui demandait plus fermement de se hâter.

- Que se passe-t-il ? demanda Nathanaël au vendeur.

Le concerné ne prit pas la peine de répondre car un des gardes se dirigeait vers eux. D’après l’expression du commerçant, cela n’était clairement pas habituel. Le garde l’apostropha :

- Eh ! toi là-bas ! Range-moi tout ça et dépêche-toi ! Je ne me répéterai pas !

Machinalement le camelot commença à s’exécuter. Nathanaël s’alarma, comment allait-il faire l’acquisition de la lampe qui, tout de même, l’intriguait bien ?

- Et la lampe ? lança-t-il.
- Oui ! oui ! prenez-la ! lui répondit-il agacé et pressé, sous le regard insistant du membre des forces de l’Empire.


Le ténébreux rangea donc la lampe dans son sac, heureux d’une acquisition si facile et surtout gratuite. À présent il devait savoir quoi faire pour les parchemins. Étrangement la jeune femme n’avait toujours pas dit un mot. La sentinelle s’approcha de Nathanaël.

- Tu m’as pas l’air de l’Empire toi, qu’est-ce que tu fais ici ?

Le ténébreux se sentit froissé d’être catalogué si facilement comme étranger. Certes il devait bien admettre que les ténébreux possédaient quelques caractères physiques bien à eux mais l’homme en armure ne paraissait pas réellement connaître l’existence de son espèce.

- En effet monsieur le garde, je viens des montagnes de la chaîne d’Argent du Pays d’Or. Chez moi pour devenir un homme, on doit parcourir le monde pour prouver qu’on est apte à subvenir aux besoins d’une famille.

L’explication était extrêmement raccourcie mais l’instinct de Nathanaël lui soufflait que l’homme devant lui n’était pas… comment dire… un modèle d’intelligence. De plus sur le fond, le ténébreux ne mentait pas en mentionnant le rite de passage de l’enfant à l’adulte.

- Et la femme, là, tu la connais ? continua le garde en désignant la demoiselle aux yeux rubis d’un mouvement de la tête.
- Moi je dis qu’ils se connaissent, et plutôt bien même ! intervint un autre garde qui les avait rejoints.
- T’as raison Moe ils ont la même couleur de cheveux et les mêmes yeux bizarres, ils doivent être de la même famille ! renchérit le premier.


Nathanaël était interloqué par un tel raisonnement, si tant est que l’on puisse appeler cela un raisonnement. Sa première impression sur le premier garde se trouvait plus que confirmée et a fortiori le dénommé Moe était frappé des mêmes maux que son collègue : le manque flagrant d’intelligence, la stigmatisation et, d’après leurs mouvements, la forte propension à l’agressivité.

- C’est-y pas aussi les deux voleurs de tout à l’heure ? poursuivit Moe.

Le vieux marchand ne faisait rien pour contredire les gardes, préférant de loin fermer sa boutique. Les deux idiots, sur le moment aucun terme ne parut plus adapté selon Nathanaël, mirent la main à l’épée.

- Vous allez nous suivre bien gentiment, décréta le collègue de Moe.

Dire que le ténébreux n’avait pas du tout envie de les suivre était un euphémisme. Il prévoyait déjà ce qu’il se passerait : un moment désagréable pour des accusations infondées. Une phrase qui avait apprise d’Eïvlen lui revint : « Quand le dialogue n’est pas possible et que le danger est proche, ne cherche pas la diplomatie mais mets-toi hors de danger. »

Nathanaël décida qu’il était temps d’appliquer cette règle. Deux solutions s’offraient à lui : se battre ou effectuer un repli stratégique. Il écarta rapidement la première option en raison de l’infériorité numérique et la discrétion : autant ne pas attirer l’attention s’il désirait rester dans la ville quelques temps. Fidèle à son choix il entreprit subitement de courir. Trop surpris les gardes ne réagirent pas immédiatement.

Malgré le bruit de ses pieds sur le sol, sa respiration et le capharnaüm engendré par sa supposée fuite et certainement confirmation de sa culpabilité pour les sentinelles, le ténébreux entendait distinctement d’autres pieds ainsi qu’une autre respiration juste derrière lui. Les enjambées étaient trop légères pour être ceux d’hommes en armes. D’un rapide regard il vit que la jeune femme, selon certaines sources absolument non fiables appartenant à sa famille, le suivait.

Après quelques rues et détours il repéra une espèce de remise. Il ralentit l’allure. D’un coup d’épaule il débloqua la porte et s’engouffra dans le bâtiment. La demoiselle y entra également et Nathanaël prit soin de re bloquer la porte en y plaçant une caisse derrière.
Maintenant restait un mystère et pas des moindres. Cela s’était passé alors qu’il courrait le long de l’étal qu’un maraîcher rangeait activement ; il avait voulu attraper un couteau.

*Par les neiges, pourquoi ai-je attrapé cet ananas au lieu du couteau qui se trouvait juste à côté ?!*

Spoiler:
 
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Ambre Bellamy
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MessageSujet: Re: De l'existence des lanternes magiques ... (pv Nath et Metis) [terminé]   Ven 24 Fév - 17:31

Recopier… les symboles ?! Etait-il fou ou connaissait-il la signification de ceux-ci ? Toujours tournée vers l'inconnu, elle observait le mouvement des gardes par-dessus son épaule, à travers un grand miroir crasseux faisant probablement partie du stock.

« Au risque de vous offenser, je ne préférerais pas.. »

Elle n'eut pas le temps de finir, l'approche des gardes lui ferma la bouche... Elle n'aimait pas du tout cela, ils avaient l'air d'une parfaite bande d'abrutis, totalement fermés à la discussion. Ah ! Elle enrageait sur place : elle aurait bien aimé disparaître mais l’individu indésirable avait toujours les cartes en main, et pas question de partir sans ! Au risque de passer pour une barbare elle hésita un instant à les lui arracher des mains et à partir en courant avant que la situation ne dégénère, mais cela l’aurait rendu plus que suspecte aux yeux des gardes.

Mais… Mais non ! Voilà qu’en plus il se mêlait de ce qui ne le regardait pas ! D’où sortait ce type ? Qu’il aille en geôle c’était son problème mais pas avec les cartes ! Au bord de l’explosion, Ambre retourna vers l’autre bout de l’étal, préférant garder ses distances pour le moment. Elle fixait un point inexistant de l’air, et arborait un air le plus indifférent possible, tout en surveillant ses parchemins du coin de l’œil. Si elle avait eu le don de se rendre invisible, elle l’aurait volontiers appliqué tandis que le garde entamait la discussion.

Elle était ravie d’être parvenue à se faire oublier, du moins à ce qu’il semblait, jusqu’à ce qu’un des gardes la désigne du menton… Elle soupira légèrement… Si on suivait la logique du garde, la plupart des personnes du troisième âge étaient aussi de sa famille, elle n’osa même pas imaginer l’arbre généalogique qu’il pouvait lui prêter. Elle avait commencé à reculer instinctivement avant que le mot « voleur » ne soit prononcé. Tâtonnant à l’aveuglette sur l’étal qui se trouvait juste derrière elle, elle finit par mettre la main sur quelque chose visiblement rempli de sable. Elle jeta un coup d’œil rapide derrière elle afin de vérifier. C’était un vieux sac entre-ouvert contenant effectivement une sorte de poudre fine, sans doute servait-il d’étalon pour une balance.

La fraction de seconde durant laquelle elle détourna son attention de la scène fut suffisante pour que l’inconnu décide de se mettre à courir. Aussi surprise que les gardes elle réagit au quart de tour quand ceux-ci voulurent le suivre. Le poing plein de sable, elle leur jeta le tout à la figure avant de rattraper l’homme aux cheveux argent QUI AVAIT TOUJOURS SES CARTES !

Si par hasard elle avait oublié pourquoi elle détestait porter des robes, le destin faisait tout pour le lui rappeler. Elle trébucha plusieurs fois en s’emmêlant les pieds dedans, puis exaspérée, fini par tirer un coup sec, raccourcissant le tissu d’une trentaine de centimètres, ce qui lui permettait de mieux bouger les jambes. Néanmoins, elle ne tiendrait pas longtemps à ce rythme-là et il n’était pas question d’avoir échappé à la Marine d’Achaladh pendant plus d’un an pour finir attrapée comme une vulgaire voleuse à la tire à Caerwyn... Et puis quoi encore ?!
Enfin, l’inconnu décida de cesser sa course et s’engouffra dans une sorte de remise apparemment abandonnée. Elle le suivit sans même prévenir, donnant pour seule explication quand il se tourna vers elle :


« Vous avez toujours mes cartes… »

Elle arborait un air calme et était à peine essoufflée. Elle constatait une fois de plus qu’elle avait d’étranges capacités de respiration. Elle jeta un regard désolé à son piteux accoutrement. Pas question de rester comme ça. Pas question non plus d’abandonner sans surveillance d’aussi précieux documents. Ni évidemment de se changer précisément là où elle se tenait debout. Pour une fois, elle misa sur l’honnêteté. Il n’avait vraiment pas l’air bien méchant après tout… Quoique le fruit qu’il tenait en main lui donnait un air légèrement dérangé qui ne mettait pas spécialement en confiance. Son regard s’attarda peut-être un peu trop sur l’ananas, la présence de ce fruit la dérangeait toujours mais il semblait qu’elle avait refoulé les souvenirs y étant liés. Non, impossible, elle ne refoulait jamais. Qu’importe, là n’était pas la question.

« Il faut que je me change. Je peux vous faire confiance pour ne pas disparaître pendant ce temps ? »

Malgré ces paroles, elle restait en travers de la porte, hésitant à libérer l’entrée. Elle finit pourtant par bouger. Une porte défoncée donnait sur une autre pièce, dans laquelle se trouvaient une sorte de vieil établi cassé. C’était suffisamment proche de la sortie pour qu’au moindre bruit louche elle puisse la rejoindre. Elle sortit ses vêtements habituels de son sac et ne traîna pas : en moins de deux minutes elle était changée et à nouveau à l’aise. Elle reparut immédiatement dans l’autre pièce et manqua de soupirer de soulagement en voyant que les parchemins et leur porteur (mais ça elle s’en moquait un peu) étaient toujours là. Elle marmonna une vague explication sur le changement radical de son habit.

« Ça doit être la pagaille dehors, mieux ne pas ressortir par ici, il doit y avoir une autre entrée… »





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Nathanaël Doe

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MessageSujet: Re: De l'existence des lanternes magiques ... (pv Nath et Metis) [terminé]   Sam 24 Mar - 19:16

Nathanaël acquiesça d’un mouvement de la tête quand la jeune femme lui dit qu’elle allait se changer. Apparemment il était plus difficile de courir en robe ou jupe qu’en pantalon. Apparemment car le ténébreux ne pouvait pas réellement en juger n’ayant jamais porté ce genre d’habits.

En attendant le retour de la jeune femme il s’assit sur une caisse et commença à regarder les parchemins. Il avait vraiment envie d’en recopier les symboles. Mais leur future propriétaire n’avait pas totalement répondu à la négative à sa précédente proposition. En fait elle n’avait pas répondu du tout. Cela équivalait-il à une autorisation ? Nathanaël décida arbitrairement et en accord avec lui-même que oui donc il sortit son carnet et de quoi écrire. En réalité ces réflexions lui prirent moins d’une minute. Il débuta donc son consciencieux travail de recopiage rapidement. Il venait de finir le premier parchemin lorsque la jeune femme revint. Etrangement elle ne vit ou ne comprit pas ce qu’il était en train de faire.

« Ça doit être la pagaille dehors, mieux ne pas ressortir par ici, il doit y avoir une autre entrée… » Constata-t-elle simplement.

Nathanaël lui répondit qu’elle avait raison. La jeune femme se détourna et se mit à regarder le mur à l’opposé du ténébreux pour trouver une autre issue. Elle se trouvait donc dos à lui et il en profita pour finir rapidement recopier le parchemin restant. Puis machinalement, sans s’en rendre compte, il rangea les précieux documents dans son sac avec son carnet, son écritoire et son ananas. Il sortit un couteau récupéré la veille sur un ivrogne qui l’avait agressé et sa dague. Il les glissa dans son pantalon au niveau de la ceinture et mit sa chemise par-dessus pour les dissimuler. Satisfait, il commença les recherches d’une nouvelle issue du côté du mur où il était adossé quelques minutes plus tôt.

Il scruta la surface plane consciencieusement puis passa au mur d’à côté puis le dernier mur de la pièce. Les recherches ne donnèrent rien. Il se souvint de la pièce où était allée se changer la demoiselle. Il s’y dirigea et continua les investigations. À environ deux mètres cinquante du sol, un rayon de soleil perçait. Nathanaël empila quelques caisses, monta sur cette pile de fortune et parvient au niveau de l’ouverture murale. S’il arrivait à l’élargir quelque peu, ils pourraient passer et sortir. Il s’attela à la tâche à l’aide de son poignard et petit à petit l’issue obtint un diamètre suffisant pour permettre une sortie. Il se retourna afin de prévenir sa compagne d’aventure de sa réussite et vit qu’elle l’observait.

*Depuis combien de temps me regarde-t-elle les bras croisés ? J’ai l’impression qu’elle me prend pour un fou…*

- J’ai trouvé une autre sortie, dit simplement le ténébreux.

Il descendit de sa pile.

- Après vous, proposa-t-il en désignant le passage nouvellement formé.

Nathanaël laissa la jeune femme monter sur la pile puis sortir avant de faire de même. Enfin dans la rue, déserte, il lui demanda son nom et se présenta. Ses politesses d’usage remplies bien qu’avec un peu de retard, le ténébreux entendit du bruit. Enfin plutôt des pas. Pour confirmer ses dires, moins de deux minutes plus tard, des gardes apparurent au bout de la rue. Deux choses le frappèrent. Premièrement ces gardes-là ne ressemblaient pas aux autres qui les poursuivaient de par leur tenue et leur allure. Deuxièmement c’étaient toutes des femmes. En poursuivant son observation il se rendit compte que ces femmes gardes escortaient quelqu’un. De ce quelqu’un la seule chose qu’il pouvait voir était une immense plume turquoise. Apparemment ce quelqu’un était une personne d’importance.

Nathanaël remarqua également la tension émanant d’Ambre Levasseur et ses yeux scrutant les alentours à la recherche de la moindre issue possible. Le ténébreux repéra aussi une maison et il se demanda comment elle pouvait encore tenir debout tellement elle paraissait vieille et tellement elle penchait. La réponse à sa question concernant cette maison lui fut bien vite donnée par la maison elle-même. En effet cette dernière choisit cet instant précis pour s’écrouler… D’un bond Nathanaël s’écarta mais visiblement pas assez car sa capuche resta coincée entre divers poutres, gravas et biens ayant meublés la demeure. La situation restait critique pour le ténébreux car son honorable capuche coincée tirait sur son manteau. En d’autres termes il était en train de se faire étrangler par son propre vêtement. Alors qu’il commençait à réellement suffoquer il se souvint de sa dague, placée au niveau de sa ceinture. Il attrapa l’objet de la main droite et tenta de couper le tissu meurtrier. N’ayant pas assez de prise il n’y parvint pas. C’est ainsi que dans un mouvement de torsion extrême méritant d’être mentionné il réussit se sauver de l’asphyxie tout en sacrifiant sa capuche. Tombant à quatre pattes, sa dague toujours à la main, il toussa et put enfin reprendre son souffle. Quand il fut remis après quelques minutes il leva les yeux et vit…
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Metis Adhbreith
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MessageSujet: Re: De l'existence des lanternes magiques ... (pv Nath et Metis) [terminé]   Mar 27 Mar - 9:45

Caerwyn, la capitale de son empire. Enfin, de l'empire de son frère. Joyaux de toutes les villes. Aucunes, aux yeux de Metis, ne pouvait rivaliser avec la blancheur de Caerwyn. Revenant tous juste des Montagnes d'Argent la jeune princesse avait décidé de faire un très léger détour avant de rentrer au palais. Voulant passer par le marché pour voir si de nouveaux articles intéressants avait été mis en vente. Elle ne fut pas déçu. Depuis son voyage dans les montagnes, un arrivage de nouveaux tissus, venu de contrer exotique, faisait fureur. Ni une ni deux, la jeune femme se jeta à l'assaut des boutiques, ce qui s'avère un peu problématique quand on chevauche un dragon. Consentant donc à descendre un moment, la jeune princesse se mit à déambuler dans les étales tout en achetant à tour de bras ces nouvelles tenus. Une dizaines de coiffes et de bijoux vinrent compléter sa collection déjà bien fournit au palais. Si elle continuait comme ça il lui faudrait construire une nouvelle penderie, bien plus grande que l'ancienne.

Son coup de coeur fut une pour un merveilleux ensemble rouge qui se composait d'un bustier, qui ne couvrait pas le ventre, et d'un pantalon taille basse brodés de perles d'or. Achetant la tenu plus le châle qui allait avec, Metis décida que cela serrait suffisant pour la journée. Remontant sur le dos de Souveraine, elle entreprit de regagner le palais. Cependant elle c'était enfoncée si loin dans le marché qu'il allait lui falloir passer par les petites ruelles avant de pouvoir regagner la route principale. Pas très emballée par cet itinéraire elle s'y résolut néanmoins. Ce chemin serait bien plus rapide que de devoir retraverser toute la place pleine de monde. Au devoir écraser tous le monde ne la dérangeait pas plus que cela, mais son frère ne manquerait pas alors de lui faire la leçon avant de lui présenter une nouvelle foule de prétendant.

Grimacent Metis se dirigea donc immédiatement vers la ruelle la plus proche, toujours sur le dos de Souveraine. Avec sa dragonne et ses gardes elle ne risquait rien, mais cette traversée ne sera pas non plus de tout repos. C'est dans ce genre d'endroit que l'on rencontre ceux qui sont les plus hostiles au pouvoir en place, et donc envers sa personne. Et même s'ils ne faisaient rien il n'était jamais très agréable de sentir leur regard haineux sur elle. Surtout que franchement, l'empire n'était pas un mauvais royaume. Il n'y avait pas de guerre, ni de famine et pas trop d'injustice. Bien sur il y avait de la pauvreté, mais ça il y en aurait toujours, on ne pouvait pas vraiment lutter contre. S'enfonçant donc dans les ruelles Metis restait sur ses gardes ainsi que ses compagnes, sur le qui vive et l'épée à la main.

Alors qu'elles arrivaient à un croisement une maison qui paraissait en piteuse état choisit ce moment pour s'effondrer. Heureusement encore assez loin de l'évènement la jeune femme ne se prit qu'un peu de poussière qui vient salir ses cheveux d'un vert d'eau et ses vêtements bleu canard. Grognant elle entreprit de s'épousseter avant de reprendre sa route. Cependant la maison la bloquait et il allait falloir la contourner. Alors qu'elle s'apprêtait à faire une détour elle aperçut une silhouette se débattant avec ce qui semblait être une cape. Cette dernière était coincée sous des gravas et étranglait l'infortuné. Heureusement pour lui il réussi à se libérer assez vite, avant de tanguer et de trébucher aux pieds de Souverain. Se penchant légèrement pour voir de qui il s'agissait, quelle ne fut pas la surprise de Metis quand elle vit un homme aux cheveux entièrement blanc et aux yeux sans pupilles. Il ne pouvait s'agir que d'un ténébreux, la pire espèce que cette terre n'ait jamais porté !

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MessageSujet: Re: De l'existence des lanternes magiques ... (pv Nath et Metis) [terminé]   Ven 6 Avr - 23:05

L'inconnu aux cheveux blancs avait visiblement trouvé une sortie. Enfin "trouvé"... C'était un bien grand mot, il l'avait plus fabriqué qu'autre chose, néanmoins tant qu'on pouvait attendre l'extérieur, ce n'était pas des détails du genre qui seraient capables d'arrêter les pensées d'Ambre. Elle s’engouffra dans la rue comme si elle n’avait pas vu le ciel depuis des semaines. Non pas qu’elle se soit sentie à l’étroit entre ces planches, mais elle ne voulait pas traîner dans les parages…
Une fois sortie, l’inconnu lui demanda son nom. Elle remarqua alors qu’elle-même n’avait pas songé un instant à connaître le sien.


« Ambre Levasseur, et vous ? »

Elle avait évidemment donné un faux nom, sous un ton très naturel néanmoins. « Bellamy » commençait peu à peu à être connu dans le milieu de la piraterie, et pas mal faisaient même le lien avec un autre de ses surnoms… A peine eut-il le temps de répondre et de faire quelques pas qu’un brouhaha se fit entendre à l’autre bout de la rue. Quoi ?! Ici aussi ?

Une troupe de gardes était en vue, quoique d’ici c’est plutôt une véritable armée, visiblement quelqu’un d’important approchait. Il ne fallut pas bien longtemps à Ambre pour deviner qui … Caerwyn, garde entièrement féminine, il y avait fort à parier que Metis Adhbreith était dans le coin. Elle se bénit d’avoir changé de costume, elle n’aurait pas supporté que celle-ci la voit en robe, même si Metis était au courant de ce léger détail qu’il lui importait tant à elle de cacher.
Son visage s’assombrit alors qu’elle songeait à la situation présente : elle était avec un quasi inconnu, à Caerwyn (ville qui avait tout pour lui déplaire : c’était le siège du pouvoir et il n’y avait pas d’accès océanique) et bientôt face à Metis Adhbreith sans aucun moyen de défense si elle ne disparaissait pas rapidement. D’ailleurs où était-il ? Il ne fallait pas qu’elle le perde des yeux, il avait toujours ses précieuses cartes ! Elle ne les avait d’ailleurs pas vues tout à l’heure, que diable en avait-il fait ?

Elle n’eut pas le temps d’y réfléchir longtemps, un fracas infernal la fit sursauter et revenir à une réalité plus … directe. Elle ne comprit pas tout de suite ce qu’il se passait, mais la poussière soulevée indiquait qu’un bâtiment s’était probablement écroulé. Elle ne voyait pas ce qu’il se passait à travers ce brouillard artificiel… Toussotant, elle avança à l’aveuglette jusqu’à ce que la fumée se dissipe. Elle avisa Nathanaël à quatre pattes par terre. Se demandant ce qu’il avait, elle voulut s’approcher pour voir, mais c’est seulement alors qu’elle remarqua que le temps de reprendre ses esprits avait permis aux gardes de les rejoindre. Elle ne s’était pas trompée, c’était bien Metis Adhbreith.

A présent, elle espérait que le voile de poussière serait long à tomber à terre. Hélas, le temps ne suspendit pas son vol pour elle et elle fut bientôt totalement à découvert, au milieu de la rue. Voyant que Nathanaël n’avait pas trop l’air de réagir à la présence d’un membre de la famille impériale, elle esquissa une révérence (en réalité elle fut si rapidement faite que c’en était clairement offensant, mais cela ne l’inquiéta pas outre mesure, l’Empire aurait sans doute bien plus que cela à lui reprocher…).

Un sourire légèrement moqueur s’était dessiné sur ses lèvres quand elle releva la tête, ce sourire si arrogant qu’elle utilisait comme couverture et comme arme. Elle se demandait si Metis allait la reconnaître, et dans ce cas, si elle allait l’ignorer, tenter de l’humilier ou au contraire, ne pas faire preuve d’antipathie. Elle n’avait pas spécialement envie de savoir la réponse mais la rue était bouchée et il n’était pas question de faire demi tour, fuyant ouvertement.
Elle s’approcha de Nathanaël, lui demandant si tout allait bien, tournant ostensiblement à moitié le dos à la princesse. Le regard que celle-ci avait jetée au désormais-plus-si-inconnu-puisqu’il-avait-un-nom ne lui avait pas échappé…

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MessageSujet: Re: De l'existence des lanternes magiques ... (pv Nath et Metis) [terminé]   Mar 24 Avr - 14:40

Enfin sauvé de l’asphyxie, il leva les yeux. Il ne vit d’abord que de la poussière. Quand le nuage retomba, sa rétine capta du vert d’eau et du bleu canard. Le vert d’eau pour des… cheveux. En cet instant Nathanaël pensa que les coutumes capillaires de ce pays étaient bien étranges pour lui. Quant au bleu canard, il correspondait à la couleur de luxueux vêtements. Dire que le regard que lui lançait la dame adepte de couleurs excentriques était méprisant relevait du plus doux de l’euphémisme. Nathanaël eut la nette impression que si cette importante personne pouvait l’éradiquer de la surface du monde rien qu’en le regardant et bien elle le ferait sans aucune hésitation et même avec joie. Il remarqua aussi qu’il devait se dévisser la tête afin de voir la dame qui les surplombait tous aisément. Baissant légèrement les yeux quelle ne fut pas sa surprise quand il aperçut un dragon.

*Un dragon ! Ils ont presque tous disparu ! Un vrai dragon ! C’est vraiment magnifique un dragon !Oh des vrais et magnifiques crocs aussi. Quoi ?!! Des grands, vrais, magnifiques et surtout très très acérés crocs !!! Euh… Vous êtes un gentil dragon pas vrai ? Gentil le dragon… Je suis ici en tout amitié, ne vous donnez pas la peine de m’attaquer… Je connais une salamandre vous savez. Elle s’appelle Eïlven. Une salamandre très bien, très sympathique, vraiment. Comment cela ne compte pas réellement dans les arguments visant à vous convaincre de ne pas m’attaquer ? Mais je vous assure que je ne suis un être pacifique. Sans oublier que…*

Non le ténébreux n’avait pas peur. Un ténébreux qui serait mort de peur, non mais quel comble ! Nathanaël réagissait juste de manière instinctive face à un des plus grands prédateurs qui soient dans un endroit qui lui était globalement inconnu et en compagnie de personnes dont il ne connaissait pas les réactions. Pour faire court il paniquait légèrement, la réduction de son espérance de vie ne faisant pas partie de ses projets actuels.
Il fut tiré de son monologue paniquo-émerveillé par Ambre Levasseur qui lui demanda s’il allait bien. Ce faisant elle tournait à moitié le dos à la cavalière de dragons.

*D’ailleurs c’est peut-être une dragonne ! Oh non ! quelle méprise si c’est le cas ! Je vais passer pour un rustre abruti et irrespectueux.*

Le jeune ténébreux pensait comme nombre de gens que les dragons avaient hérité de leurs ancêtres des capacités télépathiques et cela expliquait pourquoi lorsqu’il pensait à l’animal il semblait s’adresser directement à lui.

Cependant il répondit à Ambre, lui signifiant que ça pouvait aller au vu des circonstances. La sollicitude de la jeune femme étonna un peu Nathanaël. Il avait dans l’idée que sa compagne de péripéties n’avait pas vraiment beaucoup de considération pour lui et n’était pas du genre à s’inquiéter pour les autres. Enfin peut-être se trompait-il. Cela relevait de la simple impression et Ambre n’était possiblement pas démonstrative dans ses émotions, tout simplement. Néanmoins ça commençait à faire beaucoup d’impressions de gens plutôt inamicaux alors que le ténébreux était loin d’être paranoïaque, bien au contraire.

Il répondit à Ambre d’une voix rendue rauque et cassée par la poussière et son mi- étranglement.

- Ça va maintenant, je vous remercie.

Il toussa un peu lorsqu’il parla, essuya ses yeux larmoyants puis lui posa à son tour une question :

- Qui est la dame chevauchant le dragon ? Elle semble être importante, surtout avec cette garde rapprochée…

Quand Nathanaël apprit qu’il ne s’agissait ni plus ni moins de MetisAdhbreith, seconde héritière de la couronne de l’Empire, il crut qu’il allait mourir une seconde fois mais d’apoplexie cette fois.

*Ah non ! Réchapper de la mort deux fois en moins de dix minutes, ça commence à faire beaucoup !*

Il venait peut-être des lointaines montagnes mais il savait quelques règles protocolaires élémentaires de tous les pays : l’avantage d’être élevé au milieu de personnes venant de tous horizons. Il se releva donc pour faire une révérence. Cependant il n’avait pas pris en compte une donnée, à savoir le fait que sa chute, celle de toutes sortes d’éléments appartenant à feu la maison ainsi que son précédent manque d’air avaient laissé des traces. En l’occurrence les jambes du ténébreux étaient comme constituées de coton ce dont Nathanaël se rendit compte lorsque, à peine debout, ses jambes ne le soutinrent pas et qu’il s’écroula lamentablement sur le sol.

*Aïe !*

En fait ce « Aïe » recouvrait plusieurs réalités. La première était la réalité physique, le ténébreux avait eu un peu mal en tombant. La seconde était la réalité de la situation. Nathanaël était allongé par terre. Nathanaël était allongé par terre au milieu des ruines d’une maison qui a failli s’écrouler sur lui. En face de lui se trouvait une demoiselle dont il n’arrive pas à déterminer si elle lui est amicale ou non. Derrière elle se tient la princesse MetisAdhbreith qui paraissait lui être hostile. Sachant que la dite princesse possédait sous ses ordres une garde rapprochée dont les capacités au combat semblaient être reconnues et un dragon.

*La situation pourrait être pire. Le dragon ou la dragonne pourrait être hors de contrôle et agresser tout le monde et là il ou elle s’avère être dressée. Mais s’il ou si elle est bien dressée, il ou elle peut attaquer sur un simple ordre. En fait je ne sais pas ce qui est le mieux…*

Si le proverbe affirme que « Quand on parle du loup, on en voit la queue », une maxime disant « Quand on parle du dragon, le voilà qui réagit » aurait été tout à fait appropriée. L’animal s’agita, bougea la tête, la remua.

*NOOON !!! Honorable dragon ou dragonne, je vous en prie, ne crachez pas de feu !!! Ou du moins, pas tant que je serais en plein dans la trajectoire du jet de flammes !*
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MessageSujet: Re: De l'existence des lanternes magiques ... (pv Nath et Metis) [terminé]   Mar 22 Mai - 22:35

La vie est faite de probabilité plus ou moins réaliste. Il est par exemple tout a fait probable que vous croisiez un cheval, voir deux dans votre journée alors que vous verrez beaucoup moins souvent un dragon. Cela reste cependant possible. Ces probabilités sont en elles mêmes réalisables et pas si folle que cela, néanmoins la combinaison des probabilités rend parfois les choses beaucoup plus extraordinaire. Par exemple, quelles sont les chances de : voir une maison s'effondrer, de rencontrer un ténébreux (normalement assez rare hors de leurs montagnes) qui réchappe miraculeusement de cette même maison et pour finir un prince des pirates ? La combinaison des trois est en effet très peu probable, et pourtant, c'est exactement ce qu'est entrain de vivre Metis Adhbreith, du haut de son dragon. Autant de coïncidence au même moment, cela relèverait presque d'un quelconque miracle.

En parlant de prince, Métis au premier abords ne l'avait même pas vu, trop occupé à ce qu'une maison ne lui tombe pas sur la tête. Néanmoins, une fois remise de ses esprits, elle eu tout le loisir d'apprécier le caractère effronté de cette femme peu commune. Reconnaissable aisément avec ses longs cheveux blanc, la petite impératrice n'était pas prête d'oublier sa rencontre avec cette albinos. Tout d'abords elle ne risquait pas de l'oublier à cause de la peur qu'elle avait eu se jour là. En effet, séparée de sa garde elle s'était retrouvée seule dans une ruelle avec un homme inconnus. Fort heureusement cet homme était en réalité une femme. Cette simple découverte, propre à ébranler tout un petit monde : celui de la piraterie, faisait de Bellamy un être que Métis n'était pas prête d'oublier. De plus, suite à cette rencontre Métis avait demandé au réseau d'espion du palais de lui faire parvenir la moindre information qui puisse exister sur le nom de Bellamy. Peu de temps après, alors que la jeune femme ne pensait plus du tout à cette affaire, un dossier lui était parvenus. Il y a quelques années de cela une femme du nom de Melinda Bellamy avait réussis à se faire un certain nom dans les affaires et parmi la noblesse, malgré le fait qu'elle même ne soit pas noble. Néanmoins assez discrète sur sa vie, peu d'autres informations étaient disponible, sinon qu'elle ait pu avoir quelques relations d'un type inconnu avec la famille Mortelune.

Il s'agissait là de bien faible données, mais cela suffirait pour le moment. Pour la suite Métis faisait confiance à ses espions pour aller plus loin si jamais elle leur demandait. Mais pour le moment le problème de savoir qu'elle était le lien entre Melinda Bellamy et cette pirate Bellamy importait peu. Non, seule le fait de rentrer au palais était important. Et si possible en évitant le ténébreux qu'elle pouvait à peine supporter. Les ténébreux étaient la pire espèce qui puisse exister sur ces terres. Ces créatures immondes qui kidnappaient leur femmes pour les obliger à se reproduire avec eux, et engendrer d'autres ténébreux. Cette façon de traiter les femmes comme des poules pondeuses horrifiant Métis qui n'avait alors qu'une envie, les voir disparaitre. C'est pourquoi quand Souveraine se mit à remuer sans explication, la petite impératrice eu presque envie que se soit pour cracher du feu, et de ce fait carboniser l'homme qui se trouvait devant elle. Malheureusement seule un éternuement sonore suivit cette agitation, remuant une quantité phénoménal de poussière qui retombe néanmoins rapidement.

Une fois que la dragonne fut calmée, Métis peu regarder plus en détails la scène qui lui faisait face. Devant elle le ténébreux se relevait tant bien que mal tandis que le prince lui tournait ostensiblement le dos. Légèrement agacée d'être traitée comme une simple passante, la jeune femme s'éclaircit la gorge pour prendre la parole et s'adressa à la garde qui se trouvait à ses côtés.


"Vérifiez que personne ne soit blessés avant de faire évacuer la voie, par la suite vous enverrez un message au palais pour faire déblayer la rue. En passant vous transmettrez un message pour moi au jeune homme aux cheveux blancs juste devant nous. Ce sera tout"

Une fois les ordres transmis les femmes aux services de Metis commencèrent à écarter la population du chemin pour que la princesse puisse passer en sécurité. Une fois cela fait la jeune femme s'éloigna du lieu de l'accident un sourire aux lèvres, en direction du palais.
Pendant ce temps là, une des gardes de Métis s'approcha des deux hommes aux cheveux blancs, puis se tournant vers le prince elle délivra son message.


"Sa majesté la princesse Métis Adhbreith vous fait savoir qu'elle attend toujours les cadeaux promis en retour du service constant qu'elle vous rend chaque jours."

Et sur ses mots énigmatiques la garde disparus, ainsi que tout ce qui restait de l'escorte de la princesse.

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MessageSujet: Re: De l'existence des lanternes magiques ... (pv Nath et Metis) [terminé]   Mar 17 Juil - 21:53

Le pauvre Nathanaël n'avait pas bien l'air remis de sa chute. Il arborait un air mi-inquiet, mi-perdu, et fixait en silence l'animal se trouvant devant lui. Ambre ne se formalisait pas trop de la présence du dragon. La bête était pour elle liée à l'Empire et donc une simple conséquence de la présence de Metis Adhbreith dans cette rue. Elle n'appréciait d'ailleurs pas les mauvaises plaisanteries de la fortune et aurait souhaité de ton son cœur éviter cette rencontre, mais puisqu'elle en était là...
Elle fit deux pas sur le côté, afin de laisser le champ libre à la princesse. Malheureusement, Nathanaël ne semblait pas être aussi zélé puisqu'il s'écroula à nouveaux devant le cortège impérial (oui cela en avait l'allure, même s'il s'agissait probablement d'une simple promenade).

Ambre dut retenir un sursaut quand la dragonne éternua. Cela n’avait rien de rassurant et avait en outre soulevé à nouveau plusieurs kilogrammes de poussière. Tandis qu’elle se frottait les yeux, Nathanaël se releva tant bien que mal. Il affichait une mine éberluée. Cela se comprenait, se prendre une maison sur la tête, manquer de paraître impoli à un membre de la famille impériale et d’être rôti par un dragon était plutôt éprouvant mais Ambre n’était pas d’humeur empathique et le manque de réaction de son « camarade » l’agaçait.

Quand il fut relevé, la rue était déjà dégagée et son altesse la princesse impériale Metis Adhbreith s’éloignait déjà. Elle n’en avait que faire : elle n’avait pas été arrêtée, voilà la seule information qui comptait pour le moment. La seconde était que Nathanaël avait toujours les cartes…

Alors qu’Ambre s’apprêtait à proposer à l’individu perturbé de tourner les talons, une garde s’approcha d’elle… Qu’avait-elle fait ? Etait-ce un ordre de dernière minute ? De toute façon elle pouvait très bien s’en sortir face à une seule garde... Mais les cartes ? Elle ne pouvait tout de même pas renoncer à cela… Elle respira longuement pour se calmer. Pourquoi imaginait-elle systématiquement le pire ? C’était parfaitement illogique, paradoxal : tête-brulée paranoïaque, le bel oxymore. Elle retint un long soupir après les paroles de la garde. C’était simplement cela. Des cadeaux ?! Metis Adhbreith était donc sérieuse sur ce coup là ?
Eh bien l’Empire ne manquait pas d’air, puisqu’il n’y avait aucune illusion sur la manière dont elle pourrait se procurer lesdits cadeaux si cela lui passait par l’esprit. Oh puis... Une fois les cartes en sa possession, il se pourrait bien qu’elle trouve quelque chose après tout.


Elle se tourna vers Nathanaël Doe, un sourire tordu sur le visage.

« Vous ne vous en êtes pas si mal sorti pour une première rencontre si catastrophique avec un membre de la famille impériale. »

C’est vrai, elle avait vu pire. Sa rencontre avec Metis Adhbreith aurait pu par exemple très mal tourner… D’ailleurs Ambre peinait à comprendre pourquoi celle-ci gardait son secret. Etait-elle une sorte de bouffon qui amusait la princesse ? L’idée ne lui plaisait guère, mais si c’était le prix à payer pour conserver sa tranquillité, elle acceptait cela volontiers.

« Ah propos, les cartes que vous avez, vous savez, elles sont extrêmement précieuses, j’aimerai beaucoup les récupérer… »

Si le concept ne la dérangeait pas autant, elle aurait presque pu dire que son ton était innocent. Elle espérait que Nathanaël accepterait facilement de lui rendre les cartes, elle n’avait aucune envie d’utiliser d’autres moyens que la parole aujourd’hui. Ces derniers jours avaient été trop éprouvants pour cela.

Fort heureusement, l’inconnu-connu n’avait pas l’air opposé à l’idée et il se mit à fouiller dans son sac pour y retrouver les cartes. Ambre tâchait de ne pas trop regarder, c’était ses affaires après tout, mais elle ne put s’empêcher de se demander pourquoi il avait toujours cet ananas dans son sac…
Nathanaël finit néanmoins par trouver les cartes et par lui tendre. Elle sourit de toutes ses dents (ce qui n’était pas forcément rassurant) en le remerciant et s’empressa de mettre les précieux documents dans son propre sac. Elle salua sobrement avant de disparaître dans une rue parallèle.



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MessageSujet: Re: De l'existence des lanternes magiques ... (pv Nath et Metis) [terminé]   Sam 28 Juil - 23:34

Un éternuement. Le dragon –ou la dragonne – n’avait fait qu’éternuer. Remerciant intérieurement Kahla de ne pas venir le chercher tout de suite, Nathanaël laissa échapper un soupir de soulagement. Toujours à terre, il releva néanmoins la tête pour voir ce qu’il se passait. Il vit vaguement les lèvres de la princesse remuer mais le sens de ses paroles lui échappa. Il se remit péniblement debout, ses jambes toujours quelque peu engourdies. Le ténébreux secoua ses vêtements couverts de poussière. Ensuite il s’essuya tant bien que mal les yeux avec le bout de tissu le plus propre possible, la poussière lui piquant les yeux. Ainsi il put constater que la rue était à présent dégagée grâce au travail efficace des gardes. Observant les personnes autour de lui, il aperçut la silhouette de Metis Adhbreith s’éloigner toujours juchée sur son dragon ou sa dragonne.
Il esquissa un mouvement pour rejoindre Ambre mais une garde se dirigea vers elle.

*Avait-elle fait quelque chose de mal ?*

Cela étonnait Nathanaël. Vu la situation il imaginait plutôt que la garde se dirige vers lui. C’était ce qui semblait le plus logique. Un ténébreux semblait plus à même de déroger aux règles qui lui seraient inconnues qu’un sujet de l’Empire. À moins qu’au contraire il y ait une plus grande tolérance envers les étrangers du fait que ne connaissant pas les règles ils ne peuvent alors les respecter comme il se doit.
De l’endroit où il se trouvait, il fut assez proche pour entendre les propos de la garde.

"Sa majesté la princesse Métis Adhbreith vous fait savoir qu'elle attend toujours les cadeaux promis en retour du service constant qu'elle vous rend chaque jours."


Apparemment les relations entre Ambre et la princesse étaient plus complexes qu’il n’y paraissait. De quel service pouvait-il bien s’agir ? Voilà une interrogation que, il le sentait, resterait sans réponse longtemps.
La garde partie, sa compagne d’infortune se tourna vers lui, ses lèvres formant un sourire tordu, lui déclarant :

« Vous ne vous en êtes pas si mal sorti pour une première rencontre si catastrophique avec un membre de la famille impériale. »


Nathanaël fut partagé entre soulagement et contrariété. Soulagement d’avoir réussi à s’en sortir « pas si mal » et contrariété due à la « première rencontre si catastrophique ». Repensant au reste de la journée le ténébreux décida que comparativement il ne retiendrait que l’élément positif de cette rencontre.
Ambre ajouta ensuite :

« À propos, les cartes que vous avez, vous savez, elles sont extrêmement précieuses, j’aimerais beaucoup les récupérer… »

Les cartes !!! Il les avait complètement oubliées ! Pourtant elles étaient le principal enjeu de toute cette histoire. C’est fou comme frôler la mort fait oublier certains faits essentiels.

Il voulait lui rendre ces cartes. Il comprenait son objectif. Reconstituer la bibliothèque de son ancêtre. Une chose qu’il ne pourra jamais faire puisqu’il ne savait même pas qui étaient ses parents. Un éclair de tristesse, extrêmement fugace, passa dans son regard. Il préféra ne plus penser à ce sujet et pour ce faire il commença à chercher dans son sac. Afin d’éviter les vols il avait mis un objet dont la surface emplissait toute la largeur de son sac, sorte de couverture protectrice du reste de ses affaires. En l’occurrence le mot objet était inadapté et l’appellation aliment convenait bien mieux pour cet ananas à la lourde tâche.

Au bout de quelques minutes il trouva les cartes et les tendit à Ambre. Elle les prit et lui sourit, d’un sourire révélant toutes ses dents, ce que Nathanaël qualifierait d’inquiétant pour la plupart des mortels. Mais pas lui. Sauf que quand certaines femmes des villages se livrent des querelles sans merci mais tout en sourires, que les acheteurs des fleurs des glaces ne sont pas tous très honnêtes mais veulent le paraître à l’aide de grands sourires, que l’on grandit dans une montagne où se réfugient certains meurtriers pour échapper à toutes sortes de représailles, que l’on a été élevé parmi des ténébreux et que de surcroît l’on en est un soit même, cela donne une certaine immunité face aux sourires allant de faussement aimables à vraiment effrayants.

Ambre le salua ensuite de manière sobre avant partir, presque disparaître, dans une rue parallèle. Le soleil brillant encore pour une heure ou deux, Nathanaël décida de continuer à se promener dans les rues de Caerwyn avant de partir en quête d’une chambre pour la nuit avec dans l’idéal de quoi se laver pour éliminer toute trace de poussière.

RP TERMINE (enfin).
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MessageSujet: Re: De l'existence des lanternes magiques ... (pv Nath et Metis) [terminé]   

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